Les frères africains ne sont pas « des frères » pour les antillais. Loin de là…

Publié le 8 Août 2013

Ce sujet n’est pas d’actualité quoique…  c’est ce phénomène psychologique qui a entraîné les lois mémorielles, la folie Taubira, la pensée du CRAN, etc. Ce n’est pas d’actualité mais cela inonde en permanence notre actualité en toile de fond.

Gérard Brazon  Par Gérard Brazon

Je pense souvent à mes amis antillais lorsque je m’aperçois du nombre d’africains ou d’origine africaine dans ma ville et surtout dans certains quartiers de Paris comme à « Château rouge », LE quartier africain par excellence où le blanc est devenu l’exception. Celui que l’on regarde en se demandant ce qu’il vient faire ici.

Je pense à ces antillais et à nos débats sur les « frères africains » alors même que certains de ces antillais sont bien plus blancs de peau. Mais il semble que la négritude ne soit pas qu’une histoire de mélanine mais bien de racisme. En effet, on peut être antillais presque blanc et vouloir être africain ou du moins revendiquer ses racines africaines en évitant bien sûr, celles qui sont européennes. C’est du racisme pur et simple !  Mais dans ce sens-là, pour la bien pensance, ce n’est qu’une revendication légitime. L’inverse aurait été traduit comme : « nauséabond et rappelant les heures les plus sombres » ?

Tout cela pour dire qu’à l’heure où les africains sont bien plus nombreux que les antillais en Île de France, ce sont les antillais, trop blancs ou même simplement parce qu’ils sont antillais, qui se font traiter de »Bounty »: noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur.

Les antillais sont en passe de comprendre que leurs « frères africains » n’en ont rien à cirer de ces fils d’esclaves comme ils disent. Ils ont beau chercher à s’africaniser de plus en plus dans les cités, ils resteront antillais, enfants d’esclaves avec le stupide mépris qui va avec.

Personne n’a enseigné aux antillais que leurs ancêtres avaient été vendus par des africains à des négriers pour quelques peccadilles et autres colifichets ou de l’alcool. Ils sont restés sur ce mode de pensée:ils ont été capturés et déportés par les blancs !

Les ancêtres des « frères africains » étaient de sombres salauds, des vendeurs d’esclaves qu’ils avaient capturés lors de razzias dans les tribus voisines et c’est eux qui les ont vendus. A décharge, beaucoup d’africains avaient leurs propres esclaves. L’esclavage était une donnée classique en terre africaine. Dans une lettre, Clémenceau raconte la vente d’un esclave noir pour d’autres noirs.

C’était ce qu’il aurait fallu enseigner aux antillais dans nos écoles de la République. Non pas pour qu’ils soient reconnaissants vis à vis des "ordures de négriers" ou des métropolitains qui souvent, à l’époque de la traite, étaient de simples paysans qui n’avaient jamais vu la mer et encore moins un africain. Soyons clairs là dessus. Le leur enseigner pour qu’ils s’enracinent mieux encore, sans haine et sans rancune et soient fiers de ce qu’ils ont produit, à commencer par la culture antillaise qu’ils ont construite. Mais une engeance de type Taubira, qui, si elle n’avait pas été fille d’esclaves, aurait vécu probablement dans un bidonville africain ou dans une cabane en taule, ne l’a toujours pas compris. Cette engeance Taubira aurait survécu dans un bled probablement et aurait été mariée dès l’âge de 12 ans ! C’est ce type d’engeance qui ne l’a toujours pas réalisé !

Les antillais ont créé une belle culture à partir d’un mélange venu d’Europe, d’Afrique et d’Asie. C’est cette culture qu’il aurait fallu mettre en avant, mesdames et messieurs les antillais, la défendre et la revendiquer et non revendiquer vos pseudos « frères africains » ! Vous le valez bien…

Gérard Brazon (Puteaux-Libre)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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