Le racisme antiblanc des noirs et des arabes "c'est pas pareil, ils ne maîtrisent pas le langage". Ben voyons...

Publié le 15 Novembre 2012

Lu sur Le Monde, par Stéphane Beaud, sociologue et Gérard Noiriel, historien.

Le 26 octobre, pour la première fois dans une affaire de ce type, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) s’est portée partie civile contre un prévenu accusé de violences avec la circonstance aggravante de « racisme », au motif qu’il a insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français ». Invité à commenter cette initiative ahurissante, le coprésident du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Pierre Mairat, l’a cautionnée en affirmant que la « vraie question » était de savoir si on nie « le racisme anti-Blanc », ou si on le « constate » et « l’analyse » (Le Monde du 27 octobre).

Le « racisme anti-Blanc », slogan lancé comme on le sait par le Front national (FN) dans les années 1980, repris ensuite par la droite « décomplexée », est donc en passe d’être validé par des associations antiracistes !

Et pourquoi donc ne le serait-il pas sous prétexte qu'il a été constaté par le FN et admit par les autres partis de droite bien frileux encore! Par quel épouvantable réaction malhonnête, des intellectuels s'interdisent de dire une réalité sous prétexte qu'elle ne leur convient pas! ce sont de grands malades c'est une évidence!

Si le FN peut revendiquer la paternité de la formule « racisme anti-Blanc », il n’a pas inventé la rhétorique qui la sous-tend. Celle-ci a été forgée au début de la IIIe République. Elle a servi au départ à alimenter l’antisémitisme. Toute l’argumentation raciste d’Edouard Drumont dans la France juive (1886) repose sur l’inversion des rapports de domination entre majorité (« nous, Français ») et minorité (« eux, les juifs »). Pour Drumont, les juifs ne sont pas des victimes mais des agresseurs. Ses « preuves », il les trouve dans les faits divers colportés par la presse mettant en cause des juifs.

Donc parce que sous la troisième république l'antisémitisme était virulent comme le racisme tout court d'ailleurs y compris par des socialistes, il est devenu impossible sous la cinquième de constater le racisme anti blanc bien réel. C'est de la pure dialectique qui consiste à "mélanger" pour effacer ou enfumer l'adversaire ou les lecteurs.

C’est aussi dans les écrits de Drumont que l’on trouve un autre argument repris par ceux qui dénoncent le racisme anti-Blanc. Les Français victimes de ces violences n’osent pas se plaindre parce qu’ils ont peur. Au lieu de nier la réalité, comme le font les intellectuels cosmopolites, il faut avoir le courage de l’affronter. Le moment est venu de briser un tabou.

Ce type de discours a été d’emblée populaire (La France juive s’est vendue à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires). C’est pourquoi il a été repris par la suite, pour stigmatiser les Tziganes, les immigrés et les indigènes de l’empire colonial.

Nous sommes en plein amalgame qui consiste à noyer un requin! C'est une figure classique de dialectique utilisée par les communistes avant guerre. Il serait temps que ces pseudos intellectuel révisent leurs disque durs.

Tout au long du XXe siècle, les associations de défense des droits de l’homme ont combattu cette propagande en affirmant que la lutte contre le racisme était avant tout un combat politique dont la finalité consistait à défendre les droits des minorités. Le fait qu’un Français puisse être insulté (ou agressé) par un individu issu d’une minorité discriminée est condamnable, mais pas au nom des principes qui sous-tendent le combat antiraciste. (…)

En clair on ne doit pas mettre au même niveau les actes racistes! Ne serait-ce pas là aussi une forme de racisme déguisé au minimum un refus d'égalité devant la justice ce qui serait contraire au principe républicain?

La racialisation du discours public contribue ainsi à l’enfermement identitaire de la fraction déshéritée de la jeunesse populaire (sic). Privés de toute possibilité de diversifier leurs appartenances et leurs affiliations, ces jeunes intériorisent un vocabulaire racial qu’ils n’ont pas inventé, mais dans lequel ils se reconnaissent, ce qui explique qu’ils puissent se représenter le monde social de manière binaire et ethnicisée : le « nous » (de la cité, des jeunes Noirs ou Arabes, des exclus, mais aussi de plus en plus, semble-t-il, « nous, les musulmans ») versus le « eux » (des bourgeois, des Céfrans, des Gaulois, des Blancs, ou des athées, etc.).

Argumentaire qui justifie donc la politique de l'excuse! je suis noir, arabe et je peux donc pratiquer un racisme anti blanc puisque je suis "privés de toute possibilités de diversifier mon appartenance"! Un peu facile! Quid du Breton parisien?

En s’engageant dans des procès contre le « racisme anti-Blanc », le mouvement associatif ne fera que renforcer ces clivages. Il alimentera aussi le sentiment d’injustice des jeunes qui se sentent humiliés par ceux qui maîtrisent le langage permettant d’échapper aux accusations de « racisme ».

Là c'est un comble, l'inculture scolaire justifiant le racisme antiblanc! devons-nous porter plainte contre les parents ou l'éducation nationale? 

On comprend que les politiciens de la droite décomplexée, qui défendent les classes privilégiées, aient intérêt à faire croire à l’opinion que le « racisme anti-Blanc » est le principal problème de la société française. Mais en s’engageant dans cette voie, les associations antiracistes risquent fort de scier la branche sur laquelle elles sont assises.

On comprend surtout que le Monde fût autrefois un grand journal! C'était il y a longtemps...

Suite et source : Le Monde

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Yves IMBERT 17/11/2012 20:12


Quand on écrit sur le monde on ne peut qu'être un crétin décébré par 70 ans de marxisme et 30 ans d'islamo-marxisme

L'EN SAIGNANT 17/11/2012 17:33


Oh OUI , il ya longtemps, TRÈS LONGTEMPS. Comme disait ma Grand Mère, une Cauchoise bretonnante .... "Tous des FLACULS" (je n'en saisis nullement l'orthographe car jamais vu écrit) quant à sa
signification c'est merveilleux ...: des gens qui marchent ou plutôt "rampent" en se traînant sur le Cul au raz du sol ..!. Comme d'autre diraient sur le plan intellectuel "ça vole au raz des
pâquerettes" .... Cela, j'en conviens, demande un sérieux développement, une sérieuse analyse .!