Le recteur de la mosquée de Nanterre jugé pour avoir détourné des dons de fidèles

Publié le 12 Mai 2012

Une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis et une amende de 75.000 euros ont été requises jeudi devant le tribunal correctionnel de Nanterre contre le recteur de la mosquée de la ville, soupçonné d'avoir détourné plus de 20.500 euros de dons de fidèles.

Imam NanterreL'homme est également poursuivi pour avoir encaissé, de 2006 à 2008, sur des comptes personnels, les chèques émis chaque mois par la mosquée de Paris pour la salle de prière pour un montant de 26.678 euros, mais aussi pour un blanchiment de fraude fiscale sur la même période évalué à 240.000 euros.

La décision sera rendue le 12 juin.

Dans son réquisitoire, la représentante du ministère public Sophie Lacote a relevé des "contradictions" dans les déclarations de l'imam, également président de l'Association islamique des religieux de Nanterre (AIRN).

"Peu rigoureux", il "disposait à titre personnel de la trésorerie de la mosquée", a estimé Mme Lacote, fustigeant son "incapacité à différencier ses finances personnelles et la cause qu'il sert".

Le prévenu a nié tout détournement, expliquant que ces 20.500 euros correspondaient au paiement de cours d'arabe et à du soutien psychologique auprès de 150 élèves. Une explication qui n'a pas convaincu le procureur, qui a qualifié ces détournements présumés de "récupération arbitraire des dons".

L'avocate de Mohamed Boudjedi a plaidé la relaxe pour "ce serviteur de l'islam", qui a "gardé toute la confiance des fidèles".

C'est la cellule gouvernementale de lutte anti-blanchiment Tracfin qui avait signalé fin mars 2008 au procureur de Nanterre l'existence d'opérations financières douteuses.

Une instruction mettant en cause le même homme a été ouverte à Paris sur des détournements présumés de plusieurs dizaines de milliers d'euros suite à une plainte déposée par l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche (Epasa), chargé d'aménager une partie du territoire de Nanterre.

Les travaux de construction de la mosquée Emir-Abdelkader, lancés en 2009, avaient été interrompus en juin 2010 en raison de détournements de fonds publics présumés par Novolis, l'entreprise chargée d'édifier le lieu de culte pour le compte de l'Association islamique des religieux de Nanterre.

AFP  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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Marie-claire Muller 12/05/2012 14:17


Bravo et combien encore s'enrichissent sur le dos des gogos?En Australie également ça s'est passé!!Combien d'imams en France???Combirn rapportent les taxes sur la viande halal aux barbus et au
terrorisme?On est vraiment naïfs!!!


 


 


 


 


 

jpb 12/05/2012 13:00


Recteur sonne avec rectum

jpb 12/05/2012 12:59


enfin une trés bonne nouvelle,que je me fais un réel plaisir de relayer ,le panier du ps est assez grand pour contenir tout ses amis,il a fait que adapter la conduite de ses amis.

mika 12/05/2012 12:59


RECTEUR vient du mot latin RECTUS qui veut dire "droit" et ce recteur là serait plutôt tordu...pardon "différent" dirons-nous pour ne stigmatiser personne.