Le retour du communisme ? par Michel de Poncins

Publié le 27 Avril 2012


Michel de Poncins
L’irruption de Jean-Luc Mélenchon, fort de ses talents et de la richesse que lui donne son statut de député européen, se produit sur fond de drapeaux rouges et de poings levés. Il ne se présente pas directement comme une émanation du PCF ; il est clair, toutefois, qu’il n’est qu’un faux nez. Son programme officiel est un méli-mélo surprenant où la chasse aux riches se trouve en filigrane à toutes les lignes. Le PCF espère bien, suite à son élan, en profiter lors des législatives.
Le résultat final de l’élection présidentielle est inconnu à la date où ces lignes sont écrites. L’hypothèse de ministres communistes dans un gouvernement français n’est pas exclue. Ce ne serait, certes, pas la première fois. Le déserteur Thorez y figura. Sous Mitterrand aussi il y en eût. Le seul « progrès », bien mince, est que, depuis la chute du mur, la direction centrale n’existe plus. L’idéologie demeure néanmoins présente plus que jamais malgré son lourd passé de ruines et de massacres.
Le communisme, en effet, n’est mort qu’en apparence. La Corée du Nord et Cuba sont des sanctuaires. Dans les pays prétendument libérés de l’Europe de l’Est les peuples abasourdis voient leurs anciens bourreaux se prétendre repentis et se saisir par la force des biens de l’État. En Chine, le parti a eu l’adresse de libérer l’économie pour donner du pain et des jeux aux victimes de l’horreur. Cela n’empêche pas le parti de régner d’une main de fer, bien que peu visible, sur toute la société. Dans pratiquement tous les pays, l’idéologie meurtrière imprègne de larges couches des médias et de l’opinion.
UN PEU D’HISTOIRE
Le communisme s’est manifesté d’abord en Russie où d’une étrange façon il avait trouvé un terrain d’élection avant de s’étendre comme une marée noire dans le monde entier. Il a tué par la faim des millions de gens en Ukraine ou par les armes ailleurs. Au Cambodge, avec Pol Pot et ses complices, une immense partie de la population fut décimée dans d’atroces souffrances. Il a tué aussi par procuration en donnant la main au nazisme, sorte de frère jumeau lui ressemblant de bizarre façon. De ces deux mains entrelacées est née la deuxième guerre mondiale et sa quantité incalculable de victimes. En Asie, il avait réussi à prendre le pouvoir dans l’immense Chine sous la tutelle impitoyable de Mao responsable de la mort de plus de 70 millions de Chinois. Menteur, criminel, obsédé sexuel, tel était celui que Giscard a salué comme un phare de l’humanité.
Les communistes étaient une fraction importante des hommes de gauche d’avant 1939, qui, en France, ont laissé grandir le nazisme alors qu’ils avaient tous les moyens d’arrêter son ascension. Ces politiques sont, à ce titre, largement responsables de la deuxième guerre mondiale et de tous les massacres dont elle fut l’occasion. Ils ont aidé la victoire du nazisme : désarmement de la France par les 40 heures, grèves, propagande anti-française et multiples sabotages. Après avoir déclaré une guerre qu’ils n’ont pas livrée jusqu’à la trouver « drôle » ; ils l’ont enfin livrée pour la perdre honteusement.
LA NATURE DU COMMUNISME
Bien entendu, dans l’espace réduit de ce flash commentant les faits les plus récents et les plus étonnants, il est difficile de résumer ce que des livres multiples ont analysé.
Dans l’analyse, il est tentant de se limiter à l’aspect économique, à savoir le partage de l’argent : il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres. L’échec est connu et traduit l’impossibilité de l’objectif ; l’argent volé disparaît purement et simplement ; si des bribes subsistent, rien n’arrive aux pauvres. La conséquence est la ruine pour tous, excepté pour les membres du parti.
Dans des pays affamés par le communisme, les magasins spéciaux permettent aux chefs de faire bombance. C’est l’aspect mafieux. Quand, après la chute apparente du communisme, les chefs ont continué le pillage d’une autre façon, le système mafieux a continué.
Dépassons l’aspect économique ;
La vraie nature du communisme est de vouloir créer un homme nouveau en violentant la nature humaine ; cet accouchement au forceps conduit nécessairement au totalitarisme avec ses conséquences comme le mensonge. Soljénitsyne avait bien remarqué que le mensonge était l’un des piliers du goulag contre lequel il s’est tant battu.
Deux faits montrent la nature réelle du communisme.
Le petit Marcel Van est un des plus grands Vietnamiens de tous les temps. Quand les Viets prirent le pouvoir dans le nord, il était rédemptoriste à Saigon. Il se porta volontaire pour aller à Hanoï afin de « montrer que  la vérité pouvait être honorée en terre communiste ». En peu de mois, le pouvoir communiste le rattrapa et le fit mourir. Sa cause de béatification est introduite.
Autres temps : Lors de l »ascension des nazis, le père des deux frères Ratzinger s’était aperçu de la haine de ces nazis pour le catholicisme ; l’observation était juste : dès qu’il eût la totalité du pouvoir, le nazisme engagea la persécution contre l’Église et ce fut la première persécution qu’il déclencha ; les frères Ratzinger la subirent dans le séminaire où ils étudiaient. Les deux grands totalitarismes du XX° siècle « se retrouvent ainsi.
Le plus surprenant est la complicité entre certaines entreprises et les pouvoirs communistes ; nombre de grandes firmes ont financé la fête du journal l’Humanité  et des milliardaires ont subventionné directement le parti communiste. Cette complicité explique en partie le silence de plomb qui a régné longtemps sur les crimes communistes comme, par exemple, le massacre de Katyn. En Chine, des hommes d’affaires se précipitent pour adhérer au parti communiste. Lénine s’y connaissait en hommes et avait remarqué que les capitalistes vendraient eux-mêmes la corde qui les pendrait.
Moins étonnant mais tout aussi significatif se trouve la complicité de la presse. Le gauchisme des grands médias explique bien des désinformations. La prétendue éducation prétendue nationale a parachevé le travail : depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, elle est totalement soumise à des idéologues communistes qui l’ont d’ailleurs transformée en un champ de ruines. L’infiltration des esprits fut largement facilité par le KGB devenu FSB. Le seul vrai succès du communisme fut cette infiltration mondiale.
POUR UN NUREMBERG DU COMMUNISME
Le mardi 16 octobre 2001, il s’est passé un événement de première grandeur pour la France et peut-être bien au-delà. Ce fut sur Arte qui par son statut franco-allemand a parfois de la liberté de parole. Une émission était consacrée au communisme et au goulag. On vit des images horribles des camps de concentration soviétiques. Voici quelques échantillons des commentaires de la chaine : « Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose », « Il y a eu génocide au goulag car les communistes voulaient volontairement tuer une partie de la population », « Le goulag est un crime contre l’humanité », « Il n’y a aucune différence entre le stalinisme, le léninisme et le communisme », « Les camps de concentration et donc le crime contre l’humanité sont contenus dans la philosophie communiste ». La conclusion était que la résurgence et la survie du communisme venaient de ce qu’il n’y avait pas eu de Nuremberg du communisme.
En attendant cet événement très éventuel, le droit et même le devoir de chacun est de dénoncer sans cesse cette idéologie meurtrière.
MICHEL DE PONCINS
L’irruption de Jean-Luc Mélenchon, fort de ses talents et de la richesse que lui donne son statut de député européen, se produit sur fond de drapeaux rouges et de poings levés. Il ne se présente pas directement comme une émanation du PCF ; il est clair, toutefois, qu’il n’est qu’un faux nez. Son programme officiel est un méli-mélo surprenant où la chasse aux riches se trouve en filigrane à toutes les lignes. Le PCF espère bien, suite à son élan, en profiter lors des législatives.

Le résultat final de l’élection présidentielle est inconnu à la date où ces lignes sont écrites.L’hypothèse de ministres communistes dans un gouvernement français n’est pas exclue. Ce ne serait, certes, pas la première fois. Le déserteur Thorez y figura. Sous Mitterrand aussi il y en eût. Le seul « progrès », bien mince, est que, depuis la chute du mur, la direction centrale n’existe plus. L’idéologie demeure néanmoins présente plus que jamais malgré son lourd passé de ruines et de massacres
Le communisme, en effet, n’est mort qu’en apparence. La Corée du Nord et Cuba sont des sanctuaires. Dans les pays prétendument libérés de l’Europe de l’Est les peuples abasourdis voient leurs anciens bourreaux se prétendre repentis et se saisir par la force des biens de l’État. En Chine, le parti a eu l’adresse de libérer l’économie pour donner du pain et des jeux aux victimes de l’horreur. Cela n’empêche pas le parti de régner d’une main de fer, bien que peu visible, sur toute la société. Dans pratiquement tous les pays, l’idéologie meurtrière imprègne de larges couches des médias et de l’opinion.
Un peu d’histoire
Le communisme s’est manifesté d’abord en Russie où d’une étrange façon il avait trouvé un terrain d’élection avant de s’étendre comme une marée noire dans le monde entier. Il a tué par la faim des millions de gens en Ukraine ou par les armes ailleurs. Au Cambodge, avec Pol Pot et ses complices, une immense partie de la population fut décimée dans d’atroces souffrances. Il a tué aussi par procuration en donnant la main au nazisme, sorte de frère jumeau lui ressemblant de bizarre façon. De ces deux mains entrelacées est née la deuxième guerre mondiale et sa quantité incalculable de victimes. En Asie, il avait réussi à prendre le pouvoir dans l’immense Chine sous la tutelle impitoyable de Mao responsable de la mort de plus de 70 millions de ChinoisMenteur, criminel, obsédé sexuel, tel était celui que Giscard a salué comme un phare de l’humanité.
Les communistes étaient une fraction importante des hommes de gauche d’avant 1939, qui, en France, ont laissé grandir le nazisme alors qu’ils avaient tous les moyens d’arrêter son ascension. Ces politiques sont, à ce titre, largement responsables de la deuxième guerre mondiale et de tous les massacres dont elle fut l’occasion. Ils ont aidé la victoire du nazisme : désarmement de la France par les 40 heures, grèves, propagande anti-française et multiples sabotages. Après avoir déclaré une guerre qu’ils n’ont pas livrée jusqu’à la trouver « drôle » ; ils l’ont enfin livrée pour la perdre honteusement.
La nature du communisme
Bien entendu, dans l’espace réduit de ce flash commentant les faits les plus récents et les plus étonnants, il est difficile de résumer ce que des livres multiples ont analysé.
Dans l’analyse, il est tentant de se limiter à l’aspect économique, à savoir lepartage de l’argent : il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres. L’échec est connu et traduit l’impossibilité de l’objectif ; l’argent volé disparaît purement et simplement ; si des bribes subsistent, rien n’arrive aux pauvres. La conséquence est la ruine pour tous, excepté pour les membres du parti.
Dans des pays affamés par le communisme, les magasins spéciaux permettent aux chefs de faire bombance. C’est l’aspect mafieux. Quand, après la chute apparente du communisme, les chefs ont continué le pillage d’une autre façon, le système mafieux a continué.
Dépassons l’aspect économique
La vraie nature du communisme est de vouloir créer un homme nouveauen violentant la nature humaine ; cet accouchement au forceps conduit nécessairement au totalitarisme avec ses conséquences comme le mensongeSoljénitsyne avait bien remarqué que le mensonge était l’un des piliers du goulag contre lequel il s’est tant battu.
Deux faits montrent la nature réelle du communisme
Le petit Marcel Van est un des plus grands Vietnamiens de tous les temps. Quand les Viets prirent le pouvoir dans le nord, il était rédemptoriste à Saigon. Il se porta volontaire pour aller à Hanoï afin de « montrer que  la vérité pouvait être honorée en terre communiste ». En peu de mois, le pouvoir communiste le rattrapa et le fit mourir. Sa cause de béatification est introduite.
Autres temps : Lors de l »ascension des nazis, le père des deux frères Ratzinger s’était aperçu de la haine de ces nazis pour le catholicisme ; l’observation était juste : dès qu’il eût la totalité du pouvoir, le nazisme engagea la persécution contre l’Église et ce fut la première persécution qu’il déclencha ; les frères Ratzinger la subirent dans le séminaire où ils étudiaient. Les deux grands totalitarismes du XX° siècle « se retrouvent ainsi.
Le plus surprenant est la complicité entre certaines entreprises et les pouvoirs communistes ; nombre de grandes firmes ont financé la fête dujournal l’Humanité et des milliardaires ont subventionné directement le parti communiste. Cette complicité explique en partie le silence de plomb qui a régné longtemps sur les crimes communistes comme, par exemple, lemassacre de Katyn. En Chine, des hommes d’affaires se précipitent pour adhérer au parti communiste. Lénine s’y connaissait en hommes et avait remarqué que les capitalistes vendraient eux-mêmes la corde qui les pendrait.
Moins étonnant mais tout aussi significatif se trouve la complicité de la presse. Le gauchisme des grands médias explique bien desdésinformations. La prétendue éducation prétendue nationale a parachevé le travail : depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, elle est totalement soumise à des idéologues communistes qui l’ont d’ailleurs transformée en un champ de ruines. L’infiltration des esprits fut largement facilité par le KGB devenu FSB. Le seul vrai succès du communisme fut cetteinfiltration mondiale.
Pour un Nuremberg du communisme
Le mardi 16 octobre 2001, il s’est passé un événement de première grandeur pour la France et peut-être bien au-delà. Ce fut sur Arte qui par son statut franco-allemand a parfois de la liberté de parole. Une émission était consacrée au communisme et au goulag. On vit des images horribles des camps de concentration soviétiques. Voici quelques échantillons des commentaires de la chaine : « Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose », « Il y a eu génocide au goulag car les communistes voulaient volontairement tuer une partie de la population », « Le goulag est un crime contre l’humanité », « Il n’y a aucune différence entre le stalinisme, le léninisme et le communisme », « Les camps de concentration et donc le crime contre l’humanité sont contenus dans la philosophie communiste ». La conclusion était que la résurgence et la survie du communisme venaient de ce qu’il n’y avait pas eu de Nuremberg du communisme.
En attendant cet événement très éventuel, le droit et même le devoir de chacun est de dénoncer sans cesse cette idéologie meurtrière.
Michel de Poncins, économiste
Tocqueville Magazinehttp://www.libeco.net/ 

 

 

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Claude Germain V 27/04/2012 23:33


Pardon, j'avais oublié un détail ,qui a quand meme son importance , LE PARTI COMMUNISTE FRANCAIS EST LE SEUL PARTI EN EUROPE A ETRE RESTE
INFEODE A MOSCOU ,AU PIRE ATTENDANT DES ORDRES DE CE PAYS si il ressombrait dans cette doctrine .

Claude Germain V 27/04/2012 23:11


Donne moi ta montre........je te donnerais l'heure...................signé :  Melenchon le nazi rouge .