Le vote des Nations Unies sur la Palestine serait un revers pour la paix. Traduit par Nancy Verdier

Publié le 18 Septembre 2011

Pas de paix au moyen-Orient sans la reconnaissance par les états Arabes de l'état d'Israël. On ne peut pas demander aux israèliens de prendre le sabre et de se faire harakiri avec le sourire en plus! On ne peut pas exiger d'Israël ce que les états arabes refusent à Israël ! C'est à dire, la reconnaissance d'un état juif dans des frontières sécurisées. Et puis quoi d'autres? Quid de cette Palestine sous l'autorité jordanienne? Car au fond, pourquoi demander à Israël le petit  bout d'un territoire alors même que la plus grande partie se trouve en Jordanie? La réponse est dans la question: parce que la Jordanie est musulmane et arabe. En fait, les jordaniens sont des palestiniens! En fait, c'est l'état juif et les israèliens que souhaitent éliminer les propagandistes de ce micro-état palestinien.
Uniquement cette "petite chose" qui n'est rien d'autre que de supprimer un état de 
 7 619 600 habitants au 30 juin 2010, dont les ancêtres et les racines se trouvaient là bien avant que n'apparaisse le premier musulman sur cette terre ! Faut-il rappeler que la Mosquée à Jérusalem s'est construite sur les ruines du deuxième temple de Salomon ! Voici un rappel des évenements d'Alan Dershowitz traduit par Nancy Verdier. 

Gérard Brazon

****************

by  Alan M. Dershowitz

Traduit de l’anglais par Nancy VERDIER

Les prochains votes prévus au Conseil de Sécurité et à l’Assemblée Générale des  Nations Unies qui accorderont aux Palestiniens une sorte de reconnaissance d’Etat sans leur demander de négocier des accords de paix avec Israël,  mettraient considérablement en péril le processus de paix.

Tandis que l’Egypte et la Turquie font tout pour accroître les tensions, l’Autorité Palestinienne cherche à isoler l’Etat Hébreux encore davantage en exigeant que la reconnaissance de cet « état »   se fasse sans passer par des négociations de paix avec Israël. Le Président Mahmoud Abbas décrit ainsi son jeu politique dans cette étape de reconnaissance sans discussions préalables pour une solution à deux états : «  Nous allons faire valoir la plainte que nous, les palestiniens, vivons sous occupation depuis 63 ans » "

 

Que s’est- il  passé  exactement il y a 63 ans ?

Les Nations Unies ont recommandé la partition des territoires anciennement sous mandat britannique (sur une petite portion de Palestine ; la partie principale étant occupée par la Jordanie // note de Nancy Verdier-traductrice) en deux états : l’un juif, l’autre arabe. Israël et la majorité des états dans le monde ont accepté ce plan de partition.  Et Israel s’est déclaré Etat nation du peuple juif. Les Etats-Unis, l’ Union Soviétique et les grandes puissances reconnurent cette déclaration et le principe de solution à deux états.

Les pays arabes à l’unanimité rejetèrent le plan de partition des Nations Unies et la déclaration de l’Etat d’Israël.  La population arabe à l’intérieur des frontières d’Israël et sur les terres prévues pour un futur état arabe, fit cause commune avec les nations arabes et prirent les armes contre Israël.

En défendant son droit à l’existence Israël  perdit 1% de sa population, dont beaucoup étaient des civils et des survivants de  l’Holocauste.  Cependant les dirigeants palestiniens actuels tiennent toujours à  appeler les  malheurs qu’ils se sont eux-mêmes infligés du fait de leur propre refus de la solution à deux états : La « Nakba » c’est -à- dire la « Catastrophe. »

En revendiquant le fait que les palestiniens sont “sous  occupation depuis  63 ans" (à distinguer avec les 44 ans écoulées depuis l’attaque arabe contre Israël en 1967 et l’occupation par Israël de quelques parcelles de Judée Samarie  prises sur  la Jordanie ex Palestine : note de Nancy Verdier-traducteur) le président palestinien essaie de revenir à une époque antérieure  à la création de l’Etat d’Israël fondée sur une décision des Nations Unies et la proposition de deux états. En d’autres termes la manoeuvre de se voir reconnaître un état de Palestine aux Nations- Unies,  fondée sur la formulation de M. Abbas que les palestiniens sont sous occupation depuis 63 ans est une tentative de défaire les décisions de l’ONU qui ont abouti à la création de l’Etat d’Israël 63 ans plus tôt.

L’occupation dont se plaint M. Abbas explique pourquoi il est si  catégorique dans son refus de reconnaître Israël comme état et nation du peuple juif.  Tous les états arabes sont officiellement des états musulmans et cependant  comme en 1948, aucun d’eux n’est préparé à accepter l’existence permanente d’un état juif au Proche-Orient. Certes, il existe des dirigeants au sein même de l’Autorité Palestinienne  disposés à accepter l’existence d’Israël du bout des lèvres,  du moment que le soit disant droit au retour  demeure pour 4 millions de soit – disants réfugiés qui s’ils rentraient en masse, transformeraient Israël en un nouvel état arabe.

Mahmoud Abbas est en principe un homme sensé, et bien des choses qu’il a dites récemment à propos de  la solution de deux états côté à côté étaient  raisonnables. Mais il a un double langage : l’un à destination de la communauté internationale, et l’autre à destination du palestinien de la rue. Sa plainte à propos des 63 ans d’occupation est clairement destinée à ses administrés à qui il lance le signal clair qu’il n’abandonnera jamais le but ultime de transformer Israël en un état palestinien.

Si l’Assemblée Générale reconnaît la Palestine comme état sans qu’il y ait besoin de passer par des négociations avec Israël, elle signifiera par la même l’abandon d’un grand nombre de  ses résolutions antérieures, et la fin des accords bilatéraux passés entre Israël et l’Autorité palestinienne. Une telle reconnaissance, mettrait en péril les perspectives d’une paix négociée et encouragerait la violence auprès d’une population palestinienne frustrée qui attend beaucoup mais  n’aura rien à  gagner de concret par une action impuissante de l’ONU

Nous avons vu ce qui s’est passé en 2000 – 2001 quand les palestiniens ont été sur le point d’avoir leur état. Ce projet fut mis en pièces par Yasser Arafat qui rejeta le plan de paix  Clinton – Ehud Barak. Le rejet d’ Arafat que même l’ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis à l’époque ,  Bandar bin Sultan, qualifia plus tard de “crime” contre le peuple palestinien eut pour conséquences la reprise de l’Intifada et des émeutes sanglantes dans lesquelles des milliers de palestiniens et israéliens furent tués. Les Nations Unies  seront responsables de tous les débordements sanglants qui s’ensuivront si elles ravivent le feu de la violence en élevant les attentes des palestiniens à un niveau inconsidéré tout en réduisant les perspectives d’une paix négociée. 

Le Premier Ministre israélien  Benjamin Netanyahu a fait pression auprès des palestiniens pour qu’ils retournent à la table des négociations sans conditions préalables. Il n’y aurait pas de reculade  avec cette manière de procéder puisque tout serait mis sur la table des négociations y compris les frontières, le droit au retour, la reconnaissance d’Israël comme état nation du peuple juif, les installations (de Judée Samarie) et d’autres questions que les palestiniens voudraient négocier dans le cadre d’une solution à deux états.

La tâche de l’ONU est de promouvoir la paix, pas de la mettre en péril. Alors au lieu de décourager les négociations en promettant une reconnaissance,  l’ONU devrait exiger que la direction palestinienne et le gouvernement israélien retournent à la table des négociations et les reprennent immédiatement sans conditions préalables. Ce serait là, un pas positif.  .

An earlier version of this article appeared in the Wall Street Journal. Une version antérieure de cette article a été publié dans le Wall Street Journal.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

Commenter cet article