Les aveux d’un grand coupable nommé Roland Dumas.

Publié le 29 Janvier 2015

Nous assistons souvent à des jugements qui, pour le moins, sont particuliers quand ils concernent le Front National.

Mais sans honte aucune, un socialiste déclare qu'il a souvé la République en ayant trahi les devoirs de sa charge. Jacques Chirac n'aurait jamais dû être Président de la République mais il le fût. Bravo Monsieur Dumas. Vous êtes sûrement un bel exemple de la justice française et j'imagine que toutes les racailles de France et de Navarre seront ravis d'apprendre si toutefois ils n'ont pas lu La Fontaine que les jugements de cours sont la porte ouverte à la chienlit.

C'est quand nous montrons ce type d'exemple que nous perdons toute crédibilité. Notez au passage qu'il a épinglé à son veston la rosette de la Légion d'honneur. Des soldats mort pour la France ne l'ont pas eu... C'est tout dire. Honte à Roland Dumas et à ces socialistes et autres dirigeants de la droite UMP.

Gérard Brazon

Roland Dumas

Les causes du déclin de la France, quoique multiples, me paraissent, au fond, beaucoup moins mystérieuses qu’on veut bien le dire. Le socialisme étatique et ses nombreux prédateurs, aussi bien dans la classe politique que dans la haute administration et les médias, y tiennent à l’évidence une place centrale. La foule immense des petits subventionnaires, constitutifs du parti de la médiocrité et de l’enfumage, s’emploie ainsi constamment à y composer des quasi-majorités praticiennes du chloroforme.

Dans son énorme pamphlet, dont le succès mérité tient plus à sa qualité d’écriture qu’à l’égale justesse de ses idées, Éric Zemmour rappelle certains épisodes tant soit peu oubliés de la descente aux enfers de la Ve république. Et d’insister, ici avec raison, sur l’importance de ce qu’il considère comme un coup d’État : l’arrêt du conseil constitutionnel du 16 juillet 1971. Il parle à ce sujet de « trahison des pairs » (1).

Par haine de Georges Pompidou, Gaston Palewski, président de cette institution, jusqu’ici discrète et complaisante, fabriqua de toutes pièces une arme de destruction massive, à son seul profit. Le conseil des prétendus « sages » inventa de toutes pièces un prétendu « bloc de constitutionnalité ». Le faisant reposer sur les principes très généraux de la déclaration de 1789 et sur le préambule de 1946 dont il s’affirme, depuis l’interprète, et le juge sans appel.

Indiscutablement ce verrou paralysera gravement, aussi longtemps qu’il existera, l’action réformatrice de tous les gouvernements quand ils se montreraient bien intentionnés.

Parmi les circonstances aggravantes, toutefois, on ne saurait oublier non plus, venant après la perversité des années Mitterrand, les deux mandats, immobilistes et déprimants, de Jacques Chirac (1995-2007). Cette période sera sans doute retenue à ce titre par les historiens futurs. Le monde se transformait et la France, au lieu de se préparer à tirer parti des possibilités encore immenses qui s’ouvraient à elle, s’est enfermée par la faute de sa direction étatique, dans son prétendu « modèle social ».

Au nom de celui-ci, on s’est replié, à la fois, dans une réglementation étouffante, dans les privilèges aberrants de nos grands monopoles, et dans les handicaps résultants de ce qu’on appelle faussement « sécurité sociale » : à peine élu, dès septembre 1995, Chirac allait proclamer celle-ci constitutive de l’identité française.

Or, on feint aujourd’hui de découvrir comme un secret d’État qui aurait été jalousement gardé, l’irrégularité de cette campagne présidentielle de 1995, qui le désigna. tel un match de catch truqué, elle aurait dû en bonne logique être annulée par le conseil constitutionnel.

Deux journalistes du quotidien « Le Monde », Raphaëlle Bacqué et Pascale Robert-Diard avaient mis à nu dès 2010 les « petits comptes entre ‘sages' »: une magouille obscure avait permis de reconnaître la légitimité de l’élu, en dépit d’une fraude manifeste.

Et, ce 28 janvier, au gré d’un entretien intelligemment mené par Yves Thréard, Roland Dumas qui présidait alors le conseil constitutionnel par la grâce de Mitterrand a bel et bien reconnu le fait.

Ce personnage incarna, certes, dans toute sa carrière, ce mélange de complaisances, de légèreté et d’incompétence caractéristique de notre classe politique, singulièrement dans son aile gauche. C’est pourtant avec reconnaissance que nous recueillons son aveu :

« En 1995, lui rappelle le collaborateur du « Figaro » vous êtes président du Conseil constitutionnel. Vous révélez que vous auriez pu invalider l’élection de Jacques Chirac à l’Élysée… »

– « C’était, répond-il, mon premier dossier, je venais d’entrer en fonction. Je peux le dire aujourd’hui, les comptes de campagne d’Édouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers. Que faire ? C’était un grave cas de conscience. J’ai beaucoup réfléchi. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J’ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain, de confirmer, à l’unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. Je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995. »

Montesquieu professait que la vertu est le fondement du régime républicain. Son excuse tient sans doute à ce qu’il n’avait jamais pu observer son fonctionnement réel. Mais s’il fallait une preuve d’une contradiction absolue entre ce que ces gens appellent « la république » et l’intérêt du pays, cet exemple suffit à l’administrer.

Jean-Gilles Malliarakis

1. Cf. Éric Zemmour, « Le suicide français », ed. Albin Michel, 2014, pages 36-42

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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L'EN SAIGNANT 31/01/2015 10:39


TOUS d'IGNOBLES ET INUTILES PARASITES PROFITEURS À METTRE À LA LANTERNE .!

Pivoine 30/01/2015 19:01


S'il n'y avait que cela, hélas ! Dans un pays digne de ce nom, de nombreux candidats, tels sarkophage, grollandouille, etc... ne devraient même pas avoir la possibilité de se présenter !