Le Rapport (Rapport Perruchot) sur le financement des syndicats enfin lisible aprés avoir été interdit par le gouvernement.

Publié le 22 Février 2012

Ce qui est assez étonnant, c'est le comportement du gouvernement qui a, à la bouche, le mot démocratie mais qui ne cesse d'interdire au peuple français l'information pouvant servir à l'éclairer afin d'en faire un citoyen responsable et averti!

Ce n'est pas le but recherché par les gouvernements de droite comme de gauche qui ont toujours considéré et considèrent encore le peuple comme un enfant mineur et un peu attardé! Cela va du "il ne comprendra pas" à "il est trop con pour comprendre"!

Au fond l'idée c'est d'éviter d'entrer dans des explications ! J'ai quand même une question: pourquoi un gouvernement de droite impose une censure sur un rapport qui indique très clairement que les syndicats français vivent aux crochets des entreprises et des gouvernements sans oublier les collectivités locales?

Ces mêmes syndicats donneurs de leçons capables de briser une entreprise, de couler une industrie alors même qu'ils vivent de subventions municipales et autres! Regardez dans les comptes rendus des conseils municipaux, vous en  verrez quelques unes! Mais cela existe également à toutes les strates des différents pouvoirs généraux, régionaux et bien sûr nationaux!

Une droite aurait dû dénoncer ces subventions mais au contraire, elle planque le rapport qui les dénonce!

Comment après cela, ne pas se dire qu'ils se valent tous! Gauche/Droite, même combat de Coquins/Copains. C'est du "je te tire par la barbichette"! La France croule sous les dettes, les élites politiques vivent très bien, les dirigeants d'entreprise du CAC 40 gagnent prés d'un millions d'euros par mois et hier, j'ai vidé mon porte feuille pour donner à manger à une gamine de 17 ans foutue dehors par sa mère et qui vit dehors avec un gosse de six mois! Je n'arrive pas encore à m'en remettre! J'ai honte pour mon pays qui dépense des sommes énormes ailleurs, en Lybie ou en Grèce et pour d'autres également et qui laisse les plus fragiles! Ce n'est pas ma France.

Gérard Brazon

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Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d'enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd'hui dans son intégralité.

Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n'est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le "tombeur" de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d'une commission d'enquête. L'accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le "droit de tirage", qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d'une commission d'enquête pour rouvrir le débat. 

Consternant

Tous les groupes, UMP, socialistes, Verts, se cabrent. L'Élysée aussi rechigne à chatouiller les centrales syndicales à quelques mois de la présidentielle. Mais la commission est quand même mise en place. Le rapport est rédigé. Sur les trente membres de la commission, seuls neuf participent au vote. Deux centristes votent pour, trois socialistes contre et quatre élus UMP s'abstiennent. Le rapport Perruchot, puisqu'il n'a pas été adopté, ne sera pas publié, fait rarissime pour la Ve République.

Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n'est pas d'une lecture facile. Il ressort tout de même que :

- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, "tapent" dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation...).

- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l'État et des organismes paritaires.

- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.

Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l'État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit "grands" syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d'actionner d'autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d'entreprise des sociétés publiques).

Cliquez ici pour consulter la version intégrale du rapport Perruchot (sans les annexes consacrées aux auditions).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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