Les manipulateurs seraient parmi nous!

Publié le 8 Juin 2010

            Un lecteur m’envoie sur un site qui est censé démonter les différentes techniques de la manipulation des masses et du citoyen. Sur ce blog, je passe mon temps à démontrer combien les français d’aujourd’hui ont moins de libertés que ceux d’hier. Les applications technologiques paraissent offrir un espace de liberté alors qu’en fait, elles restreignent de plus en plus nos libertés. La presse autrefois n’était pas libre. Elle dépendait d’un ministère de l’information.

             Aujourd’hui, pensez-vous que le fait d’avoir privatisé les télévisions, les radios et démultiplié les titres des quotidiens fait de vous un citoyen mieux informé. Si vous le croyez, c’est que vous êtes bien naïf. Parce qu’autrefois, il y avait une presse bien plus nombreuse et diverse. Les propos politiques bien plus chaud, les attitudes plus tranchées. Personne ne s’autocensurait. Personne ne craignait les procès pour tout et pour rien au nom de pseudos défenses de la veuve et de l’orphelin immigrés ou non. Pas de loi Taubira, soi disant mémorielles, interdisant de considérer l’esclavage comme un crime contre l’humanité depuis les origines et sur toute la surface de la planète. Pas d’interdiction de parler de Nation, de Patrie, de Drapeau ou de France sans être taxé de fâchos par les adeptes de la liberté à géométrie variable.

           Aujourd’hui, des professeurs s’interrogent sur le bien fondé d’enseigner Charles de Gaulle en littérature sous prétexte que ce serait un homme de droite. Quelle désolante inculture de ces pseudos profs marxiste-léniniste !

          Cela ne les aurait sans doute pas dérangé d’étudier les textes de François Mitterrand comme « Le coup d’état permanent » par exemple. Même si cet homme avait prêté serment à Philippe Pétain et reçu la francisque de ses mains.

         Le général de Gaulle pendant ce temps là, était à Londres et bien seul. Ce Mitterrand là, admiré par certains (y compris à droite?)  n’était pas de gauche à cette époque. Ainsi va cette France quelque peu malade de ses élites, de ses intellectuels formatés par la bien pensance.

          Le général Charles de Gaulle n’était pas un homme de droite. Il est le premier des gaullistes. Il avait « une certaine idée de la France ». C’est cela sans doute être de droite pour ces « profs » qui l’ont à peine lus.

 

Bref, je vous soumets les 10 manipulations que ce lecteur m’a signalées. J’ai ajouté des commentaires pour souligner les passages proches de notre réalité.

Gérard Brazon

 

1 Faire diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. (Le Mondial en est un exemple type. Pendant quelques semaines, on ouvrira l’information sur le ballon rond. A peine secrétement, je rêve que cette équipe de luxe, de millionaires fragiles des genoux, bien nourris, se plante dés le début. Ils trouveront autre chose j'imagine pour occuper le citoyen lambda... )

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. (Il suffit de se pencher sur les émissions grand public de la télévision.)
Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, toujours occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de "
Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

 

2 Créer des problèmes.

Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter.

Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.  (La dedans, il y a boire et à manger. Je ne suis pas convaincu)

 

3  Stratégie du dégradé

Appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement. (La mondialisation ne pourra se réaliser qu’à la condition d’une baisse forte et durable des salaires et des acquis sociaux. L’Euro fût à cet égard un excellent moyen de niveler vers le bas les salaires européens. Ce n’est pas fini d’ailleurs.)

 

4 Celle du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", (Les retraites par exemple) en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur.

Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. (C’est ce qui fût fait à la RATP et ailleurs pour faire avaler la réforme de la caisse de retraite) D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple récent: le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du
FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

 

5 Celle de s’adresser à des attardés ou des enfants en bas âge.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.

Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans."  (cf. "
Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

 

6 L’émotion plutôt que la réflexion.

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

  

 7 Favoriser l’ignorance de la chose publique, ou la rendre compliqué.

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures."
(cf. "
Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

 

8 Laisser ou favoriser la médiocrité

Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte... (Voir certaines émissions de téléréalité et autres animateurs débilitants.)

 

9 Culpabilisé l’individu (le citoyen)

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!... (Il en est ainsi, du citoyen soumis aux diktats des différentes associations, les modes, la pensée du jour télévisuelle, la repentance, la culpabilité historique, rien n’échappe aux ciseaux des castrateurs)

 

10 La connaissance des masses et de l’individu.

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.  Dans les différentes formations de management ou par l’intermédiaire des différentes études sociologiques ou sociales professionnelles, les élites ont appris à mieux discerner les besoins et éviter les tensions trop fortes.

 

http://www.syti.net/Manipulations.html

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 08/06/2010 20:43



Il y a le Mondial de foot et Rama Yade. Pour deux jours. Après on trouvera... Pas de souci Aziz. Ce qui serait bien c'est que la France perde dès le début. Une semaine ou deux de
scandale... Bien fait pour ces footeux sans neurone. Oui mais c'est moins long que la durée totale du Mondial. Je réfléchis et je vous recontacte.


Gérard



Aziz 08/06/2010 12:25



Bonjour,


Bien vu! Allez un autre exemple a 750 millions d'euro de notre cher gouvernement! Une petite grippe A avec de gros moyens pour que nous parlions que de ça....sans se faire vacciner pour autant et
pendant ce temps la, nous ne parlions pas de la crise économique qui était déja très bien installée... comment faire pour ne pas parler de rigueur budgétaire maintenant? a suivre.


Cordialement