Les droites radicales en Europe

Publié le 30 Août 2012

Nouvelle Revue d’Histoire droites radicale EuropeEdito  de la Nouvelle Revue d’Histoire n°62  – septembre-octobre 2012 (En kiosque à partir du 1er septembre 2012)

Ceux qui ont été happés dans leur jeunesse par les sortilèges de l’action politique restent souvent tentés de rechercher des solutions politiques à l’effondrement de notre ancienne civilisation européenne, en témoins stupéfaits et révoltés. À eux se pose l’éternelle question du « Que faire ? »

Qu’est-ce que notre époque peut retirer des exemples et des échecs des « droites radicales » européennes d’autrefois ? Certainement pas des recettes politiques. On ne reverra plus ce qu’elles ont vécu, pas plus qu’on ne reverra le siècle de Louis XIV ou celui des Hohenstaufen.

Il n’y aura plus jamais en Europe de « Grand Soir » à la façon de 1917, ni de révolution « immense et rouge » sur le mode fasciste. Non seulement c’est fini, mais nous savons que les espérances placées dans ces révolutions ont souvent très mal tourné, les meilleures intentions ayant souvent viré au cauchemar et aux catastrophes. Ce qui subsiste, c’est la constante leçon de l’hétérotélie : un grand projet volontariste aboutit souvent à des résultats opposés aux intentions.

L’espérance libératrice de 1789 accoucha de la Terreur puis de la dictature napoléonienne. L’espoir d’une révolution communiste égalitaire aboutit aux tueries du stalinisme puis au colossal échec de 1989. L’espérance d’une nouvelle chevalerie présente dans le fascisme et le national-socialisme enfanta les boucheries de la Seconde Guerre mondiale et la destruction de toute une civilisation…

Alors ? Ce qui subsiste des « droites radicales » c’est le souvenir d’un élan héroïque pour s’arracher aux pesanteurs du matérialisme, aux lois de l’économie, comme disaient les réprouvés d’Ernst von Salomon. Un élan poétique vers un horizon de grandeur et de beauté. Cela peut subsister dans des cœurs ardents, non pour imiter ce qui ne sera plus, mais pour inspirer de nouvelles énergies.

Devant le vide sous nos pieds, la voracité démente du système financier, que faire pour y mettre fin sans revenir aux erreurs et horreurs du socialisme réel que fut le stalinisme ? La réponse n’est pas claire… C’est qu’il y a peu de vraies réponses politiques, sociales ou économiques à la folie de l’illimité.

Les catastrophes prévisibles échappent au politique. Désolé pour ceux qui ont besoin de rêver à un système parfait, à une nouvelle utopie. Et je ne doute pas que de nouvelles utopies puissent encore surgir, bien que les Européens aient épuisé toutes les illusions sorties de leur cerveau imaginatif entre le XVIème et le XXème siècle. Mais sait-on jamais. L’oubli aidant, on verra sans doute resurgir ici ou là un « Front de gauche » rêvant d’un nouveau 1917, ou encore un « Front de droite » imaginant un humanisme viril, comme disaient les jeunes soldats de la Classe soixante.

Pour me faire comprendre, je vais dire les choses autrement. Quand on est affronté à un système perçu comme insupportable ou catastrophique, un mouvement élémentaire de révolte et de bonne santé conduit à imaginer deux types de solution. La solution systémique ou la solution spiritualiste.

- La première imagine un autre système politique et social à travers une révolution.

- La seconde vise à une transformation des hommes par la propagation d’une autre vision de la vie, d’une autre spiritualité ou d’une autre philosophie.

C’est ce que fit le stoïcisme dans la Rome impériale ou le confucianisme auprès des élites chinoises. C’est aussi ce que fit le christianisme après son adoption comme religion d’État de l’Empire romain. Les effets n’ont pas toujours coïncidé avec les intentions, mais le stoïcisme, par exemple, a continué d’imprégner fortement toute une part de l’éducation chrétienne puis laïque pendant des siècles, n’ayant rien perdu de son pouvoir formateur. C’est dire la force des « réformes intellectuelles et morales » quand elles répondent à une attente.

Que notre époque, en Europe, soit en demande d’une profonde réforme intellectuelle et morale, c’est l’évidence. Mais, pour se réformer, suffit-il de s’indigner comme l’a proposé un trop habile pamphlet, caressant les molles aspirations des bobos ? J’en doute. À l’inverse, l’élan d’énergie qui animait la meilleure part des « droites radicales » d’autrefois pourrait-il contribuer à une telle réforme ? C’est une question que l’on peut poser.

[cc ] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nadia Furlan 01/09/2012 16:01


"L’espérance libératrice de 1789 accoucha de la Terreur puis de la dictature napoléonienne."


 


Et le prétendu "printemps arabe" a accouché de l'hiver islamiste.


 


En vérité, ceux qui veulent "le changement", sont généralement ceux qui veulent être califes à la place du
calife.


Comme le dit Gracchus Babeuf dans son rapport sur la Vendée "La guerre de Vendée et le système de
dépopulation" 


C’est une vérité qu’en partant nos soldats ont
cru aller pour défendre leurs frères de la Vendée opprimés par les brigands. Je répète que c’était précisément les termes de la proclamation faite dans Paris. Si on eût dit que c’était pour
égorger, piller et brûler, la vertu du peuple se fût révoltée. C'est toujours par ses vertus qu'on prend le peuple : c’est avec elles qu’on parvient à l’égarer et qu’on le conduit à se
détruire lui-même. » p151


Notre vision de la Révolution a été formatée par l'école  "républicaine", qui a occulté que les bénéfices ont été nuls pour le peuple,  entraîné dans des guerres sanglantes sous
prétexte de diffuser l'idée de liberté partout en Europe, pour le plus grand profit des acheteurs des biens "nationaux" acquis à vil prix, en violant les principes des Droits de l'Homme la
Liberté -interdite-, la Propriété, volée, la Sûreté - aléatoire- et la Résistance à l'oppression, -impossible.


Le patronat a eu les mains libres pendant un siècle avec la loi Le Chapelier.


La fine fleur de la jeunesse française a laissé la vie sur les champs de batailles pour que les dirigeants de la Révolution aient un prétexte pour instaurer la dictature à l'intérieur.


Démographiquement, le pays le plus peuplé d'Europe ne s'en est jamais remis.


Les méthodes de manipulation des masses et de racontars idéologiques ont commencé à la Révolution...


Ce que nous voyons aujourd'hui en Syrie n'est que la suite logique, ou l'analogie exacte.


Le "droit d'ingérence" se révèle bizarrement toujours favoriser les intérêts souterrains de quelque industrie...


Et s'il n'y a rien à gagner, le devoir d'ingérence ne s'applique pas.


Il n'est pas gratuit... on ne va pas engager des milliards dans des guerres pour trois bonshommes et leur troupeau de chèvres, ni même pour 2 millions de Soudanais ... Entre autres exemples ; et
en plus beaucoup sont des chrétiens, c'est donc doublement sans intérêt...


 



Claude Noyé 31/08/2012 12:08


C'est bien connu ... Il n'y a que les droites (et toutes les
droites) qui sont radicales en Europe .......


Voilà la leçon gauchiste et mondialiste qui nous est proposée et imposée
par le système bien pensant ...


Tout ce qui n'est donc pas de gauche ou mondialiste et dans ce moule là
et est  par conséquent de l'essence même du nazisme ......


Et oui nos bisounours d'aujourd'hui veulent bien encore faire
semblant de confondre nazisme et nationalisme alors que la vision qu'ils nous imposent est bien plus serrée avec celle d'un Staline où de l'homme qui avait scellé avec lui la "grande entente"
........


et ....  « Oui ? Mon Général ?  ah… vous êtes là mon Général ? quoi ? Oui c'est ça , c'est bien ça  mon Général ... vous faites maintenant parti de ce club des maudits ... quel
retournement mon général !!! ... car la seule chose qui est prise en compte par nos amis d'aujourd'hui c'est que l'Histoire doit être conforme et vraisemblable par rapport aux nouvelles
doctrines qui nous sont imposées ... »  (et gare à ceux qui ne marcheront pas droit ... On leur collera la petite moustache sur le haut des lèvres !!! ) 


 FRANCE LIBRE !


Claude NOYE