Les collabos de Marie Claire vue par Guillaume Faye.

Publié le 22 Février 2012

 

Proposé par Marie Claire Muller qui souhaite nous faire lire un extrait d'un livre de Guillaume Faye. Pour beaucoup, cet auteur est sulfureux mais je dois dire que ce fut dans l'un de ses livres que j'ai découvert l'ampleur et les risques d'une immigration galopante!

Il fut l'un des premiers à théoriser l'immigration en peau de léopards qui consiste pour la République, de perdre la main sur des territoires! A cette époque, le Kosovo fut pour moi la réalisation de sa théorie. Je peux dire qu'il m'a influencé sur une démarche politique qui a finalement abouti à me faire exclure d'une droite bien pensante qui me trouvait trop à droite pour elle et surtout trop soucieux de notre langue, notre culture, notre histoire et nos racines. Une fois que les yeux se sont ouverts, il est difficile de les refermer! Bien entendu, c'est du Guillaume Faye et il est préférable de le savoir avant de s'étonner de la teneur et de la virulence des propos. Guillaume Faye croit sincèrement à une guerre imminente, la plus terrible qui soit: une guerre civile! C'est donc avec cette vision de l'auteur qu'il faut lire cet extrait. 

Gérard Brazon

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Les pires ennemis ne sont jamais les agresseurs déclarés, mais les traîtres qu’on voit infester son propre camp, avec toujours cet air cauteleux et plaintif, cette morgue, ces soupirs ennuyés, ces leçons assénées du bout des lèvres et, surtout, ce goût morbide pour la perversion des idées saines, la compromission calculée, la démobilisation des forces vives. L’esprit de doute, insidieux, camouflé sous la hauteur d’esprit.

Il convient d’exercer la plus grande méfiance envers certaines «figures» des milieux identitaires européens, qui ne sont en réalité que des sous-marins de l’ennemi, fort habiles d’ailleurs, des «retournés», des agents doubles, dont le perpétuel discours enjôleur est de nous dire : «Il n’y a pas de guerre !»

Il faut nettoyer toute cette crasse intellectuelle (de droite ou de gauche) qui, faisant oublier l’urgence et la chaleur de l’incendie, se vautre dans le questionnement pseudo- philosophique stérile, la modération de vieille fille (pour «faire branché», évidemment), qui se prétend rebelle alors qu’elle est stipendiée, qui lèche les pieds des collaborateurs et des colonisateurs, ou qui fait semblant de ne pas voir l’intrusion en dénonçant, pour faire musclé, des ennemis imaginaires.

À ce propos, une bande de pense-menus a créé un ridicule Comité Non à Halloween – un groupe où se côtoient des chrétiens traditionnalistes et des illuminés évoliens, obsédés par l’anti-américanisme passionnel. C’est vraiment le moment ! Toujours ces attaques contre les moulins à vent quand l’inondation se propage. Ils se seraient bien gardés, par exemple, de créer un comité Non à l’Aït-El-Khébir… (Mais Brigitte Bardot fut condamnée pour avoir dénoncé ces pratiques). La lâcheté, toujours la lâcheté des faux rebelles intellos…

Il y a ceux qui nient et ceux qui mentent. Ils se ressemblent fort. Ceux qui «doutent», avec des raisonnements intellectuels creux, de la nature de la catastrophe qui se prépare ; et ceux qui travestissent sciemment la situation, tout en la connaissant à la perfection.

Les attentistes, les professeurs de doute qui refusent l’éclatante et tragique réalité, qui la savent et la dissimulent volontairement, minaudeurs qui se posent des questions tordues pour savoir si le feu qui embrase la maison est vraiment un feu ou bien un fantôme de feu.

 Les raisonneurs et les esprits faux, les manipulateurs d’idées qui font passer un rat pour un chat, les consolateurs, les truqueurs de statistiques, les sociologues verbeux volontairement aveugles, qui chantent les louanges du communautarisme et du tribalisme, les «penseurs» payés et tenus qui dissertent de peccadilles pour détourner l’attention, les historiens fabulateurs, les droitistes qui enfourchent le tricycle de la gauche la plus bête du monde, les prélats catholiques repentants et masochistes qui font semblant d’ignorer la réalité intrinsèque de l’islam, les démographes qui bidouillent les chiffres, les hiérarques de la police et de la justice qui maquillent la réalité, sur ordre de la classe politique ; les élus intéressés et optimistes (en plein incendie), les syndicalistes corporatistes et les paléo-marxistes attachés aux «droits acquis», la classe journalistique qui se tait sur la véritable nature et les vraies causes de l’explosion de la criminalité, les députés – droite et gauche confondus – qui votent des lois paralysant l’action policière et judiciaire, au nom de la protection des libertés, mais en réalité pour leur propre impunité, du fait de leurs incessantes corruptions et concussions; les intellectuels ou bateleurs politiques embourgeoisés et surprotégés qui chargent le «racisme» des beaufs et des petits Blancs franchouillards et leurs «fantasmes sécuritaires», et puis excusent, en les minimisant, les innombrables exactions – parfaitement racistes – des allogènes ; les «philosophes» autoproclamés qui, dans leurs jargonnants chichis, expliquent que la soupe est bonne, mon Général, que tout va bien, Madame la Marquise, que ceux qui annoncent guerre et cataclysme sont des démagogues populistes, qu’il faut être moderne et tolérant, que la planète a un avenir lumineusement démocratique et métissé, que le culte de la modernité droit-de-l’hommiste est l’antidote contre le retour de la Bête Immonde (au ventre toujours fécond) ; les traîtres de certains mouvements culturels identitaires de résistance qui passent l’arme à gauche et, sur ordre, pour se garantir une bulle de sécurité et quelques micro-subventions, se sentent pousser des ailes pour défendre et théoriser la société multiraciale (ah ! l’ethnopluralisme intellectuellement «pensé», quelle finesse !), sans jamais dire un traître mot de ses périls, tout se prévalant – odieux, ignoble mensonge déshonorant – de la «défense des valeurs de la civilisation européenne», alors qu’ils les trahissent bien proprement, ou plutôt bien salement, foulant aux pieds l’éthique même dont ils ont l’audace de se réclamer, selon laquelle l’honneur serait fondé sur la fidélité; et tout cela, Mesdames, pour faire oublier les erreurs, les dérapages, les fascinations inavouables de leur passé, dans l’espoir insensé de se voir remettre une petite médaille de troisième classe par un scribo-pontife de l’Église politically correct ; bref, tous ces dubitatifs raisonneurs, menteurs par bas calculs, philosophards emberlificotés dans leurs licornes idéologiques, idiots utiles, professeurs pontifiants, intellectuels achetés à prix soldé, artistes (nuls en général) agenouillés, etc., voilà la loqueteuse et honteuse cohorte des collaborateurs et des traîtres, nouveaux porteurs de valises, Cheval de Troie sur lequel l’ennemi compte bien.

Ces imbéciles ne se doutent pas une seconde que, lorsque la guerre commencera, ils seront pris entre deux feux, entre le marteau et l’enclume. Leurs faux amis leur couperont la tête comme le pêcheur décapite le poisson-appât devenu inutile, et les résistants de leur propre peuple les prendront pour première cible.

Car le collabo doit savoir que, quand la guerre éclate, le résistant, le partisan, comme l’attaquant, respectent l’ennemi qu’ils combattent et qui joue leur jeu (selon la loi de la Vie), mais ne considèrent même pas comme humains ceux qui ont essayé de marquer des buts contre leur propre camp. Ce réflexe est de toute époque et de toute civilisation, éternel dans l’histoire. Tout collaborateur fait un mauvais calcul. Mieux vaut, en temps de guerre, pour les calculateurs et les pense-petit, se tenir à l’écart et se faire plombiers.»

Guillaume Faye, «Les collaborateurs de l’ennemi»

Extrait de «Avant Guerre» (Éditions de l’Æncre) 

 

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire d'un doctorat en sciences politiques, il fut l'un des principaux théoriciens de la Nouvelle droite française des années 1970-1980, dans le cadre du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), cercle de réflexion créé et animé par Alain de Benoist, puis celui de l'extrême droite identitaire à partir de 1998.

Durant la période où il est lié à la Nouvelle droite, il travaille au Figaro Magazine, à Paris-Match, à VSD et anime des émissions de radio (La Voix du Lézard). Il dirige également un éphémère journal J'ai tout compris !.

Guillaume Faye s'éloigne de la politique de 1987 à 1998, devient animateur sur Skyrock, où il est Skyman, spécialiste des canulars radiophoniques et collabore à L'Écho des savanes. Il organise des sonorama et organise l'émission Avant guerre avec Olivier Carré. Il forme l'animateur Arthur. Il aurait aussi été occasionnellement acteur dans des films pornographiques1. Cette affirmation est pourtant contredite par Pierre Cavalier, secrétaire de rédaction du magazine Hot Vidéo2. De 1991 à 1993, il participe à l'émission Télématin sur France 2.

À partir de 1998, il publie plusieurs livres de réflexion qui font de lui l'un des principaux inspirateurs de la mouvance identitaire. Ses nouvelles positions sont très éloignées de la ligne tiers-mondiste et anti-occidentale qu'il défendait quand il était au GRECE3. En 2000, il relance J'ai tout compris ! sous la forme d'une lettre confidentielle mensuelle où il développe ses thèses : Faye prévoit un écroulement des sociétés européennes sous l'effet de l'immigration massive et une guerre totale entre l'Occident et l'islam. Après une interruption de plus d'un an, ce mensuel deviendra Signal d'alarme lors de sa reparution en avril 2006.

Faye développe dans ses écrits le concept d'« ethnomasochisme », qu'il définit comme la tendance d'un peuple déterminé à dénigrer sa propre histoire, sa culture et ses valeurs par rapport à celles de l'étranger, en stigmatisant ses propres fautes historiques et en souhaitant sa propre dissolution par le fait d'une immigration massive. Certains adversaires du métissage considèrent son apologie comme une forme d'« ethnomasochisme » : le terme a été repris dans les discours et les écrits de divers mouvements et auteurs, se retrouvant pour l'essentiel à l'extrême-droite4,5.

source Wikipédia

Rédigé par Gérard Brazon

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