Le Syndicat de la Magistrature aurait fait merveille sous Staline ou Mao

Publié le 28 Avril 2013

On pourrait le prendre à la rigolade. On pourrait n’y voir qu’une bouffonnerie sinistre de la part de personnages souvent tristes et pas vraiment du genre potaches. On pourrait n’y voir qu’un mur du « çon »,comme disait le vieux « canard ».

Par Alon Gilad pour Riposte-Laïque

On peut aussi n’y voir : qu’un calambour de bien mauvais goût (Mur des Noms du mémorial de la déportation, mur des cons du « syndicat » de la « magistrature »), certes un calembour à fort relents, révélant peut-être les pensées « politiques » profondes de ses auteurs et animateurs, mais rien de plus. Remarquez, même si ce n’était que cela, ce ne serait déjà pas rien.

On pourrait y voir aussi un lapsus, confirmant : que derrière l’hostilité, régulièrement exprimée par certains membres de nos sinistres potaches, envers le Juif redevenu maître d’un bout (30%) de son antique patrie, -haine quasi pathologique envers Israël -, on trouve en réalité des gens sans cervelle et sans rigueur intellectuelle, qui osent accuser de« vichysme » ceux qui sont affichés et jetés en pâture à la vindicte de leurs militants et adhérents, alors qu’eux-mêmes font, sur un certain plan, preuve de « super-vichysme ».

Nous vivons de drôles de temps. Nous vivons des temps inquiétants, alors que notre Président normal nous promettait des temps apaisés, des temps respectueux des uns et des autres…

Ces temps apaisés, sont ceux : qui voient un « syndicat » d’hommes et femmes, en qui s’incarne le quotidien du pouvoir judiciaire, s’autoriser à mettre au pilori, se permettre de stigmatiser, au moyen d’un dazibao, des citoyens d’opinions et d’appartenances sociales les plus diverses qu’ils exècrent manifestement.

Le procédé était connu et largement pratiqué, en Chine des années 1963-1964. C’était lors de la « grande révolution culturelle prolétarienne » ; vous savez, la ci-devant « Grande Rév Pop », comme on disait dans les milieux estudiantins fréquenté par certains de nos « syndicalistes » « magistrats ». 

Ce mur des noms là, nous révèle-t-il, que pas loin de 30% des hommes du pouvoir judiciaire seraient magistrats d’étiquettes et d’études, des syndicalistes de prétention, qui, visiblement, regretteraient cette triste époque chinoise, auraient la nostalgie de ces temps qui autorisaient les étudiants membres des milices de la « pensée Mao » à trainer de par les rues et à brutaliser, leurs professeurs, des directeurs d’entreprises, des responsables politiques ou syndicaux ou d’autres personnes, tous affublés d’une pancarte autour du cou. On les menait ainsi sur des places. Là, on leur réclamait avec une vigueur accrue et force braillements, qu’ils s’abaissent et s’accusent de tout ce qui n’allait pas dans le pays. C’étaient comme des sortes de procès de Moscou, mais dans les rues chinoises.

On voit, avec la méthode du « mur des cons », à quelle tradition oppressive nos juristes, certains de nos « magistrats » « syndicalistes », se rattachent.

Ont-ils conscience qu’ils placent leurs pas dans ceux du chien sanglant Vychinski ? Ce magistrat aux ordres qui réclamait systématiquement douze balles dans la peau (en réalité une seule balle de mauser, dans la nuque), pour se débarrasser des « contre-révolutionnaires », des « agents de l’impérialisme », des « individus à doubles face », « des chiens vicieux », des « saboteurs mettant des bouts de limes d’acier dans les sacs de farine pour affamer le peuple », qui exigeait la mort pour les trotskistes qui orchestraient tout ce qui n’allait pas, pour les zinoviévistes, les boukhariniens, les menchéviks, bref, pour tous les « fascistes », et tous les partisans de la restauration capitaliste et tous ceux qui cherchaient à saboter et salir la magnifique construction du socialisme dans un seul pays, sous la conduite de Joseph Staline le guide génial du prolétariat mondial.

Aujourd’hui, devant certains magistrats, visiblement nostalgiques des procès et des impostures judiciaires de Moscou ou celles des rues de Pékin, Canton ou Shanghai de la Chine du « Grand timonier », ce qui s’appelait  alors le prolétariat « révolutionnaire mondial » s’appelle dans la novlangue d’une magistrature « engagée » : partisans de la dictature de la charia, immigration non maîtrisée et devant recevoir tous les droits sans exigence de devoir en retour.

Le grand timonier est devenu un pilote de pédalo ; le Vychinski-en-chef est un ministre, fondant en larme, pleurant « d’émotion », parce qu’il a tenu tête au sentiment devenu point de vue majoritaire dans le pays, comme l’exprime le fait que 61% des Français ne sont pas pour sanctionner les Maires qui déclineront d’appliquer la loi « sociétale taubiriste » destinée à satisfaire les caprices parentaux d’une poignée de quelques centaines de personnes.

Visiblement aussi, l’autre nom du « prolétariat révolutionnaire », pour lequel bat les hommes et les femmes du « mur des cons », n’est autre qu’homosexualisme militant exigeant et obtenant un basculement légal*, civilisationnel ou sociétal, comme dit la Dama Taubira ; basculement pour lequel jusqu’au bout on a refusé que le peuple tout entier dise ce qu’il en pense…

En cette trouble époque de Normalitude, on a, du côté des nostalgiques de Staline-Vychinski-Mao, de drôle de sujets, pour remplacer l’imaginaire prolétariat révolutionnaire mondial.

Un nostalgique de Staline, un ancien trotskiste ex-secrétaire d’Etat devenu témoin de moralité du stalinisme, -ayant prétendu sans rire : que le PCF n’avait pas de sang sur les mains… sauf le sang de Blasco-Pietro Tresso (membre du parti communiste italien et de son bureau politique, partisan public de Trotski, exclu pour cela du BP du PCI et de ce parti) assassiné en France, avec de ses camarades dans le maquis de Haute Loire sur ordre d’un futur dirigeant national du PCF, sauf celui des pendus ou fusillés des procès de Prague et de Moscou, procès pour lesquels l’organe central du PCF réclamera la mort des accusés ces « vipères lubriques », pour lequel ce « parti » exigera de la femme d’Arthur London, membre du PCF (le seul accusé du groupe de Juifs, des « sionistes » dirigeants centraux du PCT, qui ne sera pas condamné à mort) qu’elle en divorce, sauf, sauf, sauf… Ce nostalgique du stalinisme vient de monter au créneau, comme témoin de moralité et défenseur de nos Vychinski parisiens, encore amateurs.

Décidément, nous vivons des temps redoutables. Les matériaux humains du totalitarisme émergent chaque jour un peu plus.

Alon Gilad

*1 dans les prochains jours la loi va devoir changer dans de nombreux domaines. On a beaucoup parlé de la filiation qui s’embrouille, qui devient une brume inextricable.

On va parler de l’héritage.

On parlera des pensions de réversions : Qui sera la veuve dans un couple homosexuel, lequel des deux hommes ou laquelle des deux femmes, quand il s’agira d’une réversion intervenant plus tôt selon que l’on est une veuve ou un veuf ? Les quatre deviendront-ils/elles, veuves ?

Et les couples hétérosexuels, leur reconnaîtra-t-on d’exiger pour eux aussi, égalité oblige, que le veuf soit comme la veuve dans ce domaine, disposant du même âge pour percevoir la réversion ? Vous me direz, les retraites, ce n’est qu’un détail, mais comme on sait, les détails….

Post Scriptum

Madame Taubira s’est démarquée. Elle s’est même fendue d’un communiqué et d’une menace de saisine du conseil de discipline des magistrats.

Une de chefs, sinon la chef du SM, proteste ce matin (26 avril 2013) de la bonne foi de cette organisation politico-syndicale qui aurait été piégée par des journalistes déloyaux qui auraient filmé à l’insu du FM, dans ses locaux un mur des cons qui ne serait pas récent, blabla… Comme si cela changeait le fond du problème.

Le fait est là. Le type d’action de « potaches » quadra ou quinquagénaires révèle le fond de la pensée de gens qui exercent un pouvoir dans ce pays. Cette pensée est totalitaire.

 Cette pensée est un triste avatar des idéologies de la « dictature du prolétariat » guidée par le « parti d’avant-garde », dont le triste sire, Mussolini-le petit, alias le candidat du « front de gauche » aux dernières présidentielles, nous a encore abreuvé hier soir à la télévision, en justifiant la « violence légitime » de « syndicalistes pris de rage » par la violence quotidienne du rapport social capitaliste qui fait 500 victimes par jour ou par semaine…

Nous eûmes droit à un cours de ce « gauchisme », que Lénine qualifiera de « maladie infantile du communisme », donné par un vieux cheval de retour de la politique française ; un vieux percheron du gauchisme devenu sénile, comédien qui s’est dressé indigné devant les caméras, comme mu par un puissant ressort, ayant affirmé, dès que l’affaire est devenue publique, sa solidarité pleine et entière avec les candidats Pol pot « magistrats ».

Décidément, il n’est pas faux de dire que : qui se ressemble s’assemble.  En l’occurrence, ces gens se ressemblent sur un point : tenter d’intimider, avant que de terroriser et tyranniser.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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