Les Grecs? L'islam ils l'ont connu ! Pas de mosquées à Athène. Par José Meidingers.

Publié le 19 Août 2013

Le feuilleton dure depuis une dizaine d’années, et ce n’est pas fini : la capitale grecque refuse obstinément de construire une mosquée !

Meidinger José  pour Boulevard Voltaire

 

Malgré le feu vert du gouvernement Samarás qui n’est pas à une gabegie près, aucune entreprise n’a répondu à l’appel d’offres – à hauteur de 940.000 euros – pour la construction de la mosquée. C’est le troisième appel d’offres gouvernemental qui vient de finir en eau de boudin – si Allah m’y autorise – et le quatrième, prévu pour début septembre, risque bien de connaître le même sort. En fait, le prix des travaux est estimé à 1,1 million d’euros, une somme jugée excessive par les opposants nationalistes et religieux chrétiens orthodoxes, surtout en ces temps de crise que traverse le pays.

L’Église veille au grain : le métropolite Séraphin du Pirée a déclaré que « la Grèce a souffert de cinq siècles de tyrannie musulmane sous le pouvoir turc. Construire une mosquée serait une insulte pour les martyrs qui nous ont libérés. » Un message qui passe davantage que celui des politiques, car le clergé orthodoxe – qui aujourd’hui se charge de nourrir les plus démunis – a été de tout temps proche du peuple, l’aidant à reconquérir sa liberté et à secouer quatre siècles de joug ottoman.

Le voisin ottoman n’est d’ailleurs pas à une provocation près : le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, a eu le toupet de proposer, en février dernier, de financer la construction de la future mosquée d’Athènes. Un peu héroïquement, le trop fier Antónis Samarás a refusé l’offre, rappelant poliment à son homologue des rives du Bosphore que la Turquie ne respectait guère les minorités religieuses dans son pays.

Hormis l’islam, pas de salut ! La Turquie s’oppose, entre autres, à la réouverture de l’école théologique (orthodoxe) de Halki, qu’elle a fermée en 1971. Elle refuse surtout de reconnaître un statut légal au patriarche œcuménique de l’Église orthodoxe – « pape » des orthodoxes grecs à travers le monde – qui, malgré toutes les vexations, siège courageusement à Constantinople depuis le Ve siècle. Même si « Sainte-Sophie la putain », comme l’appellent les Grecs, est devenue une mosquée, puis un musée.

Déjà, à la veille des Jeux olympiques de 2004, l’Arabie saoudite avait joué les « souteneurs », en proposant de construire un centre culturel islamique et une mosquée à proximité de l’aéroport. On imagine l’impression que cela aurait donnée aux visiteurs arrivant à Athènes. Bienvenue chez Allah ! Malgré le feu vert du gouvernement socialiste de l’époque, les autorités locales du parti conservateur et les habitants s’opposèrent au projet. Ils érigèrent une croix de trois mètres de haut à l’endroit proposé pour la construction, ce qui exorcisa à tout jamais les velléités de Riyad.

Le projet de rouvrir une ancienne mosquée au pied de l’Acropole en 2006 se heurta à la même opposition des habitants, malgré l’avis favorable de la municipalité d’Athènes. C’est aujourd’hui un musée pour les arts populaires. La culture n’a pas perdu au change…

Même si un lieu de prière officiel peut paraître nécessaire, plutôt que quarante lieux de culte insalubres recensés par la police, Athènes restera sans doute, pour un moment encore, la seule capitale européenne à ne pas vouloir de mosquée. Si les entrepreneurs du bâtiment tiennent bon, les minarets ne viendront pas ternir les cariatides du Parthénon… Pourtant, les orthodoxes grecs savent coexister avec l’islam : en Thrace, dans le nord de la Grèce, la minorité nationale pomak d’origine bulgare dispose de quelque 300 mosquées, de presque autant d’imams et de quelques muftis. Des minorités islamiques qui se sont parfaitement intégrées à la vie grecque, ce qui – hélas Hellas ! – n’est pas le cas des musulmans d’Athènes – environ 300.000 – la plupart sans papiers, d’origine pakistanaise ou albanaise et que la crise a souvent jetés dans la délinquance.

Pour mémoire, il faut se souvenir que c'est la minorité albanaise musulmane qui a fini par occuper le Kosovo et en faire une terre musulmane. Nous connaissons de nos jours ce type d'occupation de quartiers, de villes et bientôt de départements. ndlr Gérard Brazon)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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mika 20/08/2013 09:09


Il y a ceux qui réclament une nouvelle mosquée


https://www.youtube.com/watch?v=Ny8D-TXYvkw


Et ceux qui utilisent l'ancienne


https://www.youtube.com/watch?v=4n7CjPU6pSI


 


 

Epicure 19/08/2013 19:47


L'avenir n'est pas Démocratique puisqu'il est Démographique. Ce qui est l'antinomie de toute démocratie.


Le vote est le contraire de la pensée démocratique: lire "L'Ile" de Robert Merle; écrivain oublié par les analphabètes de l'Ipad.


Et lire aussi Tocqueville que plus personne n'a jamais lu ni étudié au Lycée depuis 50 ans....

Pivoine 19/08/2013 19:41


que c'est la minorité albanaise musulmane


Minorité... jusqu'à ce que, avec le nombre des naissances + l'immigration (après la chute de l'URSS), les Albanais deviennent majoritaires !

@ 19/08/2013 14:47


Ma petite prophétie du lundi:::::


En Europe assez bientôt (?) on n'aura plus besoin de coinstruire des camps d'extermination pour les étrangers indésirables...la population assez unanime et unanimement ensauvagée le fera à ciel
ouvert dans une jolie guerre civile assassine. Je ne crois les gens d'aujourd'hui et de partout, pas davantage meilleurs que leurs arrières grands parents; ils serainet mêmepeut-être pire car si
leurs aieux fermèrent les yeux; eux, les ouvriront tout grand pour ne "rater" personne...comme au Rwanda....Je connais déjà les gens qui sont tout disposés à le faire...si le passage à l'acte se
trouve  "autorisé" comme par "enchantement" politique....