Le rapport Ayrault-Hollande-Tuot ou l’inclusion dévoilée. par Etienne Dolet

Publié le 19 Décembre 2013

par Etienne Dolet pour Riposte-Laïque

De l’inclusion, que les consciencieux du social, gros et petits, sont convenus de baptiser concept, il est juste de dire que c’est « nouveau » ; en revanche, il n’est pas sûr que ce soit un concept, à moins de tenir pour concept n’importe quel slogan du commerce, comme « révolution des prix », « économiser en dépensant », « rebelle ou artiste (en 4G) », etc. Ce à quoi se reconnaissent les ersatz ou simulacres ou illusions de concepts, les concepts zombies en somme, c’est qu’ils signifient tout et son contraire, tout et n’importe quoi, tout et rien en même temps, blanc le matin, noir à midi, incolore le soir et que le lundi, ils sont tout à l’opposé de ce qu’ils étaient le dimanche. On peut donc y faire dire ce que l’on veut ou ce qui, le mardi à midi, peut réduire a quia la terrasse du Flore.

En apparence, l’inclusion est le contraire de l’exclusion, laquelle, depuis que Mme Aubry a fait voter sa grande loi de 1998 ou 1999, est bannie de France. L’exclusion étant hors-la-loi, l’inclusion est la loi, puisqu’elle est supposée en être l’antonyme parfait, comme dans les oppositions binaires des linguistes ou des staliniens : inclusion vs exclusion, la première étant un remède à la seconde et non pas un nouveau barrage contre le Pacifique. L’inclusion et l’exclusion sont mutuellement exclusives, dit-on, quand on est savantasse en sciences sociales, c’est-à-dire, en français intelligible, frères ignorantins ou gardiens du Grand Temple de l’Obscurantisme. Cette opposition illusoire est une opposition zombie. En latin, inclusio et exclusio, dérivés des verbesincludere et excludere, formés du préfixe in ou ex et du verbe claudere, ne sont pas des contraires, à la différence de ce que pourraient faire accroire les préfixes in (à l’intérieur, dans) et son antonyme ex (à l’extérieur). Includere signifie « enfermer » et inclusio « enfermement ». Le contraire serait « délivrer » ou « libérer » et « libération ». Orexcludere n’a pas ce sens émancipateur, mais signifie « ne pas laisser entrer », « ne pas recevoir chez soi », « laisser dehors », ce qui est tout à fait contraire aux leçons de moraline que nous assènent les caporaux de l’ordre nouveau, socialo gaucho écolo coco. Entre « être laissé dehors » et « être enfermé » (à double ou triple tour de clé, comme l’exige la règle de l’inclusion arabe : « el nissaa fil matbakh »), y a pas photo, comme on dit à la télévision. Chacun de nous préfèrera être laissé dehors (surtout si l’intérieur est peuplé de consciencieux du social, gros et petits) plutôt qu’être enfermé avec des fous, des socialos, des dingos, des barjots, des écolos, des débiles mentaux, des gauchos.

Ce qui révèle la véritable nature de l’inclusion, c’est la langue, son histoire, les grands dictionnaires. Les académiciens n’enregistrent le mot qu’à partir de la neuvième édition de leur dictionnaire. Longtemps, ils se sont fait une certaine idée de la France et ils n’ont pas voulu y associer l’enfermement ou quelque autre monstruosité. Littré n’a pas ces scrupules. Dans le Dictionnaire de la langue française (1863-77),inclusion est un « terme de tératologie », la tératologie, comme chacun sait, étant la science qui étudie les monstres. La monstruosité par inclusion est celle « dans laquelle un ou plusieurs organes d’un fœtus sont enfermés dans le corps d’un autre individu ». Ce sens tératologique appartient toujours à notre présent, comme l’attestent les dictionnaires et les rapports Matignon. Dans le Trésor de la Langue française (1971-94), c’est « la présence d’un corps étranger dans un ensemble homogène auquel il n’appartient pas ». Appliqué au grand projet Terra Nova Tuot PS écolo gouvernement Ayrault etc. dont le but ultime est de remplacer l’intégration par l’inclusion, l’assimilation étant déclarée impure, impie, satanique depuis 1981, ce « concept » nouveau consiste donc, je cite le dictionnaire publié par le CNRS, à mettre un corps étranger dans un ensemble homogène auquel ce corps étranger n’appartient pas. Le ventre d’où sort en reptations lentes la Bête immonde et nauséabonde, faut-il ajouter aujourd’hui, n’est pas fécond : il est de plus en plus fécond. Les affreux racistes croient dans la biologie, comme Ernst Haeckel, le fondateur de l’écologie ; les inclusionnistes des rapports Matignon aussi. Une épidémie, et les cas d’inclusion se multiplient : « Corpuscules extrêmement petits qui se rencontrent, à l’état normal, dans le cytoplasma de leucocytes neutrophiles ; leur nombre augmente sensiblement en présence de certaines maladies » (Trésor de la langue française). Dans quelque domaine que ce soit, l’inclusion est source de désordres, de calamités, de malheurs, de catastrophes (on comprend qu’Ayrault et Hollande s’en abreuvent) : « Petit élément hétérogène qui, enfermé dans un métal ou un alliage, peut en altérer les propriétés » (DAF). Une inclusion et le métal casse. En bref, l’inclusion dans le programme Tuot Ayrault socialo a une fonction : casser la France ou y injecter des corpuscules qui la feront mourir. Ce sont les dictionnaires qui établissent cela, et la langue française. C’est une excellente raison pour y substituer l’arabe, le bambara ou le soninké.

L’inclusion, en tant que « concept », est aussi un terme de linguiste. Elle se résume par le désormais célèbre « nous inclusif et solidaire ». Ah la belle chose que la science linguistique : elle est capable de transformer un ciron en mastodonte ! Nous est inclusif, quand il n’est pas « de majesté » ou quand il n’est pas « scientiste ». Louis XIV écrivait « nous » pour « je » : ce n’était pas un nous inclusif, puisque ce « nous » ne désignait personne d’autre que lui-même. De même, n’importe quel thésard croit malin de se désigner lui-même par « nous » pour faire accroire qu’il est objectif et que, sachant beaucoup de choses, il est impartial. Le nous inclusif, ce sont tous les autres emplois de nous. Quand Hollande dit : « Madame de Maintenant, Ayrault et moi, nous avons bu un verre chez Laurent », le nous qu’il emploie est inclusif (c’est je, elle et il, mais pas vous qui n’êtes pas de la fête !) et solidaire, puisque la note est payée par les citoyens, à la fin tribuables et au début aussi. Le nous est toujours « inclusif » et, quand il est employé par des rédacteurs de rapport et autres fonctionnaires de Terra Nova, il est aussi solidaire, au sens où ce sont les citoyens qui rémunèrent ces rapports. Ces enfoncements de portes ouvertes n’apprennent rien de ce nous inclusif et solidaire. Pour le dévoiler, il faut faire un détour par l’arabe, langue supérieure de plusieurs millions de coudées à toutes les langues qui existent, ont existé ou existeront dans le monde, puisque c’est la langue d’Allah en chair et en os. Nous, en arabe, c’est nahnou, ce qui doit faire une belle jambe aux locuteurs de bété dida B ! Nahnou est cependant célèbre : pas d’affolement, chez les quelques (et très rares) intellectuels critiques (oui, il doit y en avoir trois ou quatre) établis entre Rabat (au Maroc) et Samarcande (en Ouzbékistan) et qui, il y une trentaine d’années, se gaussaient du « nous » des rois, émirs, raïs, guides, chefs de partis et chefs d’Etat arabes, tous plus tyranniques les uns que les autres. Ceux-ci ne connaissaient pas le « je ». Ils ne disaient que « nous » – parfois « ils » pour parler des Juifs et des croisés. Leur « nous » incluait tous les sujets de ses Majestés, qui exigeaient en retour de ne pas voir une seule tête qui dépasse des rangs. C’était le nous inclusif et solidaire dont Ayrault Tuot Hollande la clique de Terra Nova les chiens de garde du socialistan, etc. veulent faire le nouvel horizon de la France du Grand Remplacement, de la France sans Français ou avec des Français réduits à l’état de zombies, une France à l’image de l’Arabie, du Qatar, de la Tunisie d’Ennahda, de la Turquie, du Pakistan…

Etienne Dolet

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Marie-claire Muller 19/12/2013 21:18


C EST A NOUS QUE REVIENT L IMMENSE PRIVILEGE DE SONNER LES CLOCHES A CES INUTILES QUI ONT JURE DE NOUS ANEANTIR!!!!!!!!!!!

Marie-claire Muller 19/12/2013 21:15


Les disciples de terra nova (comme Ayrault le mal nommé) ont fumé la moquette pour pondre des insanités pareilles!! faut dire qu'ils se sont volontairement entourés de crétins francophobes!!!LA
PREUVE:


« Ayrault "salue la grande qualité" du rapport
préconisant la valorisation de l'identité "arabo-orientale" de la France, la fin de l'intégration et le voile à l'école | Page
d'accueil


19/12/2013


Un des auteurs marocain du "rapport sur l'intégration" (salué par Ayrault) veut interdire de faire sonner les cloches


C 'est ce que nous apprend le Figaro aujourd'hui dans son article "Rapport sur
l'intégration: Matignon refuse d'assumer seul" page 11 :


"Ancien membre du Haut Conseil à l'Intégration, Khalid Magdani, sociologue, dans une tribune publiée
par Médiapart en mars 2011, se demandait comment "continuer à accepter sans réagir que les cloches (d'une cathédrales ndlr) sonnent tous les dimanches sans que rien ne soit fait
pour faire cesser cette intrusion sonore et ostentatoire de la religion dans l'espace publique"


Rappel: sur le site de Matignon Jean-Marc
Ayrault "salue la grande qualité de ce rapport" , qui constitue une déclaration de guerre à notre civilisation.


La Charia interdit en effet de faire sonner les cloches. Les traités de droit sunnite l'enseignent
explicitement (cf "Les Statuts Gouvernementaux" de El Mawerdi ou "La dépendance du voyageur" de Al Misri ). Ces ouvrages fondamentaux de charia se trouvent à l'Institut du Monde
Arabe.


Khalid Magdani a
défendu le rapport sur RTL


Sur sa fiche Viadeo il précise qu'il est du Maroc. Evidemment il n'a jamais dénoncé les
appels sonores du muezzin au Maroc, pays qui vient de  condamner à 30 mois de
prison un converti au Christ sans qu'il s'en inquiète non plus...


L'imam de Lens, Abderramak Janati a aussi été auditionné par les "experts" du
rapport sur l'intégration toujours en ligne sur le site de Matignon.


Obsevratoire de l'islamisation 19 décembre 2013.

marie-plume 19/12/2013 17:42


En un mot comme en cent, "ils"essaient de nous enfumer, mais la manoeuvre a échouée , et c'est de bon augure: nous resterons attentifs et sabrerons! leurs noirs desseins: vive mars et juin 2014!
Ils vont déchanter et ce sera justice !