Le Sénat taxe l'huile de palme, mais ne l'interdit pas...

Publié le 9 Novembre 2012

Le Sénat n’aura pas la “Palme” du courage politique

Après avoir reporté il y a un mois et jusqu’en 2015 l’interdiction du BisphénolA (reprotoxique, sensibilisant, mutagène, cancérogène, etc.) le Sénat se couche une fois encore devant les intérêts de l’argent en reconduisant les huiles de Palme.

Communiqué:

Le Sénat, sous la proposition de Yves Daudigny, sénateur PS de l’Aisne, a adopté un amendement quadruplant la taxe sur les huiles de palmes et de coprah.
Dans la mesure où les huiles de palme sont dangereuses pour la santé et désastreuses pour l’environnement l’argument du Sénat est que cette taxe forcerait les industriels à changer de produit.

Le sénateur indique lui-même que cette taxe aura un impact de 30 centimes sur un pot de 5kg de Nutella, conditionnement que personne ou presque n’achète. Sur le pot de 750g, bien connu des mères de familles, la taxe proposée aura un impact de moins de 4 centimes. Cette pâte à tartiner est en effet particulièrement visée par cette taxe puisqu’elle représente à elle seule près de 15% de l’huile de palme consommée en France.

Nul doute alors que cette taxe sera bien entendu intégrée dans le prix et sera donc à la charge du consommateur.

Alors que Nutella persiste a refuser d’étiqueter son produit quant à la présence d’OGM et y incorporait même des phtalates jusqu’en 2011, nous demeurons franchement sceptiques sur l’effet rédhibitoire de la mesure sur l’industriel Ferrero, fabricant du Nutella.

La question n’est donc pas là; mais cette proposition permet de satisfaire deux objectifs: augmenter les rentrées fiscales et jeter de la poudre aux yeux des gogos et leur faire croire que le Sénat est une institution responsable et qui prend à coeur les intérêts de la population.

Maison Commune rappelle à Monsieur Daudigny et ses camarades sénateurs que le courage politique et la véritable défense des consommateurs auraient consisté en une interdiction pure et simple des huiles de palmes et que cette taxe ne leurre personne.

Après avoir reporté il y a un mois et jusqu’en 2015 l’interdiction du BisphénolA (reprotoxique, sensibilisant, mutagène, cancérogène, etc.) le Sénat se couche une fois encore devant les intérêts de l’argent et livre le peuple aux  lobbies. Une fois encore, ce sont les consommateurs qui vont payer, tant de leur argent que de leur santé.

Karine Lehmann

karine.lehmann@maisoncommune.eu

AGENCE DE PRESSE POLITIQUE / LIBREXPRESS MEDIAS / FRANCE LIBRE INFOS

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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