Les droits de l’enfant avancent à pas de géant Par Gabrielle Gluzel

Publié le 22 Octobre 2013

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 Par Gabrielle Gluzel pour Boulevard Voltaire

   Les droits de l’enfant, en France, avancent à pas de géant. En l’espace de quinze jours, ils ont même fait des progrès fulgurants. Quelle bonne nouvelle. Non seulement nos bambins ne recevront plus de fessée – on se souvient de l’amende de 500 euros dont vient d’écoper ce père de famille de Haute-Vienne – mais, fait nouveau, par un juste retour de balancier, comme une revanche tant attendue d’une minorité opprimée sur son oppresseur multiséculaire, ils en administrent à leur tour.

Jeudi dernier, une élève de 13 ans d’un collège de Perpignan a ainsi giflé une de ses enseignantes. Celle-ci ayant tenté de se défendre, l’adolescente l’a rouée de coups de poing.

En signe de solidarité ou par peur de se faire rosser à leur tour, les autres enseignants ont décidé de débrayer et de ne plus assurer les cours durant la journée de jeudi.

Samedi, l’adolescente a été présentée devant le parquet et a fait l’objet d’une « mesure d’assistance éducative » lui permettant de rentrer au domicile de sa mère. Ce même jour, une confrontation entre les deux protagonistes a été organisée, et comme le rapporte avec beaucoup d’ingénuité Le Parisien, « la version des deux parties diffère ». Sans doute l’intéressée reconnaît-elle avoir donné la première gifle, mais dans le seul but, selon elle, de réagir aux « injures » de son enseignante.

Et les « injures » d’une enseignante, nous l’avons tous vécu, c’est très blessant. Ces allusions à voix haute, par exemple, à la vacuité de notre copie assorties de grands traits rouges humiliants en travers des pages comme une fessée psychologique devant toute la classe, cette vanne éculée sur le baobab qui pousserait au creux de notre main… Bref, de là à conclure que tout cela relève de la légitime défense, il n’y a qu’un pas. Qu’a dû d’ailleurs franchir la tendre maman de ladite petite fille modèle puisque l’enseignante molestée fait l’objet d’une plainte pour « injures et menaces » déposée par ses soins.

Alors qu’il n’est question que de « sanctuarisation » de l’école, cette affaire tombe rudement bien. Que les profs se le tiennent pour dit, l’école est un sanctuaire et les élèves le Saint-Sacrement : rien que du respect, de la déférence. Des prières plutôt que des ordres. Avec beaucoup d’humilité. Sans le moindre éclat de voix qui pourrait troubler la quiétude des lieux. Enfin surtout, pas d’exclusion, car Hollande, qui n’a pas non plus que ça à faire, ne sera pas toujours là pour recoller les morceaux.

Ces balourds, finalement, sont un peu comme les flics : ils font leur boulot mais manquent parfois de discernement.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 22/10/2013 10:58


J ' ai reçu des fessees j ai eu des heures de colle je ne partais pas le week end chez mes parents quand mes notes n'etaient pas bonnes et bien d autres choses encore .On se levait quand un prof
s adressait à nous et je ne vous raconte pas si on leur manquait de respect ....Et bien jamais je ne remercierai assez mes parents et les enseignants qui m ont appris à faire face aux problemes
et surtout la hierarchie des valeurs . PAUVRE FRANCE !