Le soit-disant "crime social" de Peugeot. Par Michel Garroté

Publié le 15 Juillet 2012

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Michel Garroté – A propos du jargon – imbécile et délirant – utilisé en France par les milieux politiques et syndicaux, suite à l’annonce du plan de restructuration de Peugeot – Citroën, je lis cette analyse lucide sur Contrepoints (extraits adaptés) : « Les politiciens et responsables syndicaux font assaut d’indignation face au plan de restructuration de Peugeot – Citroën. L’expression « crime social » a ainsi été employée. La SA Peugeot – Citroën apparaît comme un fossoyeur de l’emploi. Même si Peugeot – Citroën a certes sans doute commis des erreurs stratégiques, ce plan de restructuration est aussi une illustration de l’échec de la politique économique menée par la France, et soutenue par la classe politique et les syndicats. Peugeot – Citroën est aussi victime de la politique économique. Ainsi, le groupe a pu penser pouvoir augmenter ses capacités quand le marché européen était porteur ».

Contrepoints : « Mais, le marché était porteur car la BCE avait une politique monétaire très accommodante. Peugeot – Citroën a notamment profité de la croissance en Espagne, provoquée par les taux bas de la BCE, et les crédits à la construction des caisses d’épargne régionale d’Espagne, qui ont entraîné une croissance économique, et des ventes de voitures. Ceci est un bel exemple de mal investissement provoqué par une politique d’expansion monétaire. Le groupe Peugeot – Citroën peut aussi s’estimer victime des coûts du travail en France. La gauche a instauré les 35h et démantèle aujourd’hui la loi TEPA, qui était une usine à gaz, mais qui avait au moins le mérite de redonner de la valeur au travail salarié, en supprimant les charges sur les heures supplémentaires ».

Contrepoints : « Les 35h ont à la fois augmenté le coût du travail, et augmenté l’intensité du travail pour les salariés. L’Allemagne avait ouvert la voie, mais de façon plus flexible. Et, dès que les effets néfastes sont apparus, les Allemands ont rectifié le tir, organisant une stagnation, et même une baisse des salaires. Rien de tel en France. Les syndicats sont aussi responsables, refusant le pragmatisme économique allemand, au profit de l’idéologie, provoquant une augmentation du coût du travail finalement néfaste à l’emploi. Aujourd’hui, le gouvernement semble enfin conscient du problème du coût du travail. Mais, au lieu de diminuer la dépense, comme en Allemagne, il cherche à la reporter sur d’autres. Les entreprises paieront peut-être moins de charges, mais le consommateur en paiera plus. L’État fait beaucoup de promesses ».

Contrepoints : « Il contrôle plus de 50% de la richesse créée dans le pays chaque année. Et pourtant, cette politique provoque des licenciements. La politique économique, à base d’expansion monétaire, de déficit, et de réglementations ne serait donc pas favorable à l’emploi ? Il ne reste qu’à espérer que tout cela ne soit que gesticulations. Il serait regrettable d’empêcher Peugeot – Citroën de retrouver des forces. Rappelons que ce groupe privé produit plus en France que le groupe automobile dont l’État français est actionnaire. Qu’il a une stratégie de montée en gamme pour continuer à produire en France, notamment dans les petits véhicules. Un redressement de Peugeot permettrait un redressement industriel en France. L’Etat devrait accompagner ce redressement plutôt que de le fustiger », conclut Contrepoints.

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – je note simplement que depuis plus de soixante ans, la France alterne étatisme de droite et socialisme. Je note que depuis plus de soixante ans, l’appareil de l’Etat et les syndicats contrôlent, endettent et torpillent l’économie française et le peuple français. Je note que l’allergie française envers tout ce qui est, économiquement parlant, d’origine allemande, anglaise et américaine, cette allergie a transformé le pays en zone économique sinistrée.

Hier soir, j’ai suivi les débats – concernant le plan de restructuration de Peugeot Citroën – sur « C dans l’air » (France 5) et au « Grand journal » (Canal+). Les propos tenus lors de ces débats par les syndicalistes français étaient comparables à ceux que tenaient les communistes soviétiques au temps de Brejnev. Que dire de plus ?

Michel Garroté

Reproduction autorisée avec mention de www.dreuz.info

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Claude Germain V 15/07/2012 11:00


Nous savons et Michel Garroté l'a tres bien expliqué que depuis l'apres guerre la force syndicale n'a existée que dans les grandes entrprises et ensuite pour au moins 80% dans la fonction dites
publique ,les seuls et uniques 2 points ou les syndicats ont trouvé leur raison d'etre car comptant toujours sur l'etat pour reparer les conneries de celui çi et les leurs ,tout cela bien entendu
avec l'argent des CON-tribuables .


Le plus grave probleme et le principal est l'etat paradoxal dans lequel vuelent vivre les fonctionnaires ,les grandes entreprises privées et publique ,les syndicats et les gouvernements
successifs qui les protege par peur et par demagogie .Tout ce beau monde veut vivre DANS UN SYSTEME CAPITALISTE ETERNEL EN ENROBANT TOUT CELA PAR DU FRIC ET UNE SECURITE ETERNELLE DE
L'EMPLOIE .EN SYSTEME CAPITALISTE CELA N' EST PAS POSSIBLE .


Et comme on parle communisme et socialisme dans ce pays pour museler le souchien de base qui lui est là pour PAYER , on applique le stalinisme de facade et derriere le rideau "ON
*" se goberge de capitalisme ( * ON bien entendu ,l'Etat de tous bords avec plusieurs milliers de polilopettes voyous,les syndicats ,une certaine fonction
publique ,toute cette bouillabaisse pour une fois infame qui regente dictatoriellement cette epave france depuis 60 ans ).


Le dernier point le plus hypocrite c'est que dans un systeme capitaliste on previent l'ouvrier  ,le systeme ... a l'honneteté d'eduquer les gens en les prevenant qu'un emploie QUEL QU'IL
SOIT ET OU QU 'IL SOIT peut durer 1 jour comme 10 ans ou 20 ans .A titre d'exemple un ouvrier canadien ou americain honnete vous
le confirmera .......Ce que les polilopettes + les syndicats ont oublié d'un commun accord a faire savoir a toute personne qui prend un emploie .Et dans ce type de systeme cela devrait meme
s'apprendre a l'ecole .Mais une education nationale en 2012 ne peut se permettre de dire cela a des djeunes ,car evitons de choquer et de perturber ces pauvres petits , c'est pour cela que l'on
evite ce stress en offrant ou en s'offrant ou se faisant offrir par la force aussi ,Nintendo ,portables ,sac a mains ,scoooooter  ,skaites ,motos ,voiture des 18 ans ou meme avant ,tout cela
avec la benediction des magistrats ,des educateurs ,des parents laxiste ou voyous , des gouvernants ET DE BRUXELLES LA MONDIALISTE QUI CHAPAUTE TOUT CELA ,la vie est bien plus belle en gommant
les realités qui lui incombent


Ou en sauvegarde inverse celui a qui le systeme ne plait pas , au lieu d'aboyer ,n'a qu'a  monter sa propre entreprise .Une grosse majorité des
patrons sont peut etre des voyous ,MAIS LES PIRES PATRONS SONT SOUVENT D'ANCIENS OUVRIERS ......hélas.......