Du fait du Mali, François Hollande ne prendra plus le train. Par Paul Larrouturou - préface Gérard Brazon

Publié le 25 Janvier 2013


Une information qui a peu d'importance finalement mais mérite d'être soulignée par une préface!

Voyage en train ou en avion pour le Président de la République? Ce qui est important au fond, ce sont les sempiternelles promesses de campagne, promesses politiques, promesses qui tout en sachant qu'elles ne seront pas tenues, sont prises par des politiciens à la recherche de voix d'électeurs.

On ne sait pas si l'on doit sourire de ces promesses, où pleurer sur la naïveté des électeurs gogos encore et toujours. Mais ce qui peut rassurer quelque part, c'est qu'il fût élu uniquement par de l'antisarkozisme primaire, pour les raisons justifiées que l'on connait, et seulement in fine, par 28% de français inscrits sur les listes électorales.

La deuxième remarque que je ferai c'est de constater encore une fois le cynisme des socialistes et la façon de trouver des excuses pour se justifier.

Mais c'est l'époque qui veut cela: nous avons un président qui n'aime pas les riches (plus de 4000€) mais issu d'une famille riche, éduqué à Neuilly sur Seine, ville de riche globalement et qui tout en n'ayant jamais été acteur économique et producteur de richesse, est riche lui-même.

C'est cela la socia-lie. Un ancien Président "socialiste" de la République qui fut collabo et décoré de la Francisque, et un riche qui joue à s'apitoyer sur les pauvres.

 

Gérard Brazon 

 

INFO LAB - Paris-Lille : 220 kilometres, une heure de train de la gare du Nord à la capitale des Flandres, et pourtant. Le president de la République se déplacera, selon les informations du Lab confirmées par l'Elysee, en avion, pour prononcer, ce  vendredi 25 janvier, une allocution pour la clôture du congrès de l'Union nationale interfédérale des uvres et organismes privés sanitaires et sociaux.

Proposé par Paul Larrouturou

François Hollande va atterrir ce vendredi en début d'après-midi à l'aéroport Lille Lesquin, situé à 9 kilomètres du Grand Palais de Lille, où il est attendu à 15 heures, selon son agenda officiel, pour un retour programmé vers 16h30, qui lui permettra de rejoindre Paris et d'accueillir a 18h30, ses trois invités de la délégation des anti-mariage homo.

Un déplacement par les airs à 220 kilomètres de Paris, une heure en TGV, qui enterre totalement la promesse de campagne, formulée sur le quai de Laon, dans l'Aisne, le 24 avril, comme le rappelait une dépêche Reuters reprise par Le Point.fr.

Le candidat Hollande déclarait alors, pour se démarquer de Nicolas Sarkozy :

Oui je prendrai le train. [...] Il n'y a pas besoin d'un cortège, pas besoin de protection au-delà de ce qui est nécessaire.

Dix mois plus tard, le président Hollande fait donc un allez-retour à Lille dans l'un des avion de la République. Et cela tranche aussi avec la charte du gouvernement qui stipule que les ministres ont pour consigne de préférer le train à l'avion pour les trajets inférieurs à trois heures et le luxe de modestie affichée par François Hollande lors de ses premières semaines à l'Elysee.

Souvenez-vous, le 23 mai, François Hollande embarquait en Thalys pour Bruxelles -en profitant pour faire une petite sieste -  avant de revenir, dans la nuit, en voiture.

"L'avion ne correspond pas à mon mode de déplacement", répétait-il le 6 juin. Et pas seulement suite à la frayeur dans son avion pour Berlin frappé par la foudre le 15 mai.

Une exception ? Non, un début. Il va désormais falloir s'habituer aux images de François Hollande préférant l'avion au train. Même pour de très courtes distances. Selon les informations du Lab de source elyséenne, la scène va se reproduire dans les semaines a venir.

L'Elysee justifie en effet cette entorse à la promesse de campagne du président en un seul mot : Mali.

L'entourage du chef de l'Etat indique ainsi au Lab :

"Dans un contexte de conflit international dans lequel sont engagées les troupes françaises, il est indispensable que le président de la République, chef des armées, puisse rentrer plus vite à Paris ou rester plus longtemps en déplacement, sans être dépendant des horaires d'un train".

L'Elysée prend toutefois bien soin de préciser qu'il s'agit là d'une "situation exceptionnelle qui nécessite de la souplesse" et non pas d'une nouvelle doctrine. Une gestion "au cas par cas, pas systématique" assure-t-on, le temps de l'opération Serval.

Des opérations militaires au Sahel qui détermineront aussi si, en 2013 comme en 2012, le président partira et reviendra de vacances en train.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mfh 25/01/2013 10:15


fais comme je te dis mais....ou paroles paroles...dalida etait une proche de "francoisnum1"...mf