Provence: les bancs publics ont soudain disparu parce que trop d'arabes dessus...

Publié le 19 Juin 2012

Par les Echos

C'est un village de Provence où il fait bon vivre. Daudet y est peut-être passé avant de conter les aventures de Tartarin. On croirait l'entendre encore sous les platanes de la rue principale, le cours comme l'on dit dans le Midi. Mais justement, le cours vient d'être réaménagé de même que la charmante place sur laquelle il débouche. Ils en avaient bien besoin : chaussée défoncée, mobilier urbain hors d'âge. La population semble satisfaite des travaux entrepris par M. le maire. Mais une fois le chantier achevé, quelques passants remarquent que les bancs publics sur lesquels on devisait doctement jadis sur la corrida de samedi et le prix de la cagette de pêches ont disparu. Les vieux se demandent où ils vont bien pouvoir passer la fin de l'après-midi, quand la chaleur s'est adoucie et que ce n'est pas encore l'heure des jeux à la télé.

On se renseigne à la mairie : « Mais où sont passés les bancs publics ? » « Il n'est pas prévu de les remettre », répond d'un ton neutre l'employé de service. L'explication a le mérite de la sobriété mais cela semble tout de même un peu bizarre de faire des économies budgétaires sur les bancs publics. Un détour par le café de la place fera peut-être avancer l'enquête. Bonne pioche ! En quelques échanges, le mystère des bancs publics se dissipe. « Avant les travaux, les bancs étaient toujours occupés par les Arabes ; ça gênait les riverains. Alors la mairie a décidé de supprimer les bancs. Ca règle le problème. »Voilà un propos qui offre deux avantages : d'abord, il est plus crédible que les économies de bouts de chandelle, ensuite, il est tout à fait en phase avec les résultats du premier tour des élections législatives. Dans cette commune comme dans toutes celles alentour, le Front national a frôlé, voire dépassé, les 30 %. Cette explication présente même le grand atout d'inciter à réfléchir sérieusement à la société vers laquelle on se dirige. Si son seul moyen de régler les difficultés de cohabitation entre ses différentes composantes culturelles est de supprimer physiquement les plus modestes espaces de convivialité, elle est mal partie.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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jpb 19/06/2012 14:21


les bancs ne sont pour rien ,s'est l'inverse qu'il faut faire et non les bancs

henri 19/06/2012 14:13


Et sil'on remplaçait les bancs par des pieux ?   


Non : pas des lits des pals ! 

Claude Germain V 19/06/2012 11:59


Allez dans le Bearn ,une partie de mes ancetres sur quelques dizaines de generations y etait presente ......disons depuis toujours ......quand vous rentrez dans la ville de Pau sur les bancs des
petites places vous y trouvez qui ??..............donc .....desq bancs en plus ...inutiles  ; des bancs en moins ...hélas pourquoi pas ......