Les eurosceptiques britanniques sèment la panique chez les conservateurs

Publié le 22 Mai 2013

Un récent sondage donne l'UKIP de Nigel Farage à deux points des Tories. L'irrésistible ascension des eurosceptiques change le jeu politique britannique.

La Tribune

Jusqu’où iront les eurosceptiques britanniques ? Après leur raz-de-marée aux élections locales du 2 mai où le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Nigel Farage avait obtenu jusqu’à un quart des voix dans certaines régions, un sondage de l’institut Survationrévèle que ce parti talonnerait, en cas d’élections générales, les conservateurs avec 22 % des voix contre 24 % au parti du premier ministre David Cameron. Alors que les Tories perdent 5 points depuis le dernier sondage du 1er mai, l’UKIP progresse de 6 points. Le Labour glanerait 35 % des voix, les libéraux-démocrates, actuellement partenaires de coalition des conservateurs, 11 %.

Panique chez les conservateurs

Ce nouveau sondage ne manquera pas de renforcer la panique qui, depuis le début du mois, semble s’être emparée du parti conservateur. Désormais, il n’est pas impensable que le parti de Nigel Farage dépasse les Tories, ce qui, dans le système électoral britannique, signifierait que l’UKIP serait en mesure de prendre plusieurs sièges aux Tories. Certes, il faut prendre ces enquêtes avec précaution, les élections de 2015 sont encore lointaines et beaucoup d’observateurs politiques soulignent qu’au moment du vote pour les Communes, les électeurs conservateurs pourraient finalement décider de voter comme à l’accoutumée pour les Tories, malgré leur envie de soutenir l’UKIP. Il n’empêche. Ce sondage va rajouter à la tension au sein de la coalition gouvernementale et ne manquera pas de durcir à nouveau la position européenne de Londres.

Une alliance UKIP-Tories ?

Déjà, au sein du parti conservateur, certains comme la députée Nadine Dorries, réputée certes très à droite, ont invité les Tories à s’allier avec l’UKIP lors des élections de 2015 afin de barrer la route au retour au pouvoir des travaillistes. Pour le moment, David Cameron ne veut pas en entendre parler, il préfère espérer jouer sur une reprise de l’économie et sur sa politique ferme de « résistance » à l’Union européenne. Mais le parti de Nigel Farage a déjà réussi à imposer ses thèmes au cœur du débat public britannique et devrait réaliser un score important lors des élections européennes de 2014 où les électeurs anglais se sentent d’ordinaire moins liés par leurs allégeances traditionnelles. Mais si, à cette occasion, l’UKIP dépasse les Tories, le premier ministre sera en position difficile.

Une chance pour l’indépendance écossaise ?

D’autant que les nationalistes écossais pourrait utiliser désormais, avant le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse prévu en septembre 2014, l’argument de l’UKIP pour prôner la division avec une Angleterre eurosceptique. Dans The Observer du 12 mai, un observateur de la éditorialiste écossais estimait que le parti nationaliste écossais, le SNP, devrait promouvoir une politique d’immigration moins stricte que celle du Royaume-Uni pour promouvoir l’indépendance. « Epargnez-nous l’union avec l’Angleterre de l’UKIP. » Le jeu politique britannique est de plus en plus trouble, désormais.

Nigel Farage, chef de file de l'UKIP. Copyright Reuters

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Marie-claire Muller 22/05/2013 21:23


CHEZ EUX AUSSI!!!


 



Londres : un soldat massacré à la machette en pleine rue


Publié le 22.05.2013, 18h58 | Mise à jour : 20h53




 





 





Un soldat britannique a été massacré en pleine rue à la machette à Londres (Grande-Bretagne). | (AFP/Leon Neal.)





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Un crime abominable choque la Grande-Bretagne ce mercredi. Un soldat britannique a été massacré à la machette et au
hachoir par deux hommes, en pleine rue, sous les yeux de douzaines de témoins horrifiés, à Woolwich, dans le sud-est de Londres. Au bout de 20 longues minutes, les deux agresseurs ont été
neutralisés par les policiers qui ont fait usage de leurs armes.






D'après les témoins, tout aurait commencé vers 13 h 20. Le scénario exact reste à préciser. Un accident de la circulation s'est produit dans la rue John Wilson. Une Vauxhall bleue a percuté un
poteau. On ignore encore si les deux agresseurs ont foncé sur leur victime. Certains témoins disent avoir vu deux hommes noirs sortir du véhicule et trainer derrière eu leur victime qui portait
un T-shirt barré du slogan «Help for Heroes» — «de l'aide pour les héros», le nom d'une campagne de charité pour venir en aide aux soldats blessés en campagne.







 


Décapité à la machette

Ils ont tiré leur victime au milieu de la chaussée puis l'ont découpé à coup de couteau, de hachoir et l'ont décapité à la machette. D'après des témoins, les meurtriers criaient «Allah akbar» —
«Dieu est grand» en Arabe — et incitaient les passants à les prendre en photo. Après avoir commis ces atrocités, ils sont resté sur place sans chercher à se sauver, semblant attendre l'arrivée de
la police. Quand les agents armés sont enfin arrivés 20 mn après le carnage, ils les ont chargés à la machette. C'est à ce moment que les policiers ont tiré et grièvement blessé les assaillants.
Ils ont été transportés par hélicoptère dans deux hôpitaux différents. Les policiers ont saisi des couteaux, une machette et une arme de poing.

«C'est parce que des Musulmans meurent chaque jour»

La chaîne de télévision britannique ITV News, s'est procuré une vidéo de l'un des assaillants, une feuille de boucher ensanglantée à la main. Sur ce film, l'homme a déclaré en Anglais avec un accent purement londonien : «Nous jurons par Allah tout puissant que nous n'arrêterons jamais de
vous combattre. Les seules raisons pour lesquelles nous avons fait ceci, c'est parce que des Musulmans meurent chaque jour. Ce soldat britannique, c'est oeil pour oeil, dent pour dent. Nous nous
excusons que des femmes aient vu ceci aujourd'hui mais dans nos pays nos femmes sont obligées de voir la même chose. Vous, peuple, ne serez jamais à l'abri. Changez vos gouvernants. Ils ne
prennent pas soin de vous.»


Ce mercredi soir, la police traite l'affaire comme une attaque terroriste. La ministre de l'Intérieur, Theresa May, a organisé une réunion du comité d'urgence du gouvernement. Le Premier
ministre, David Cameron, a écrit sur Twitter «la tuerie de Woolwich est profondément choquante — J'ai demandé au ministre de l'Intérieur d'organiser une réunion du comité d'urgence».



Le massacre s'est déroulé rue John Wilson, à 200 m de la caserne de l'Artillerie Royale.


David Cameron dénonce un «acte barbare»

David Cameron, qui est à Paris et devait dîner à l'Elysée avec François Hollande, en revenant d'un sommet à Bruxelles, a annulé ce rendez-vous et rentre à Londres pour participer à la réunion
d'urgence du gouvernement.

Avant de quitter le sol français, il s'est exprimé au cours d'une conférence de presse à l'Elysée au côté du président François Hollande. C'est un «acte barbare qui s'est produit aujourd'hui,
une attaque épouvantable qui s'est produite dans la banlieue de Londre

mika 22/05/2013 16:14


Nigel Farage: Democracy and Self-Government now Staging a Fightback. 
https://www.youtube.com/watch?v=Q3LMjQ2rc-0

Pivoine 22/05/2013 16:08


les électeurs conservateurs pourraient finalement décider de voter comme à l'accoutumée pour les Tories, malgré leur envie de soutenir l'UKIP.


Faudra pas qu'ils se plaignent si les choses empirent !