LE SYNDROME PATHOLOGIQUE DE LA FRANCE par Shmuel Trigano

Publié le 24 Mars 2012

Shmuel Trigano

La réaction au massacre de Toulouse est un laboratoire à ciel ouvert qui nous donne à voir le syndrome pathologique dont la France et plus largement l’Europe souffrent depuis plus de 10 ans et qui a été le cadre du « nouvel antisémitisme ». Parler de « syndrome » c’est faire référence à des processus qui échappent à la conscience.

Je ferai quatre observations.

 

1)Un scénario automatique et consensuel s’impose toujours immédiatement pour expliquer l’antisémitisme : il ne viendrait que de l’extrême droite et donc pas de milieux musulmans.

Comme un retour brutal du refoulé, nous avons ainsi vu ressurgir, ces jours-ci, sur les plateaux de télévision, les protagonistes de ce discours des années 2000 : Vaillant, Jospin, SOS-Racisme et l’ancien président de l’UEJF, au diapason d’une manifestation spontanée avec à sa tête toutes les figures du PS. Tout le dispositif des années socialistes est alors reparti en trombe, pour se ridiculiser le lendemain quand on a su que la piste était islamiste[1]. Le voile idéologique qui a interdit de se confronter à la réalité et fait obstacle au combat réel contre l’antisémitisme pendant toutes ces années retombait comme par enchantement[2]. Comme si rien ne s’était passé depuis 10 ans, comme si on en n’était pas revenu de cette idée toute faite.

 

2)Les symboles religieux sont très sollicités et tout spécialement l’alliage symbolique judéo-musulman. On se demande en effet pourquoi l’Elysée a convié les représentants juifs et musulmans et pas catholiques puisque l’un des parachutistes assassinés était catholique. C’est, remarquons-le, quand les enfants juifs ont été tués que les médias ont parlé bizarrement de la religion des parachutistes. Mais en oubliant le catholique… Ce qui montre à quel point l’élément musulman était important dans la gestion symbolique par le Pouvoir et le Média de cet acte antisémite motivé, aux dires de l’assassin, par l’islam.

 

Sans doute, le président fût-il très tôt au courant de la piste islamique. Il fallait préparer l’opinion à une réaction équilibrée puisque des musulmans faisaient partie des victimes[3] - ce qui est un fait incontestable par ailleurs. Mais alors pourquoi avoir occulté le catholique ? Il fallait rester sans doute dans l’idéologie bien-pensante, c’est à dire dans le système des « deux communautés » ennemies dans une France spectatrice (Mitterrand dixit), en d’autres termes dans l’explication des « tensions inter-communautaires » et non de l’antisémitisme tout court, (qui implique qu’il y a une victime et un coupable)[4].

 

On se perd en conjectures pour savoir à qui s’adressait l’appel à ne pas faire d’amalgame du grand rabbin sur le perron de l’Elysée? On pourrait comprendre qu’il était destiné aux Juifs supposés susceptibles de se venger (mais où a-t-on vu cela en France depuis 12 ans ?) Cela accréditait de facto la thèse des « tensions inter-communautaires ». Cet appel n’aurait du relever que du rôle du président seul.

 

Et pourquoi le Pouvoir ne demande-t-il jamais aux autorités musulmanes de dénoncer l’antisémitisme religieux qui sévit en terres d’islam, ainsi que les fatwas condamnant les Juifs[5] ? De ce point de vue, nous pouvons jauger la détermination affichée du gouvernement à la lumière de l’invitation par l’UOIF, la succursale des Frères musulmans en France, pour son congrès du 6 avril, de l’imam Qaradawi, par ailleurs président du Conseil de la Fatwa pour l’Europe, qui a appelé il y a quelques semaines devant un million de personnes, place Tahrir, à tuer les Juifs comme un devoir religieux. A ce qu’il semble le ministère lui a accordé son visa ainsi qu’à deux autres personnalités de la même trempe. Détermination de façade ?

 

3)L’innocentement étatique et médiatique de l’islam. Je me souviens qu’au lendemain de l’attentat des tours jumelles Le Monde (et bien d’autres organes médiatiques) avait consacré 2 pages à « L’islam religion de paix ». Je ne doute pas que nombreux sont les musulmans français qui rejettent la haine des Juifs – et je les salue – mais ils doivent aussi assumer la responsabilité – quitte à s’en dissocier – de ce que de hautes autorités institutionnelles de l’islam (et la plus haute, l’université d’El Azhar) appellent sans cesse, et par TV satellitaires interposées, au meurtre des Juifs. Les Français n’en savent rien car leurs médias gardent un silence total sur cette donnée pourtant courante et omniprésente dans le monde arabo-musulman (alors qu’Israël est scruté à la loupe).  Ils préfèrent se raccrocher au mythe du « printemps », même quand ce dernier ouvre la voie aux islamistes.

 

Ces appels sont forcément répercutés dans toutes les mosquées.

 

Et comment le ministre palestinien Fayyad a-t-il eu le cran de condamner le massacre alors que le mufti officiel de l’Autorité palestinienne a appelé récemment, en janvier 2012, à Jérusalem, sous le nez des Israéliens (quel libéralisme!), à tuer les Juifs au nom d’un Hadith[6] qui a force de loi?

 

Il ne s’agit pas de pratiquer l’amalgame mais de se confronter ici à un fait réel.


Quant à l’amalgame, je remarque qu’il est couramment pratiqué dans les médias, les discours politiques depuis 10 ans en ce qui concerne Israël et les Juifs. Nos efforts pour contrer cette tendance sont restés sans succès.

 

L’aveu d’un ami du terroriste pour expliquer son geste est, à ce propos, très significatif : « Il a la haine. Les Juifs y tuent les p’tits chez eux ». C’est une vivante illustration de l’impact dans cette situation du scénario accusatoire infondé (et qui reprend la propagande de guerre palestinienne) que propagent les médias français depuis 11 ans. L’accusation dénuée de preuve, lancée par France 2 contre l’armée israélienne d’avoir tué, et de sang froid, l’enfant Al Dura a fait de cette scène le drapeau des violences islamiques depuis 12 ans et ravivé le mythe antisémite du « meurtre rituel ». Depuis, on « sait » que « les Juifs » « tuent » de sang froid des enfants[7].

 

 

4) La tabouisation ou la sacralisation des Juifs (dont la formule rituelle énonce: « Quand on touche à un Juif, on touche à la République ») accompagne dialectiquement cet amalgame. Etre mis seuls en France en balance avec toute la République est très inquiétant. Cela revient, sous des dehors d’excellence, à sortir les Juifs de toute norme et les exposer à une adversité radicale qui échappe donc à toute loi. Pourquoi les Juifs et pas tous les autres, les citoyens ?

 

C’est tout de même fascinant ce passage abrupt de l’atmosphère délétère de ces derniers temps, concernant les Juifs, à l’unanimisme compassionnel[8] de toute la France au chevet des petites victimes. Suspension de la campagne électorale, minute de silence, funérailles quasi officielles ont scandé cette communion. Sur le plan du conscient il est certes louable mais il nous rappelle exactement l’après Copernic et l’après Carpentras ou le 60 ème anniversaire de la libération d’Auschwitz en 2004, au plus haut de l’antisionisme européen. On ne peut pas séparer ces communions paroxystiques du processus dangereux qui s’est ouvert alors pour les Juifs de France.

 

Ce contraste constitue en fait un phénomène éminemment inquiétant. Il attire l’attention sur le caractère ambigu – mais totalement inconscient – de ces manifestations de communion émotionnelle. Nous sommes pris ici dans l’engrenage d’un système archaïque de totem et tabou : du jour au lendemain, le totem exalté et désiré peut devenir, aux yeux de ses adorateurs, monstrueux et exécré (l’«exécution » de l’enfant Al Dura, le « génocide » de Djénine, le « génocide » de Gaza, l’«apartheid » en Israël (et demain autre chose) sont allés de pair avec le devoir de mémoire et la condamnation de l’antisémitisme !)

 

C’est tout cela qui se presse derrière la compassion pour Toulouse. La parole du ministre des affaires étrangères de l’Union Européenne, Catherine Ashton, comparant les enfants de Toulouse aux enfants de Gaza, est un signe clinique de la pathologie qui obère l’Europe confrontée aux problèmes de l’immigration, que j’ai tentée de décrire ici.

 

 

*A partir d’une chronique sur Radio J, le vendredi 23 mars 2012.

 

Les jugements exprimés dans cette chronique ne résultent pas de l’humeur mais, depuis 12 ans, d’une analyse permanente des événements et d’une démonstration rigoureuse, scandée par 7 livres (Déjà, La République et les Juifs après Copernic, (Les Presses d’Aujourd’hui, 1982), puis L’idéal démocratique à l’épreuve de la Shoa (Odile Jacob 1999), L’ébranlement d’Israël, philosophie de l’histoire juive (Le Seuil 2002), L’e(xc)lu, entre Juifs et chrétiens (Denoël 200)2, La démission de la République, Juifs et musulmans en France (PUF 2003), Les frontières d’Auschwitz, les ravages du devoir de mémoire (Livre de Poche Hachette, 2005), L’avenir des Juifs de France, (Grasset 2006), et un travail d’équipe qui a donné lieu à 12 bulletins  et  3 livrets de l’Observatoire du monde juif(http://obs.monde.juif.free.fr/), 18 numéros épais de la revue Controverses  (http://www.controverses.fr/), certains numéros (n° 34, 37,38, 44, 50) de la revue Pardès(Editions In Press),

(http://www.inpress.fr/f/index.php?sp=coll&collection_id=173), plusieurs colloques et

conférences (cf. Akadem.org) et de très nombreux articles et blogs.


[1] Du coup le CRIF qui avait appelé à une manifestation conjointe avec les musulmans y renonçait 24 heures plus tard.

[2] « Juifs, musulmans, Antillais : la France frappée au cœur » surenchérit en première page Le Nouvel Observateur! Ici aussi le scenario socialiste est du réchauffé.

[3] C’est ce qu’a vérifié l’allocution du président le 22 mars : « nos compatriotes musulmans n’ont rien à voir avec les motivations folles d’un terroriste…  Avant de prendre pour cible des enfants juifs, le terroriste a tiré à bout portant sur des musulmans »

[4] Dans le même discours dit « pouvoir compter sur la fraternité et la vigilance de tous les responsables religieux », entendez juifs et musulmans, uniquement.

[5] En fait, la pratique gouvernementale française depuis les années 1990 (première guerre du Golfe) consiste à gérer un problème de sécurité publique lié à l’immigration par l’organisation du « dialogue inter-religieux » (qui n’a rien du « dialogue » et encore mois de « religieux »)

[6] "Tuer les juifs est un devoir religieux" selon le Mufti de l’Autorité Palestinienne – Vidéo Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xnrukd_tuer-les-juifs-est-un-devoir-religieux-selon-le-mufti-de-l-autorite-palestinienne_news

[7] Cela transpire de toutes parts (on me signale la récente bande dessinée Les chroniques de Jérusalem, de Guy Delisle, célébrée et primée, qui, outre qu’elle se fait l’écho de la propagande palestinienne, n’hésite pas à colporter de façon éhontée que des Palestiniens sont tués par les Juifs pour récupérer leurs organes. Le mythe rituel innocemment et candidement propagé ! Comment tous les Mohamed Merah en puissance n’auraient-ils pas envie de tuer des Juifs ?

[8] Dénoncé par la candidate trotskyste comme « l’union nationale ».

 

http://www.dreuz.info/2012/03/le-syndrome-pathologique-de-la-france/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Marie-Claire Muller 24/03/2012 16:38


Si les autorités sans autorité réagissent mollement ,les spécialistes de la taqyya vont en profiter.Boubaker a osé avouer que seulement 1/cent des muzz étaient radicalisés(ou fanatisé,ou futur
kamikase,ou terroriste)au choix!!!! Donc sur 10 million ou+ de muzz =100.000; 100.000 cinglés dans la nature qui attendent le signal!!!!Bonjour les dégats, va falloir faire une descente dans les
mosquées où sont "instruits"ces malades!!!!!mais aussi trés vite appliquer les lois:







Nos services de renseignements possèdent la liste nominative des français (de souche ou d’origine étrangère) qui se sont rendus dans certains pays islamistes afin de suivre une formation
d’action terroriste. Une fois leur stage terminé ces individus reviennent en toute tranquillité en France où ils sont, paraît-il ! placés sous surveillance. On vient de constater le
résultat de telles mesures : 7 morts exécutés par l’un de ces terroristes sous surveillance qui a pu cependant se procurer très facilement un important arsenal d’armes militaires :
OU et COMMENT et PAYE PAR QUI ?


Apparemment nos services de renseignements sont soit dépassés par ce genre de contrôle, soit ne le prenne pas très au sérieux, ce qui est plus grave. Il est donc nécessaire de procéder
autrement. Comment ?


Ces français (de souche ou d’origine étrangère) prouvent par la détermination de leur démarche qu’ils sont des ennemis de la France.


L’article 23/7 du Code Civil doit donc leur être appliqué sans hésitation. Pour les français d’origine étrangère la solution est très simple : les déchoirs de la nationalité française et
les expulser manu-militari vers leur pays d’origine.


Pour les français de souche, qui ne peuvent malheureusement pas être expulsés, les déchoirs de leurs droits civiques et les expédier vers un camp de redressement situé loin de France.


L’Ile du Diable, qui a servi de résidence au capitaine Dreyfus, serait la bienvenue mais d’autres sites aussi appropriés peuvent être conseillés.


Ces mesures, si elles étaient appliquées, pourrait éviter le renouvellement de tels drames, en tous les cas les diminuer.


Actuellement aux USA je peux vous certifier que cet acte terroriste a susciter une très vive émotion dans le pays et l’un des candidats à la présidence n’a pas hésite à annoncer que, si ces
assassinats s’étaient produits aux USA il aurait été souhaitable que ce soit dans un état où la peine de mort était toujours pratiquée.


Manuel Gomez http://francaisdalgerie.unblog.fr/


samedi 24 mars 2012


island girl 24/03/2012 16:10


L'YPOCRISIE régne sur les ondes ,dans la presse ,sur les écrans ...et les français ne sont pas dupes ...quand JUPPE se colle une kippa sur sa tete d'oeuf ,c'est rigolo ...quand il dit ensuite "la
france a toujours été pro arabe ,c'est flagrant ;;JUPPE retourne sa JUPE plus vite qu"une PUTE !!!

Marie-Claire Muller 24/03/2012 16:09


Combien faudra-t-il d’autres Toulouse avant d’affronter le nazisme maghrébin ?


24 mars 2012 | Filed under: antisémitisme,Eurabia,France,Guerre contre la terreur,Islam,Les
dossiers,Politique Française,Société,Terrorisme | Posted by: JPG





 


Tags « mort aux juifs » à Sartrouville découverts hier. « Vive Merah », « Vengeance », « Nique la kippa
».


 


« Des tags de menaces de morts contre les juifs dans un cité de Sartrouville. Ce sont des esprits fragiles,
faibles, chaque fois qu’il y a un incident majeur, certains prennent une position sous forme de tags et de menaces, mais c’est extrêmement isolée » explique Pierre Fond, le maire de la
commune.


 





« Acte isolé, esprits fragiles » ? C’est ainsi que la République entend lutter contre le nouveau nazisme ?
C’est parce que les auteurs présumés sont des jeunes musulmans de la cité que le maire choisit ses mots avec tant d’égards ? Pour ne pas froisser ces nouveaux nazis ?


 


 











 


Le commissariat de police de Sartrouville : « Mais on n'est pas surpris de ce genre de messages. C'est un peu
une tradition ici ». (1) 


 


Tradition ? Celle de 1940 et de la déportation des juifs ?


 


Monsieur le Maire, votre ville est infestée par la vermine nazi new age. Combien sont-ils ? 1, 10, 100 ? Le
cacher ne fera que les encourager à se développer. Laisserez-vous se reproduire un autre Toulouse à Sartrouville ?


 


Mais ce n’est pas tout.


 


Hier, des tombes juives ont été profanées dans un cimetière de Nice. Des étoiles de David ont été arrachées
ou tordues sur plus de trente tombes. « Le carré israélite a été ciblé », les sépultures chrétiennes les jouxtant étant intactes, explique le commissaire Nicolas Hergot.


 


Mais ce n’est pas tout.


 


D’autres nazis, des islamistes de la mouvance extrémiste Europalestine, font pression sur l’INALCO,
l’institut des Langues Orientales de Paris, pour interdire la tenue du colloque « Aharon Appelfeld, cinquante années d’écriture », qui doit se tenir dimanche lundi et mardi 27 mars à
Paris.


 


Mais ce n’est pas tout.


 


Jeudi dernier, pendant le drame de Toulouse, une dizaine de jeunes nazis musulmans prennent à partie un
adolescent de 15 ans qui sortait du collège de Charvieu-Chavagneux dans l’Isère. Ils l’ont roué de coups en proférant des injures antisémites (3).


 

Marie-Claire Muller 24/03/2012 15:58


Nier l'évidence n'évitera pas le danger,faire l'autruche c'est une forme de lâcheté qui s'est emparée des occidentaux endormis par la bête immonde: l'islam!!!!