Les bons, les flics, les truands et la presse qui patauge dans un non sens moral

Publié le 20 Juillet 2010

           Nous vivons dans un pays fantastique ou l'on donne la parole à la famille, aux amis des tueurs de flics, ou à celle de celui qui refusé de s'arrêter, renversé  trainé un gendarme  sur 500 mètres sans que personne ne regarde qui est la victime.

          Est-ce les policiers, est-ce le Casino? Non bien sûr, c'est le truand qui s'est fait descendre. Le pauvre Karim, c'était un jeune sans emploi, issu d'une cité difficile, qui était bien gentil, faisait de mal à personne, était propre sur lui, était doux avec ses amis et sa famille, etc. Bon, c'est vrai, il était armé jusqu'aux dents, a commis un braquage, a tiré sur la police, des erreurs de jeunesse en somme, et puis c'est la faute à la société. Pas de quoi se faire tuer par ces salauds de flics.

Pitoyables journalistes à sensation.

         Qui est la victime à Saint Aignan? Est-ce les gendarmes? Non, c'est le pauvre Luigi le petit truand qui s'est fait descendre! Celui qui venait juste de braquer un gamin de 17 ans pour lui voler 20 € devant un distributeur.  Plus tard, sur plainte et recherche du truand, il refuse de s'arrêter à un barrage, renverse le gendarme et vous connaissez la suite...     

Les gendarmes et les policiers ne sont jamais les victimes. Ils meurent au devoir. Parfois ils ont droit aux honneurs mais plus souvent et surtout à l'oubli. Il aurait mieux fait de faire de la circulation, faire du PV. Les conducteurs sont moins violents. Affaire suivante...  

Luigi était un petit truand connu des services de police. Qu'il soit un père de 22 ans aurait dû lui mettre du plomb dans la tête au sens figuré plutôt qu'au sens propre. Alors la famille se venge, saccage, pille, détruit et la presse, ces suceurs de sang, allume ses micros et donne la parole à cette pauvre victime de la barbarie policière qu’est devenu ce pauvre Luigi d'une manière détournée.

Le gendarme? Qu'est-ce que la presse en a à faire finalement! Ils sont payer pour crever sous les roues des voitures, se faire descendre au coin d'une rue comme des policiers. Qui s'est posé la question si ces hommes d'uniforme ont des enfants, une famille? Cela n'intéresse pas la presse. Ils peuvent crever les flics. Ils le disent dans les cités, dans les chansons de rappeurs, Mort aux flics! Ces rappeurs ne sont même inquiétés.

Et ainsi va cette France des valeurs qui partent en guenilles. Entre les délits d’initiés, les petits arrangements entres amis, la petite et grande délinquance, les cités et la loi des loubards,  le citoyen lambda y perd son latin. Il se dit tout comme moi que, quelque chose ne tourne pas rond dans son pays.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Johanny 20/07/2010 21:39



Bonsoir Gérard.


 


Que rajouter de plus, ah si, ce brave petit Karim Boudouda avait paraît il été déjà condamné trois fois en cous d'assises, à 27 ans c'est une performance indéniable, d'autant plus qu'il avait du
commencer tyrès jeune puisqu'à 27 ans, malgré trois condamnations il se trouvait libre en pleine nature, de qui s'interroger...


 


Je ne voudrais pas paraître trivial, mais je pense à cet excellent dialogue dit par J. Gabin dans le film "Le pacha" lorsqu'il nous explique que "le mitan ça commence à bien faire", et surtout à
l'excellente chanson avec musique tout aussi excellente de Serge Gainsbourg !....   ( à dédier )


 


http://www.youtube.com/watch?v=ELxr5asAe-4