Les femmes se distinguent par leurs "étoiles".....Douze femmes au firmament!

Publié le 21 Février 2012

Top Chef, MasterChef :«le girl power» s'impose

Ghislaine Arabian, chef doublement étoilé et juré de «Top Chef».  ( Delphine Goldsztejn )

Hélène Bry

Elles ne sont que douze à avoir décroché la lune. Ou plutôt les étoiles du guide . Douze madones des fourneaux, comme Anne-Sophie Pic à Valence et Hélène Darroze à , face à une écrasante majorité d’hommes, parmi les 571 tables étoilées en en 2011. Mais la télévision vient bousculer le machisme ambiant des cuisines. Les deux saisons de « MasterChef », sur TF1, ont été remportées par des femmes. Le « girl power » est également un ingrédient essentiel de « Top Chef », à suivre ce soir à 20h50 sur M 6. Deux filles s’étaient affrontées en finale l’an dernier. Actuellement, la saison 3, voit émerger deux demoiselles au fort caractère. Tabata Bonardi, 33 ans, a abandonné sa médecine au Brésil pour devenir chef de son propre restaurant à Lyon.
Quant à Noémie Honiat, 23 ans, elle rêve de gagner « pour tordre le cou au côté macho et militaire de la cuisine ». Lauréate des Jeunes Talents de la gastronomie en 2010, où elle était « la seule fille contre 7 garçons », la candidate raconte : « Ils rigolent en vous voyant arriver pour l’inscription avec les talons et les cheveux lâchés. Puis quand on revient, le lendemain, avec les cheveux attachés et les chaussures de sécurité, ça n’est plus pareil… On est à égalité… » Elisabeth Biscarrat, 35 ans, sacrée MasterChef en novembre se bat « contre l’idée que c’est un métier trop dur, et prenant pour les mères… ». « Moi qui ai exercé le métier d’infirmière avec deux jeunes enfants, poursuit-elle, je pense que cuisine et famille n’ont rien d’incompatible. Ça demande juste de l’organisation! »
Le critique gastronomique Sébastien Demorand, juré de « MasterChef », lutte lui aussi contre « les clichés, notamment celui qui consiste à parler d’une cuisine de femmes, avec un dressage de plat plus subtil. C’est sexiste et réducteur ».
Quid de l’écrasante majorité de chefs hommes étoilés? « Peut être que les femmes sont moins bêtes que les hommes, moins dans l’obsession permanente des étoiles », conclut-il en regrettant que le terme « chef » n’existe pas au féminin. « On dit cuisinière mais ça fait un peu életroménager. Il faudrait inventer le mot cheffe. »

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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