"Les enseignants sous pressions communautaires" du "Haut Conseil à l’intégration".

Publié le 10 Février 2011

outils5.gifL'assimilation est en panne! L'intégration est un échec. L'immigration incessante (200 000 entrées, 100 000 naturalisations par an) fait que le système républicain est grippé. L'ascenseur social ne fonctionnait plus depuis longtemps. Désormais c'est tout la mécanique qui se coince. La France va vivre les années futures dans la tourmente et probablement dans une certaine violence.

Livre.gifPendant ce temps, nos politiques font comme s'il ne se passait rien. Ils s'agitent, brassent de l'air, affirment, confirment mais l'intégration est en panne mesdames et messieurs. Alors on voit des tentatives d'intégration à l'envers.

Des documents scolaires demandent à des parents s'ils souhaitent que leurs enfants apprennent l'arabe, la culture algérienne, marocaine et turc. La France aurait-elle renoncée? La France a-t'elle baissé le pavillon de sa langue, de sa culture? A-t'elle renoncé à faire des nouveaux immigrants des français à part entière après en avoir fait des français à part ? Ou plus grave, souhaite-t'elle faire de ces français, des immigrés de l'intérieur? Immigrés chez eux? Dans tous les cas, voici un extrait du rapport du Haut Conseil de l'Intégration (HCI).

Gérard Brazon

 

 

De Valeurs Actuelles.  

Le 28 janvier, le Haut Conseil à l’intégration (HCI) a remis à François Fillon un rapport édifiant sur “les défis de l’intégration à l’école”. Extraits.

           "À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis par le HCI font état d’obstacles croissants. Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément «les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain», au même titre que l’étude « des conflits et échanges en Méditerranée au Moyen Âge : les croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam », des enseignants se voient systématiquement opposer un refus de parents musulmans à l’étude, par leurs enfants, de la christianisation. Les mouvements migratoires, conséquences des croisades, sont remis en cause au prétexte que les chevaliers n’ont pas existé ou que, dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient !

            Qui imaginerait que l’éducation musicale soit contestée ? Pourtant, des enfants refusent de chanter dans une chorale ou de jouer de la flûte à bec au prétexte d’une interdiction religieuse. […]

        Il arrive que des enseignants, désemparés devant le peu d’élèves à la piscine lors du ramadan, cherchent auprès de l’imam le plus proche la justification religieuse à pouvoir suivre les cours dispensés. Par une volonté de bien faire, ces enseignants contreviennent alors au principe de laïcité et inscrivent de fait la religion comme ayant force de loi. […]

         Dans le cadre de l’éducation civique, juridique et sociale, au lycée, le débat argumenté est de plus en plus difficile à mettre en place dans les établissements à forte population d’origine étrangère par crainte d’affrontements identitaires.

        Depuis peu, les professeurs du domaine scientifique ne sont pas davantage à l’abri de contestations, qu’ils doivent sans cesse contrer. L’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève, sans argumentation. Loin d’être marginales, ces contestations sont suffisamment récurrentes pour être remarquées et nous avoir été signalées au cours de nos auditions comme perturbant le bon déroulement des cours. […]

       Pour des générations d’enfants d’immigrés, la remise en question de l’histoire ne s’est pas posée. La formule bien connue de “nos ancêtres les Gaulois”, aujourd’hui considérée comme assimilatrice, était conçue comme un moyen d’intégrer dans une même histoire des écoliers venus de pays différents. La France étant une terre de droit du sol, le lien qui unit les nationaux est un lien de communauté choisie qui s’incarne dans une histoire nationale. Or, depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d’établissements, les cours d’histoire sont le lieu de contestations ou d’affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune. […]

           Trois questions provoquent des situations de tension dans certains établissements : l’enseignement du fait religieux ; l’extermination des juifs d’Europe ; le Proche-Orient (le conflit israélo-palestinien). On peut y ajouter la décolonisation, notamment la guerre d’Algérie, et les États-Unis (guerre du Golfe, guerre d’Irak, attentats de septembre 2001).

         L’enseignement du fait religieux est souvent assimilé à du catéchisme. Certains parents y voient des tentatives d’évangélisation. Plusieurs incidents sont liés à la visite de lieux de culte ou mémoriaux (refus de visiter des églises ou des mosquées, refus de visiter les cimetières de Verdun…). Des revendications religieuses se font jour : demande de pause pour la rupture du jeûne lors du ramadan, rupture du jeûne de professeurs musulmans avec leurs élèves dans un collège du nord de Paris, refus de représentation de figures humaines en cours de dessin…

       L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l’enseignement du génocide des juifs : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s’affirment musulmans. L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme.

         La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du tiers-monde. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels."

Le rapport peut être consulté sur le site: www.ladocumentationfrancaise.fr 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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island girl 12/02/2011 13:02



L'école française gratuite est devenue l'école pour immigrés,on comprends que de plus en plus de français moyens se tournent vers l'école privée..certains fréfèrent meme se restreindre pour
pouvoir payer une école décente à leurs enfants!



Joe trimagio 10/02/2011 18:55



Lien direct vers la page permettant de télécharger le rapport :


http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000053/