Les femmes algéroises en 'Haïk' surnommées 'blanches colombes', disparaissent du paysage.

Publié le 12 Mai 2014

Une visoin d'ailleurs, des raisons sous silence

PH golyana.forumegypt

 

Etoffe blanche enveloppant le corps de la femme, le haïk est un symbole de pudeur, de décence, mais également de l'élégance féminine. 

Ses origines remonteraient à l'arrivée des Andalous au Maghreb au XVIe siècle. L'on pense également qu'Il aurait été introduit à Alger avec l'arrivée des Turcs, eu égard à sa présence dans d'autres régions du pays. 

En effet, outre le centre, le haïk était également présent dans l'est, l'ouest et le sud du pays, sous des formes plus ou moins différentes. 

Dans l'ouest, les femmes portaient "bouaouina", un voile qui recouvrait tout le corps, y compris le visage, ne laissant paraître qu'un seul oeil, alors qu'au centre, les femmes optaient pour le haïk "mrema" qu'elles portaient avec "laâdjar", une voilette qui couvre le bas du visage, ne laissant apparaître que les yeux. 

Dans l'est du pays, les femmes portaient le haïk blanc avant de le remplacer par la "mlaya" noire, en signe de deuil après la mort de Salah Bey. 

Réussissant à s'imposer encore durant la colonisation française et après l'indépendance, le haïk a commencé à s'éclipser progressivement à partir des années 80, cédant la place au hidjab.  (Silence sur les raisons de cette colonisation par ce vêtement islamiste)

Aujourd'hui dans la capitale, le haïk n'est porté que par quelques femmes, de vieilles femmes essentiellement. 

Bien que disparu des rues de la capitale, il arrive quelques fois de croiser une femme portant cet habit traditionnel. Les photos-souvenir qui se vendent ici et là et les histoires d'héroïnes de la guerre de libération, qui ont en fait une arme contre le colonialisme témoignent encore de cette tradition féminine. 

Il existe plusieurs sortes de haïk, les plus réputé est le haïk ''mrema el hor'', généralement fait à base d'un tissu blanchâtre de pure soie, et réservé aux femmes aisées de la société et le haïk fait de soie mélangée avec des touffes de laine. 

Importé actuellement de Tunisie, le haïk ne se vend pratiquement plus, la valeur intrinsèque de ce leg ancestral demeure incontestable lorsqu'il s'agit de mariages, car la mariée doit le porter avant de quitter le domicile familial pour celui de son époux.(La femme objet qui change de main)

Pour "laâdjar", cette étoffe longtemps associée au haïk a résisté au temps qui passe, certaines dames le portent même avec le hidjab qui a remplacé leurs costumes traditionnels. Les différentes voilettes confectionnées au "crochet" ou à la "chbika", dont les prix varient entre 300 et 500 DA continuent d'attirer bon nombre de femmes contrairement au haïk devenu une parure traditionnelle conjoncturelle. 

Même si la réapparition du haïk semble peu probable, il n'en demeure pas moins que des tentatives de le ressusciter se multiplient, ou apparaissent, de temps à autre. 

Des étudiantes avaient à la mi-avril dernier organisé à Alger une marche symbolique près de la Grande Poste pour faire revivre les temps héroïques du voile algérois, qui avait permis aux ''moudjahidine'' de briser le blocus de la Casbah imposé par les paras lors de la Bataille d'Alger. (On notera le voile pudique sur les attentats meurtriers commis sur des famille pieds noirs dans les bars et restaurants.)

Ailleurs au Maghreb, cependant, le voile a encore de beaux jours devant lui notamment en Tunisie et en Libye.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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