Les autorités tchétchènes imposent aux femmes l'obligation de se vêtir suivant les règles de l'islam

Publié le 25 Mars 2011

         Les autorités tchétchènes imposent aux femmes l'obligation de se vêtir suivant les règles de l'islam, et tolèrent des agressions violentes contre celles dont la tenue est jugée indécente, a affirmé Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le gouvernement fédéral de la Russie n'a pratiquement rien fait jusqu'à présent pour réagir à ces violations des droits des femmes en Tchétchénie.

Chechnya0311         Le rapport de 40 pages, intitulé «You Dress According to Their Rules: Enforcement of an Islamic Dress Code for Women in Chechnya»On doit s'habiller selon leurs lois : Imposition d'un code vestimentaire islamique pour les femmes en Tchétchénie»), décrit les actes de violence, le harcèlement et les menaces que subissent les femmes en Tchétchénie, dans le but de les pousser à porter le voile ou à s'habiller de façon plus «décente», avec des jupes longues et des manches couvrant leurs bras. Les agressions détaillées dans le rapport ont été commises de juin à septembre 2010 par des hommes non identifiés, qui seraient des agents des forces de l'ordre, dans le centre de Grozny, la capitale tchétchène.

«Ces agressions contre des femmes sont scandaleuses, et l'implication présumée de représentants des forces de l'ordre est particulièrement préoccupante», a déclaré Tanya Lokshina, chercheuse sur la Russie chez Human Rights Watch. «Le Kremlin devrait réaffirmer publiquement et sans ambiguïté, en particulier auprès des autorités tchétchènes, que les femmes de cette république ont comme toute autre citoyenne russe le droit de se vêtir comme elles le souhaitent.» Le gouvernement russe devrait également s'assurer que les agresseurs seront poursuivis en justice, a affirmé Human Rights Watch.

Ces agressions, ainsi que l'imposition d'un code vestimentaire, font partie d'une «campagne de moralisation» quasi-officielle initiée il y a plusieurs années par les autorités tchétchènes dans cette république. Cette politique porte atteinte aux droits à la liberté de religion, de conscience et d'expression, ainsi qu'au droit à l'autonomie personnelle, pourtant garantis par la constitution de la Russie et par ses obligations internationales en matière de droits humains, selon Human Rights Watch.

En 2009 et 2010, les autorités ont progressivement élargi à d'autres lieux publics le champ d'application de cette « loi sur le voile » imposée de facto, y compris aux lieux de divertissement, aux cinémas, et même aux espaces extérieurs. Ces mesures sont appliquées de façon stricte et publiquement soutenues par le président tchétchène Ramzan Kadyrov, qui a été nommé directement par le Kremlin. Dans de nombreuses interviews accordées aux médias, Kadyrov a ouvertement affirmé considérer les femmes comme inférieures aux hommes. Il a déclaré qu'il était du devoir des femmes d'obéir aux hommes et de se couvrir le corps, de façon à épargner à ces derniers toute tentation de violer la morale islamique.

Les agressions de l'été dernier ont été le signal d'une intensification spectaculaire de la campagne sur le voile. Des hommes non identifiés, pour la plupart vêtus comme des agents des forces de l'ordre locales, ont tiré sur des dizaines de femmes à Grozny avec des pistolets de paintball (à balles colorantes), parce qu'elles portaient des vêtements jugés impudiques et n'avaient pas les cheveux couverts. Ces hommes ont également distribué des dépliants affirmant que les tirs de paintball étaient une mesure préventive pour pousser les femmes à adopter le voile, et menaçant celles qui s'y refusaient de mesures plus « persuasives ». Les 31 femmes rencontrées par Human Rights Watch dans le cadre de ce rapport ont toutes interprété cela comme une menace d'utiliser la prochaine fois des armes réelles au lieu de pistolets à paintball.

Dans une interview télévisée en juillet 2010, Kadyrov a approuvé sans équivoque ces agressions au paintball. Il s'est déclaré prêt à « remettre un prix » aux hommes impliqués, et a affirmé que les femmes visées méritaient d'être traitées ainsi.

Au début du Ramadan, à la mi-août 2010, des groupes d'hommes en costume traditionnel islamique qui prétendaient représenter le Haut Conseil islamique de la république se sont mis à humilier publiquement dans le centre de Grozny des femmes dont la tenue vestimentaire contrevenait à leur propre interprétation des lois islamiques en matière de décence. Ils ont distribué des brochures expliquant en détail ce qu'est une tenue islamique féminine convenable, et ont ordonné à ces femmes de porter des voiles, des jupes descendant bien en dessous du genou, et des manches couvrant les coudes.

Des jeunes au comportement agressif se sont joints aux prétendus émissaires du conseil. Ils ont tiré les manches des femmes, leurs jupes et leurs cheveux, touché la peau de leurs bras nus, et les ont accusé de s'habiller comme des « catins », en plus d'autres remarques et gestes humiliants. Au cours d'entretiens avec Human Rights Watch, plus de 30 victimes ont décrit le harcèlement systématique qui a continué pendant tout le mois de Ramadan. Les forces de l'ordre étaient impliquées dans certains cas, en tant qu'agents de l'application du code vestimentaire féminin.

« Quand un représentant de l'État comme Ramzan Kadyrov fait l'apologie de la violence et parle des femmes en termes dégradants, il encourage ouvertement les agressions et les humiliations contre celles-ci », a affirmé Tanya Lokshina. « C'est totalement inacceptable, et pourtant les autorités russes ne semblent faire aucun effort pour l'inciter à mesurer ses propos. »

Le Bureau du procureur général de la Russie a ordonné aux autorités tchétchènes de se pencher sur les cas d'agressions au paintball. Les autorités fédérales n'ont pourtant pris aucune mesure supplémentaire pour mettre fin à l'imposition d'un code vestimentaire islamique obligatoire. Il n'y a eu aucune réaction officielle, quelle qu'elle soit, face aux propos inacceptables de Kadyrov justifiant la violence contre les femmes. [...]

Source : Human Rights Watch, 10 mars 2011

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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muller marie-claire 25/03/2011 19:48



Il est certain que nous devons réapprendre ce que c'est la vraie vie les vrais valeurs ce qui éléve,exercer son libre arbitre et non se laisser diriger par ceux qui nous veulent du mal .


Un EMAIL reçu aujourd'hui relate l'histoire de quelqu'un de courageux ,d'admirable quelqu'un qui a compris que l'être humain a beaucoup de valeur ce qui est volontairement occulté aujourd'hui par
ceux qui installent la barbarie:



 Le prix n’est pas toujours décerné au plus méritant…
 Irena Sendler




> > Très récemment une dame nommée Irena est décédée à l’âge de 98 ans.
> > > Durant la seconde guerre mondiale, Irena a obtenu la permission de travailler dans le ghetto de Varsovie, en tant que spécialiste de plomberie et égouts.
> > > Elle avait en fait un motif plus grand… Elle SAVAIT quel était le plan des Nazis pour les juifs (étant elle-même Allemande).
> > > Irena a fait sortir clandestinement des petits enfants (bébés) en les cachant dans sa boîte à outils qu’elle emmenait avec elle, et elle s’était muni d’un sac en toile de jute à
l’arrière de son camion pour les plus grands enfants. Elle gardait également un chien à l’arrière, qu’elle avait entraîné à aboyer au moment où les Nazis la laissaient entrer et sortir du
ghetto. Les soldats ne voulaient en aucun cas avoir à faire au chien, et les aboiements couvraient également les bruits des enfants et des bébés…
> > > Pendant cette période, elle est parvenue à faire sortir clandestinement et sauver 2500 enfants et petits enfants. Elle fut
finalement capturée, et les Nazi lui brisèrent ses jambes, et ses bras et la battirent sévèrement.
> > > Irina a conservé la liste des noms de tous les enfants qu’elle a fait sortir en la gardant avec elle dans un bocal enterré sous un arbre dans son jardin.
> > > Après la guerre, elle a tenté de localiser les parents qui auraient peut-être survécu, afin de réunir à nouveau les familles. La plupart avait été gazée.
> > > Ces enfants qu’elle a aidés ont été placés dans des familles d’accueil ou des familles adoptives.
> > > L’année dernière, Irena était en lice pour le Prix Nobel de la Paix… mais n’a pas été sélectionnée.  Al Gore a gagné, pour une présentation sur le réchauffement global.
>




Un message important, et tout particulièrement cette « bande-dessinée » ci-dessous. TRADUCTION DU TEXTE DE LA BANDE DESSINÉE , EN BAS DE PAGE N’OUBLIONS JAMAIS. En mémoire - 63 ans plus tard




commentaires à la suite.




 



> > Traduction :
> > > Je dois te dire, Monsieur… c’est un tatouage vraiment ennuyeux que tu as sur ton bras. C’est juste une série de chiffres.
> > > Eh bien, j’avais environ ton âge quand je l’ai eu, et je l’ai gardé pour me rappeler.
> > > Ah ! Pour te rappeler des jours heureux ?
> > > Non…d’un temps où le monde est devenu fou…
> > > Imagine-toi dans un pays, où tes compatriotes suivaient la voix d’extrémistes politiques qui n’aimaient pas ta religion.
> > > Imagine que tout te soit enlevé, que ta famille entière soit envoyée dans un camp de concentration comme travailleurs esclaves, puis systématiquement tués.
> > > Dans cet endroit, ils prenaient même ton nom pour le remplacer par un nombre tatoué sur ton bras.
> > > Ça s’appelait l’holocauste, durant lequel des millions de gens ont péri, juste à cause de leur foi…
> > > Alors, tu le gardes (ce tatouage) pour te rappeler des dangers de l’extrémisme politique ?
> > > Non ma chère, pour TE les rappeler. »
> > > Nous sommes maintenant à plus de 60 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe.
> > > Cet e-mail est envoyé comme une chaîne de mémorial, en mémoire de 20 millions de Russes, de 10 millions de chrétiens, de 6 millions de Juifs et de 1900 prêtres catholiques qui
furent tués, massacrés, violés, brûlés, affamés et humiliés alors que les peuples Russes et Allemands regardaient de l’autre côté !
> > > Maintenant plus que jamais, avec l’Irak, l’Iran, et d’autres, clamant que l’Holocauste est un mythe, il est impératif de s’assurer que le monde
n’oubliera jamais, car d’autres voudraient le reproduire.


Désolee les desseins et la photo ne passent pas!!!