"Le système algérien est condamné par l'Histoire"

Publié le 13 Février 2011

"Le système algérien est condamné par l'Histoire"
Saïd Saadi, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le parti d'opposition algérien laïque berbérisant, lance un appel à manifester. Il espère que son peuple connaîtra le même sort que ceux d'Égypte et d'Algérie.
Par Tahar HANI , envoyé spécial en Algérie (texte)
 

FRANCE 24 : Dans quelles conditions va se dérouler la manifestation ?

Saïd Saadi : Le ministre de l’Intérieur a annoncé que 29 000 policiers seraient déployés à Alger et 5 000 à l’extérieur de la ville. Les accès à la capitale sont fermés. Les trains sont à l’arrêt, les cités universitaires quasiment encerclées. Ce n’est pas une opération de maintien de l’ordre, mais une opération de guerre. Le pouvoir algérien panique. Il est frappé d’aveuglement et ne veut pas voir la réalité en face. Il cherche à suspendre le cours de l’histoire et  préfère avoir des émeutes plutôt qu’une manifestation organisée et sécurisée. Mais le système algérien est condamné par l’Histoire.

FRANCE 24 : Que vous inspire le départ du président Hosni Moubarak ? 

Saïd Saadi :
 Nous ressentons un immense sentiment de joie pour le peuple égyptien. Cela confirme l’idée que la démocratie fera irruption dans le monde arabe grâce aux peuples et non grâce à leurs dirigeants. Ce qu’il s’est passé en Tunisie et en Égypte résonne dans le cœur des Algériens. Maintenant, ils nous reste à voir si la transition démocratique algérienne se fera en douceur ou dans un bain de sang.

FRANCE 24 : Que s’est-il passé en Algérie quand vos militants ont appris le départ d’Hosni Moubarak ?

Saïd Saadi : Ils sont sortis pour exprimer leur joie. Les policiers sont d'abord restés calmes, mais lorsqu’ils ont vu des jeunes des quartiers limitrophes se diriger en masse vers le siège de notre parti, ils ont paniqué et commencé à charger lourdement les manifestants. Ils ont blessé six personnes dont deux se trouvent toujours à l’hôpital Mustapha Bacha. Quant aux dix militants arrêtés, ils ont tous été libérés.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Viking 13/02/2011 11:41



Une fois de plus,  la France a joué les mauvaises cartes en soutenant les dictateurs dans leurs pays et les islamistes en France en leur construisant des grandes
mosquées. Ces pseudo immams, interdits dans leurs pays accompagnés de la horde de sauvages de nos cités, voleront leur liberté aux peuples après la chute des dictateurs.



Francis CLAUDE 13/02/2011 09:46



c'est trés beau le réve!!!!


Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie de grands pays voués a moyen therme a des régimes islamique mais apres avoir essuyé quelques bains de san g of course....