Les libéraux de Merkel mordent la poussière, un parti souverainiste perce en Allemagne. Par José Meidinger. Préface Gérard Brazon.

Publié le 23 Septembre 2013

L'Allemagne a désormais son parti national comme la France a le Front National. Souverainiste, anti euro sans être anti européen ni anti quoi que ce soit d'autres d'ailleurs hormis anti idiots utiles de l'Europe liberticide qui nous entraînent dans la négation de notre Nation.

 

Gérard-France  Comment ne pas se réjouir de voir dans tous les pays européens cette prise de conscience des peuples qui réalisent que cette "Europe de la paix" que des technocrates, des politiques, des traitres aux Nations, ont vendu aux peuples, n'est qu'une dictature douce au service de la finance, des banques et de la mondialisation. Ce système est ouvert à l'immigration, à la concurrence sauvage et à la déliquescence de nos systèmes de protection suite à la mise en concurrence des travailleurs européens avec des travailleurs à bas coût de Chine, où du Bangladesh. La gauche française qui prétend défendre les salariés contre les financiers et autres profiteurs de la misère humaine fait la preuve qu'entre l'UMP dit de droite et le PS dit de gauche, il n'y a aucune différence de fond, si ne n'est la couleur de l'enfumage. Bleu pour les uns et Rose pour les autres.

 

Nous serons bientôt des millions à refuser les diktats de cette Europe liberticide. Nous serons des millions à vouloir la paix mais à refuser la dictature des marchés. C'est un immense espoir qui se lève. Celui de la fin prochaine de l'esbroufe des politiciens à la solde des pouvoirs financiers américains et Moyen Orientaux (les émirs bedonnants). Cette élection soulève le grand espoir d'une libération prochaine des Nations et des peuples de la dictature de Bruxelles.

 

 

Gérard Brazon

*****

 Par José Meidinger (Journaliste) pour Bd Voltaire

Tempête dans un verre de schnaps outre-Rhin : le scénario insolite esquissé ici-même il y a quelques jours s’est vérifié ! Le nouveau parti de droite des « Alternatifs » – appelons-les ainsi – vient de réussir son pari : faire capoter la reconduction triomphale de Mme Merkel et de sa coalition avec les libéraux en pleine déconfiture. Avec environ 4,5 % des voix, le parti libéral du FDP – une sorte de MoDem-Bayrou sauce moutarde – s’effondre et pour la première fois de son histoire, il ne siégera plus au Bundestag.

Littéralement cannibalisés par les néoconservateurs de l’AfD – « Alternative pour l’Allemagne » –, les libéraux mordent la poussière. Ils obligent Mme Merkel, malgré son bon score, à aller faire son marché du côté des socialistes du SPD ou des Verts pour former une nouvelle majorité. Une victoire à la Pyrrhus, en quelque sorte… Car malgré son succès personnel incontestable, la chancelière a joué le mauvais cheval et perd son allié libéral, alors que son outsider à droite – l’AfD – frôle les 5 %, faisant une entrée fracassante sur la scène politique allemande.

Dans leur immense majorité, les médias français avaient fait l’impasse sur l’AfD, ne prenant guère au sérieux ce nouveau parti qualifié vaguement de populiste et auquel Sa Suffisance Le Monde accordait généreusement deux lignes de commentaires. Désormais, on sera bien obligé de parler de ce nouveau venu. On peut d’ailleurs craindre le pire dans le procès en sorcellerie qui sera sans doute intenté aux « Alternatifs » pour avoir fait trébucher la chancelière de fer. Pourtant disons-le tout net : l’AfD est peut-être un parti populiste, souverainiste sûrement, mais certainement pas néonazi comme on l’entend déjà ici ou là… L’argument infaillible est dans les tuyaux depuis ce matin, pour discréditer cette vague montante de l’électorat allemand lassé de l’allié libéral de Mme Merkel que l’AfD vient de renvoyer au placard.

 

 

L’AfD n’est pas un repaire de nostalgiques du IIIe Reich ou de crânes rasés, mais plutôt un think tank de têtes bien faites, fondé au printemps dernier par Bernd Lucke, un économiste de l’université de Hambourg qui avait claqué la porte de la CDU en raison de son désaccord avec la politique européenne de la chancelière. Ce nouveau parti – qui regrouperait déjà près de 15.000 membres – milite pour une « dissolution ordonnée » de la monnaie européenne et affirme qu’un « retour au deutschemark ne doit pas être tabou ». L’AfD ne remet pas en cause pour autant l’intégration européenne, affirmant ne pas être « anti-Europe » mais « anti-euro », et exigeant que tout transfert de souveraineté soit, au préalable, accepté par référendum.

 

Sur la scène politique allemande, on le snobe généralement – en tout cas jusqu’à hier –, le considérant comme un parti « anti-establishment » d’inspiration conservatrice, « populiste de droite » selon ses détracteurs de gauche.

 

Rien à voir avec le fantaisiste mouvement « Cinq étoiles » italien de Beppe Grillo ou les nervis de l’Aube dorée qui ont semé le chaos en Grèce.

L’AfD serait plutôt une sorte de « nouvelle droite politique » respectable, sans complexes, une force montante avec laquelle il faudra désormais compter en Allemagne.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

FRAHENJAC 24/09/2013 04:58


D´accord avec vous.  Je ne comprends même pas,  comment Merkel a récolté encore tellement de voix.


Quant aux FDP, je suis heureuse de leur défaite.