Législatives : Fillon et Copé se posent en chefs de guerre. Préface Gérard Brazon

Publié le 10 Mai 2012


Voilà les redoutables compétiteurs que l'UMP offre à la droite. Enfin à la droite molle, celle qui aura fait perdre au peuple de droite quasiment toutes les élections. Jean François Copé Maire de Meaux donna le plus grand abattoir de l'Île de France au halal islamique. Alors il répète à l'envie qu'il est l'initiateur de la loi contre la burqa et le niqab. Voici donc l'homme qui se veut le futur candidat à la Présidentielle de 2017. Car au fond, nul n'est assez naïf pour croire que c'est cela qu'il veut mettre en place! Une UMP au service de sa candidature. Espérons que les adhérents de l'UMP feront la même analyse que la mienne! Copé n'est pas et n'a pas le talent d'enfumeur de Sarkozy.

Quant à Fillon, ex premier ministre qui a inauguré la mosquée d'Argenteuil avec une gamine de six ans entièrement voilée à ses côtés! Cela le disqualifie de facto à toutes prétentions pour gouverner la France au nom de la droite. Sauf si demain, c'est un Président de la République musulman. Il sera une sorte de vizir protestant...

L'avenir n'est pas dans ces hommes qui ont dans leurs bagages les Valérie Pécresse, les Nathalie Kosciuszko Morizet, Les Chantal Jouano, les Rama Yade et j'en passe! Les mêmes qui par leur inconséquence ont fait perdre la France et le peuple de Droite.

L'avenir passe par la reconstruction d'une Droite sûre d'elle-même, de ses valeurs, sans compromissions avec ses principes de Liberté. Une Droite libérée de la tutelle idéologique de la gauche castratrice. La gauche ce n'est pas la culture, ce n'est pas l'enseignement, ce n'est pas les idées généreuses, c'est tout le contraire justement. Il faut que cette droite qui se refonde explique bien aux Français qui elle est et pourquoi il est nécessaire qu'elle se refonde. L'UMP c'est le passé! Un triste et affligeant passé qui ne fût au service que des européistes et au service d'un seul homme Nicolas Sarkozy. L'UMP ne fut rien d'autre que celà. Nicolas Sarkozy parti, l'UMP n'a plus aucune raison d'être hormis pour ceux qui veulent utiliser ce parti dépassé pour leurs ambitions personnelles. Il est inutile de faire croire comme le fait François Fillon qu'une victoire est possible sans l'union de toutes les droites y compris avec Marine Le Pen. Le dire est un mensonge? Le dire c'est trahir de nouveau les électeurs de l'UMP. Le dire est une forfaiture vis à vis de la France. Le dire c'est avouer que les législatives n'ont plus aucune importance pour eux. C'est 2017 qui les passionne! Lamentable.

Gérard Brazon

www.gerard-brazon.com: cet article peut être reproduit, c'est même recommandé sous réserve de citer l'auteur et le nom du site: Puteaux-Libre. - Liberté d'Expression-Résistance. 


 

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Le Figaro

Le premier ministre et le patron de l'UMP ont appelé à l'unité et à la mobilisation des troupes pour juin.

Le roi est mort, vive le roi. Lundi devant ses troupes réunies à l'Élysée,Nicolas Sarkozy, qui va quitter le champ politique, avait prévenu: «La famille se trouvera un nouveau chef.» Tous deux prétendants au titre, le premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copécommencent à se poser en chefs de guerre. Mercredi, l'un comme l'autre ont dessiné un plan de bataille pour les législatives à venir, en livrant une stratégie et une ligne politique, tout en appelant les troupes à «l'unité».

Dans un entretien au Figaro Magazine, à paraître vendredi, le patron du parti - qui entend bien le rester - estime que la stratégie de campagne de Sarkozy, très ancrée à droite et qui a fait débat mezzo voce au sein de la majorité, «ne devait pas être si mauvaise», eu égard au faible écart qui sépare in fine les deux candidats. Il juge que «les Français n'ont pas rejeté les valeurs et les idées que Nicolas Sarkozy a portées» et qu'il «n'y a donc pas de raison d'abandonner les orientations politiques» de l'UMP.

Un record de longévité à Matignon

Copé estime toutefois que l'heure de l'exégèse n'est pas venue. Le patron de l'UMP rappelle que tout accord local entre un candidat UMP et le FN est exclu, car «contraire à la ligne de l'UMP». Il annonce son objectif: «faire entrer à l'Assemblée le plus grand nombre de députés». «L'UMP peut gagner», martèle-t-il dans LeFigaro Magazine. Son rival, François Fillon, pose lui aussi des jalons pour la suite. Le premier ministre, qui détient un record de longévité à Matignon, a profité du dernier Conseil des ministres, instant solennel (lire ci-dessous), de même que d'une réunion de députés UMP à l'Assemblée, pour donner à la droite sa feuille de route pour les semaines qui viennent. Exhortant la majorité à se ranger en ordre de bataille, il se pose, lui aussi, en chef de guerre. «Nous devons reprendre à la base le combat politique en restant fidèles à nous-mêmes», a-t-il lancé, après avoir rendu un vibrant hommage au chef de l'État. «La priorité des priorités est de nous mobiliser totalement sur les législatives», a-t-il ajouté.

Comme Copé, Fillon fait valoir que la victoire aux législatives n'est pas impossible. «Je persiste à penser que le pays n'est pas traversé par une vague rose», a-t-il souligné. Fillon a appelé la famille à rester «solide et digne»: «L'heure n'est pas aux déballages, aux amertumes et à je ne sais quel inventaire», a-t-il martelé, alors que certains, à l'instar du ministre Laurent Wauquiez, ont déjà commencé à mettre en cause la stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Fillon, qui aurait souhaité une campagne présidentielle centrée sur la crise, la dette et l'Europe, n'en pense pas moins. «Le temps du diagnostic viendra, précise-t-il. Mais pour l'heure, ne basculons pas dans la contrition car la gauche n'attend que cela.»

Un «pilotage collectif»

Le chef du gouvernement, qui s'est toujours posé en garant de l'unité de la majorité, en a appelé au «rassemblement» de la majorité sortante, alors que Copé a proposé un «pilotage collectif» de la campagne. «Personne ne gagnera en jouant sa partition personnelle», a-t-il prévenu, ajoutant que les Français veulent qu'on s'occupe d'eux. «Je serai unitaire partout et pour tous, et je m'engagerai avec vous de toutes mes forces», a-t-il poursuivi. Surtout, François Fillon dessine la «ligne politique» à tenir pour les législatives, alors que certains élus UMP - minoritaires - en appellent à des accords avec le FN. «Notre devoir est de nous battre sur nos convictions politiques, a martelé Fillon. Il ne faut ni céder aux intimidations de la gauche (…) ni aux menaces de l'extrême droite dont le but est de nous diviser, pour ensuite nous briser.»

Le chef du gouvernement a profité de ces deux interventions pour dresser le bilan du quinquennat et vanter les réformes accomplies par son gouvernement. «La promesse faite en 2007 de mettre la France en mouvement a été tenue, a-t-il lancé. Jamais autant de chantiers ouverts. Peut-être cela nous a-t-il coûté. Mais avions-nous le droit de louvoyer? Je ne le crois pas.»

François Fillon s'est toujours montré très sourcilleux avec ce bilan, qui est aussi le sien. Un bilan qu'il n'a eu de cesse de défendre ces derniers mois, sur les estrades des meetings UMP. Et dont il aurait aimé qu'il soit plus présent dans la campagne présidentielle. Le premier ministre a toutefois laissé poindre quelques regrets, estimant que dans un contexte de crise, «il est sans doute normal que les Français n'aient pas mesuré avec quelle vigueur le gouvernement a conjuré les risques encourus». François Fillon remettra jeudi au président sortant la démission du gouvernement, qui gérera les affaires courantes jusqu'à la passation de pouvoirs, le 15 mai.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Louvois 10/05/2012 15:09


Il est tellement nul, que j'ai parfois l'impression que Copé est une taupe socialiste infiltrée à l'UMP pour mettre en marche la machine à perdre !

Yves IMBERT 10/05/2012 12:14


l'analyse est correcte.


Ce sont les mêmes qui ont rejeté et continue à rejeter les électeurs FN avec une suffisance insupportable digne des bobo-gauchos qui même pris les doigts dans la confiture veulent donner des
leçons à terre entière


Ce sont les mêmes qui ensuite s'offusquent qu'une partie desdits électeurs ait voté blanc , dcidemment ils ont l'art d'invoquer leur propre turpitude.

marco 10/05/2012 09:59


Il est certain que la droite a besoin de se reconstruire,mais pas avec les membres du précédent gouvernement tous responsables au même titre que Nicolas sarkosy de la défaite aux élections
présidentielles.Ils ont tous applaudit a chaque décision du Président bonne ou mauvaise.Aucun d'eux ne devrait figurer dans un prochain gouvernement de droite.