Léonarda et le retour de la "famille parasite". Par Gabriel Robin

Publié le 8 Juillet 2014

 Par Gabriel Robin Pour Boulevard Voltaire

Les films d’horreur américains génèrent souvent de multiples suites, le « méchant » parvient toujours à revenir alors qu’on le croyait mort et enterré. Freddy, Chucky, ou Jason trouvent toujours une solution pour tuer à nouveau, profitant généralement d’une imprudence des « gentils » dans l’épisode précédent. Il en est un peu de même pour « Leonarda », les suites se multiplient et sombrent à chaque fois un peu plus dans la vulgarité d’un cinéma de série Z aux effets spéciaux ringards.

Le patriarche Dibrani, au physique proche du tueur consanguin typique desslashers en zone rurale, s’emporte et promet un nouveau massacre pour la promotion du nouvel épisode dans Le Figaro : « On va leur montrer à Hollande et à Valls qui est le chef ! On va leur dire en face ! Ils ne me croyaient pas quand on disait qu’on était européens ! Ils nous ont renvoyés au Kosovo comme des animaux, avec de faux papiers ! Ah, le préfet du Doubs, il va être bien dans la merde ! ». La famille Dibrani est pire que celle de Massacre à la tronçonneuse, increvable et bien décidée à démontrer les failles dans la sécurité des frontières intra-européennes !

Car, oui, Xhemila Dibrani, Leonarda et les autres enfants de la famille, vont désormais recevoir des passeports croates. Resat Dibrani, n’a, quant à lui, plus qu’à faire légaliser son mariage afin d’obtenir aussi un « laisser-passer » valable pour l’Union européenne entière ! Ces passeports croates sont de véritables tickets gagnants du loto pour les Dibrani, qui pourront bénéficier des largesses de l’Etat français à leur guise.

Resat, super tueur en série politique, prévient ses futures victimes socialistes : « Lundi, ils auront les passeports, jubile le père. Et dans une semaine, quinze jours, on partira, toute la famille ensemble ! Comme ça, ma femme – enceinte de huit mois et demi – accouchera à l’hôpital de Pontarlier, là où est née Medina (une autre de leurs filles) ». Les membres du gouvernement, victimes expiatoires, sont semblables aux jeunes gourgandines assassinées dans les premières demi-heures des films de la série Scream, trop naïves et visibles pour échapper au psychopathe. Car les conséquences politiques seront inouïes ; Manuel Valls avait fait de l’expulsion de cette famille, un exemple, et une marque de fabrique « sécuritaire », à opposer à la gauche plus traditionnelle et « sans-frontiériste » de l’ex premier-ministre Jean-Marc Ayrault.

L’Union européenne fait figure de passoire, permettant à des gens comme les Dibrani de narguer la France. Resat Dibrani en a d’ailleurs rajouté une couche : « Nous allons aller à la cour de Strasbourg pour demander des dommages et intérêts. La France, maintenant, on va la faire payer ! ». Vivement la suite, et pensez à acheter des pop-corns, les Dibrani en ont plus fait contre le gouvernement que toute l’opposition réunie !

leonarda

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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