Les larmes corporatistes de journalistes fort discrets sur le massacre islamiste de Nairobi - Par Danielle Moulins.

Publié le 4 Novembre 2013

Par Danielle Moulins

Les médias repassent en boucle, jusqu’à l’écoeurement, l’interview d’un journaliste de RFI qui pleure sans retenue, offrant ses épanchements émotifs aux auditeurs et téléspectateurs sommés, dans une messe compassionnelle, de se tordre les doigts, de verser moult larmes, d’adhérer à l’indignation imposée, de souscrire urbi et orbi aux plaintes obscènes du coeur des pleureuses.

 

Emportés par un vent de romantisme échevelé, l’ensemble de la classe poltitique et des médias endeuillés, matraque à tout va sa « révolte » qu’ils pensent si légitime que forcément chacun est enjoint de stimuler ses glandes lacrymales et de prendre part à la » marche blanche » journalistique :  » Etre ciblé parce qu’on est journaliste est quelque-chose d’inadmissible » chouine le journaliste en pleurs devant la Maison de la Radio!

 

Ah bon! Le journaliste serait donc une sorte de demi-dieu ; il devrait donc avoir un statut spécial qui lui conférerait l’invulnérabilité et le respect des terroristes sous prétexte de son « expertise », de sa « connaissance » du terrain et de sa prétendue « objectivité »! Le pleureur de RFI continue en admettant accepter les balles perdues, mais trépigne presque, révolté par la volonté glaciale des exécuteurs lèse-journalistes.

 

Quelle indécence, quel égoïsme éhonté, quel corporatisme prétentieux! Et quel silence sur la réalité du djihad au Mali et ailleurs,  sur les actes odieux commis par les islamistes au même endroit, il y a quelques semaines, sur les amputations, les lapidations, les viols !

http://ripostelaique.com/otages-amputes-vifs-enuclees-emascules-les-assassins-sont-des-lecteurs-du-coran.html

La confrontation  au réel est normale pour les humbles, les modestes, les sans grade, les gens du peuple de là-bas ou d’ici, et ça peut même faire de bons scoops de temps à autre. Mais pour la super-classe journalistique, cette confrontation est inadmissible, intolérable, révoltante, tellement douloureuse que vous êtes sommés de sortir vos mouchoirs et de laver l’infamie par le flot de vos larmes expiatoires.

Danielle Moulins

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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marie-plume 04/11/2013 20:06


"Il"  leur avait été demandé, et même" recommandé" de ne pas se rendre à cet endroit... Au début de l'année, MM. Fabius et Le Drian avaient, aussi, dissuadé les ressortissants français "de
se rendre dans cette zone dangereuse.."  Que ne l'ont-ils fait? Le goût du risque? "Le professionnalisme" comme il a été dit, plusieurs fois, sur les ondes durant toute la journée?
"L'héroisme n'est beau que lorsqu'il est utile" Albert Camus. Requiem in pace !

mika 04/11/2013 16:12


Pourquoi ont-ils été assassinés ?


 


Au delà de la peine des familles et du sentiment d'injustice qu'elles doivent éprouver face à cette
mort cruelle il y a la réalité de la guerre. Cela nous révolte et c'est normal mais notre indignation n'atteindra jamais la conscience des barbares qui les ont éliminé. Le terroriste n'est pas un
soldat de qui on peut attendre le respect des conventions de Genève. IL tue sans discernement et prioritairement des innocents, des vieillards, des enfants, des médecins-secouristes...et même des
journalistes.