Les industriels allemands critiquent sévèrement la politique industrielle, économique et commerciale de la France

Publié le 5 Septembre 2012


Le président de la fédération allemande de l'industrie (BDI), Hans-Peter Keitel, a sévèrement critiqué mardi la politique économique du gouvernement français, trop "interventionniste" à son goût.

 

"Je m'inquiète du fait que la croissance en France repose toujours sur l'interventionnisme de l'Etat", a-t-il lancé lors d'un congrès bancaire à Francfort (ouest) organisé par le quotidien Handelsblatt. "Il faut rapidement changer de cap" car "l'écart se creuse entre l'Allemagne et la France", a-t-il ajouté, évoquant aussi la crainte que la solidité financière réelle du pays soit inférieure à sa notation actuelle.

 

La semaine dernière un cabinet de conseil américain, filiale de la holding du milliardaire Warren Buffett, a notamment jugé la dette française "considérablement surévaluée": selon ses calculs la France devrait emprunter à 10 ans à un taux d'intérêt compris entre 4,5% et 5% alors qu'elle ne paye actuellement à ses créanciers qu'un taux d'environ 2,25%.

 

Si la France venait à subir une pression des marchés financiers, aussi forte que l'Italie ou l'Espagne, cela signifierait la fin de l'Eurosystème", a encore prévenu le président du BDI.

Comme en France, les médias en Allemagne ne ménagent pas le président français François Hollande ces derniers temps, alors que la crise économique s'aggrave en France, où le seuil des 3 millions de chômeurs, soit 10% de la population active, a été franchi cet été.

Les médias allemands ont notamment critiqué la récente baisse des taxes sur le carburant en France pour faire baisser de quelques centimes les prix à la pompe, et beaucoup voient dans le nouveau dispositif subventionné des "emplois d'avenir" une mesure du passé.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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23bixente23 06/09/2012 07:58


pourtant, la baisse des taxes sur le carburant est autant que je sache la seule mesure concrète valable pouvant être appliquée immédiatement pour (enfin !!!) faire baisser le prix du carburant,
vraiment exorbitant !


sachant que le prix à la pompe est constitué pour 60-70% de taxes, on voit bien que c'est de là que vient le problème...


alors oui, ça fait baisser les recettes de l'Etat, mais si ce monsieur s'en préoccupe dans le seul but de payer des intérêts TOTALEMENT ILLEGITIMES à ces escrocs de banquiers rapport aux emprunts
français, qu'il aille se faire voir ! l'écrasante majorité de ce qui constitue "la dette" est une vaste escroquerie venue des banksters, avec la complicité des politiciens (avec en France la loi
pompidou-giscard de 73, et pour l'UE, l'art 126 (ou 123 ?) du traité de Lisbonne (que le puple avait rejetté par référendum, vous vous souvenez...?).


 


il y a vraiment un pb de démocratie en Occident (je ne parle même pas d'ailleurs...!), à commencer par la France. il est temps que le puple prenne enfin le pouvoir et remette les pendules à
l'heure (et les traîtres aux intérêts de la nation à la potence) !!