Le Ramadan: la fête aux gaspillages de nourriture...

Publié le 7 Juillet 2014

Un article qui peut nous faire sourire. S'il n'y avait qu'en Algérie que le ramadan avait un coût. Il suffit de se pencher sur les "arrêt de maladie" pour fatigue. Les entreprises française font face à des employés qui font de l'absenteisme pour raison de fatigue. Elle tournent au ralenti et font avec dans le plus grand silence du Médef. Entres les grèves de syndicalistes et les refus de travailler pour faits religieux, la France va dans un gouffre ou fonce dans un mur... 

Gérard Brazon

Les algériens consacrent 60% de leur budget aux produits alimentaires durant le Ramadhan.

En ce début du mois sacré, le spectacle est désolant: les décharges publiques sont achalandées en produits alimentaires variant des baguettes de pain à la viande.

Pourquoi les Algériens changent-ils leurs habitudes alimentaires en période de Ramadhan? Ils adoptent tout un autre mode de vie durant ce mois sacré.

Quelle est la raison de ce changement? En fait, durant le Ramadhan, l'art culinaire prend toute sa place dans les foyers. On s'ingénue à concocter différents plats pour le plaisir du palais. Seulement, un plat sur deux préparés finissent dans les poubelles et cela pendant toute la période du Ramadhan.

Un phénomène qui se répète chaque année au point où il est devenu un sérieux problème social si bien que des campagnes médiatiques et même des prêches religieux dans les mosquées ont été déclinés pour sensibiliser les citoyens à une consommation raisonnable.

Mais le «massacre» continue et les poubelles ne désemplissent pas. En cette période, les citoyens déboursent sans compter pour les produits alimentaires. Selon El-Hadj Tahar Boulanouar, président de l'Union des commerçants et artisans(Ugcaa), «les Algériens consacrent 60% de leur budget dans les produits alimentaires durant le Ramadhan».

Un taux qui explique largement la fièvre acheteuse qui s'empare des citoyens durant le mois de Ramadhan. Rien que pour les premiers jours du Ramadhan, le porte-parole de l'Ugcaa fait remarquer qu'«il y a une forte demande sur les produits alimentaires». Un comportement qui n'est, d'ailleurs, pas étranger vu que c'est devenu une tradition chez les citoyens. Soit, mais le plus grave c'est le taux de gaspillage relevé durant ces premiers jours. Les chiffres sont hallucinants.
 

A en croire M. Boulanouar, sur les 10 millions de quintaux de fruits et légumes disponibles sur le marché algérien, «un million va être gaspillé à cause de l'absence d'une culture de consommation». La situation est encore plus grave quand on sait que les produits exposés aux gaspillages sont ceux subventionnés par l'Etat, avec à leur tête le pain.
Le même responsable a ajouté que sur les 40 millions de baguettes fabriquées par jour des 21.000 boulangeries qui existent au niveau national, 2 millions de baguettes sont gaspillées quotidiennement. Ce qui représente 60 millions de baguettes durant tout le mois de Ramadhan qui seront jetées à la poubelle. Alors que c'est un mois dit-on de piété, de méditation et d'abstinence, mais après la rupture du jeûne, c'est plutôt le mois de la fiesta et surtout du gaspillage.

Il suffit juste de faire une virée la nuit, en bas des bâtiments, pour constater les montagnes de poubelles qui se forment. M.Boulanouar, tient les citoyens pour responsables face à cette situation.

 

L'autre produit qui est largement consommé durant ce mois sacré est le lait. Il est particulièrement utilisé dans la préparation des désserts tels que les flans. Pour assurer le sachet de lait dans les magasins, les barons de l'importation, a révélé M.Boulenouar, sont allés jusqu'à «importer la poudre de lait périmée saisie par la douane algérienne, il y a de cela un mois».

 

Autre produit alimentaire qui n'échappe pas aussi à la mode du gaspillage, et qui n'est pourtant pas à la portée des petites bourses est la viande. Le secrétaire général de l'Ugcaa a souligné que les établissements en charge de la collecte des déchets tels que Netcom rapportent qu'il leur arrive souvent, de trouver de la nourriture non entamée tels que les yaourts et des boîtes de conserve comme la tomate et la confiture. Il n'y a pas que le pain, les fruits et légumes et la viande qui connaissent le sort du gaspillage, les gâteaux de soirée, à l'instar de «kalb elouz et la zlabia», finissent aussi à la poubelle.

 

La surconsommation injustifiée des produits alimentaires va augmenter encore cette année. C'est la seule explication qu'on pourra donner à l'Etat qui a importé 40.000 tonnes de viande congelée pour subvenir aux besoins de la population durant ce mois de Ramadhan.
Une quantité qui a doublé par rapport à l'année précédente avec 20.000 tonnes de viande congelée pour couvrir la forte demande de la population. Le phénomène de gaspillage est ancré dans le quotidien malgré les nombreuses associations et responsables qui ont lancé des appels pour rationaliser la consommation en ce mois de jeûne, mais en vain. D'année en année, le phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à devenir un cas social plutôt alarmant.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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lombard 25/07/2014 12:07


bonjour 


a si ils pouvaient tous crever d'indigestion.......

Gabriel 07/07/2014 19:59


Pivoine, "Il n'y a pas de spiritualité".


Pourquoi, c'est une religion ?


Pour ces ....... (je ne trouve pas de mot)  La Paix, l'Amour et la Tolérance pronés consitent à tuer, violer, lapider, égorger; même entre eux - sunites contre chiites, et bien sûr
les infidèles etc......boko aram - Al qaide - et maintenant retour au califat (frontière Iraq/Syrie

Pivoine 07/07/2014 19:14


Une honte ! Le ramerdan n'a vraiment rien à voir avec le jeûne pratiqué dans d'autres religions. Les chrétiens, hindous, chamanes, etc... ne s'adonnent pas à des orgies de nourriture, et donc ne
gaspillent pas. Ils en proftent pour méditer. Mais il est vrai qu'il n'y a aucune spiritualité dans l'islam !