Les manipulations des nouveaux historiens et des nouveaux manuels scolaires.

Publié le 26 Janvier 2011

            Il n' y a pas qu'en France que l'on triture les manuels d'Histoire pour rendre l'Histoire buvable aux "minorités" en leur donnant une place qu'elles n'ont jamais eu auparavant et qu'il n' y a pas lieu de leur donner. (Voir les manuels scolaires de 5éme ou les Cathédrales du moyen âge ont leur pendant avec des mosquées). Des classes où l'islam est abordé au détriment de la chrétienté au point que l'on se demande ce que cherche à faire entrer dans la tête de nos enfants les responsables chargés du contenu des ces manuels.

            Ici, sur ce blog, j'avais déjà dénoncé ce professeur de Rueil dans une école laïque qui enseignait la charia. La frontière est mince entre la volonté d'ouverture voulue vers le monde extérieur à une certaine époque et la volonté d'autres, d'en profiter pour faire du prosélytisme. Ce qui m'étonne le plus, c'est de constater que des parents ne veillent pas aux grains et laissent faire, des principaux que ne voint rien et des collègues enseignants qui semblent être sourds et aveugles.

Gérard Brazon

 

 

Jamais, l’histoire de nos deux communautés, celle des européens de l’Algérie française et celle des Juifs d’Israël, en proie à la folie meurtrière des djihadistes, n’ont été aussi semblables en tous points. Jusque dans l'écriture de leur Histoire, revue et et corrigée au gré des "historiens" (!) natifs de leur pays respectif dont les intentions, peu louables en tout cas, tentent de discréditer, voire de diaboliser, leurs concitoyens en falsifiant la Vérité Historique.
Chaque jour, depuis soixante six ans, date à laquelle eut lieu le premier massacre des européens en 1945 à Sétif, perpétré au nom du djihad par les arabes d’Algérie, nous nous heurtons à ces nouveaux historiens, « historiens révisionnistes » qui nient la réalité de la "guerre sainte" livrée par le monde arabe aux chrétiens et aux juifs.
Chaque jour, nous pouvons faire le parallèle entre notre histoire en Algérie Française et l’histoire des juifs d’Israël. Et constater la politique négationniste et révisionniste des historiens juifs et français dont l’objectif est le même, la victimisation des arabes d’Algérie ou de Palestine, en réécrivant l’Histoire, à leur manière, jusqu’à en faire l’Histoire officielle de nos pays et à l’enseigner dans les livres d’histoire destinés à l’éducation de nos enfants.
Où l’on retrouve la même sacro-sainte repentance tant réclamée par l’Algérie et souhaitée par les Nouveaux historiens français qui n’hésitent pas à falsifier l’Histoire pour parvenir à leur fin.

Voici quelques extraits de l’article  dont vous pourrez lire l'intégralité du texte sur le site de Aschkel.info .
 

[...]

« Le récit forgé et adopté par les Nouveaux Historiens a changé les paramètres des négociations politiques : un accord de paix entre les Palestiniens et Israël n'est pas censé remédier à l' "occupation" de 1967 ou élaborer un plan d’échange de "territoires contre paix" mais, au contraire, racheter les soit-disant atrocités de la Nakba (la catastrophe palestinienne) de 1948. »

 (…) Benny Morris,  que  beaucoup considèrent comme le chef de file des Nouveaux Historiens, en changeant radicalement de prise de position, révèle et expose au grand jour cette machination anti-historique et anti-sioniste, ce tissu de mensonges et de faits falsifiés.

(...) "Les historiens se sont montrés enclins à oublier ou ignorer, comme ne présentant pas d’intérêt, la rhétorique djihadiste et les campagnes en fanfares accompagnant  l'assaut en deux temps contre le Yishouv, à ignorer aussi les discours arabes enflammés et leurs références perpétuelles au combat islamique plus ancien, contre les Croisés, pour  la Terre Sainte. C’est une grave erreur. Selon la perspective arabe, la guerre de 1948 était une guerre de religion mais aussi et même plus, peut-être, une guerre nationaliste et territoriale. Exprimé en d'autres termes, le territoire était une terre sacrée : sa violation, par les infidèles, devenait un motif suffisant pour déclencher la guerre sainte, la conquête ou la reconquête  devenait une nécessité d'ordre divin." Benny Morris, 1948, une histoire de la première guerre israélo-arabe."

(...) Le New York Times rapporta l'explication de Husseini selon laquelle les Arabes "ne permettraient jamais l'établissement d'un état juif sur une quelconque parcelle de la Palestine". Il y ajouta un avertissement clair et net : "toute tentative pour imposer aux Arabes une solution contraire à ce qu'ils considèrent comme étant leur "droit d'aînesse" ne pourra que provoquer des problèmes, mener à des effusions de sang et probablement déclencher la troisième guerre mondiale." Tous droits réservés pour

(...) Ces menaces mortifères proférées à l'encontre du monde entier faisaient suite aux diatribes religieuses et persistantes du monde arabe contre les Juifs, en public et dans les mosquées.  Haj Amin al-Husseini, le mufti de Jérusalem et chef suprême des Arabes en Palestine, les érudits en religion de l'université Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l'islam sunnite ont, tout de suite après la résolution sur le plan de partage approuvé par l'ONU en novembre 1947, lancé un appel général au djihad global (NDT : à la guerre sainte). Les efforts de guerre tournent autour de la religion, comme nous l'a démontré Muhammad Mamun Shinawi, le recteur de l'université de Al-Azhar, en s'adressant à la force expéditionnaire égyptienne qui traversa la frontière à Rafah, le 15 mai 1948, pour aller combattre le nouvel état hébreu :" l'heure du Djihad a sonné...l'heure ...du paradis promis par Allah.

(...) Contre les historiens antisionistes, déguisés en historiens révisionnistes, qui prétendent détenir de nouveaux documents qui dévoileraient la "vraie" histoire. Dans le New York Times, Ethan Bronner nous décrit le rôle que jouent les historiens dans les débats politiques :

(...) L'histoire ni ne s'écrit ni ne se lit dans le vide. Les nouveaux historiens avaient leur programme- promouvoir le processus de paix alors naissant. Ainsi, de nombreux israéliens pressés de mettre un terme à leur conflit centenaire, acceptaient de s'entendre dire que le succès de l'établissement de leur nation avait coûté très cher aux Palestiniens. Ils remaniaient et ajustaient ainsi leur version collective des faits pour faire une place à la coexistence avec leurs anciens ennemis.

(...) Les Nouveaux Historiens ont-ils écrit l'histoire ou bien ont-ils plutôt essayé de promouvoir leur programme politique ? Etaient-ils poussés par l'espérance qu'en admettant la responsabilité de leurs soit-disant méfaits antérieurs, le côté adverse ferait de même ? Le cas Morris démontre bien que rejeter les perspectives politiques peut provoquer des changements radicaux dans l'analyse historique et dans ses conclusions.

(...) Cette révision de l'histoire, qui, au début, avait été qualifiée de phénomène marginal, devint, en moins de dix ans, la lecture et l'enseignement classiques de base dans les universités du monde entier [6]. Benny Morris, le forgeron du terme   "Nouveaux Historiens", considéré comme leur chef de file, a, dès 1988, établi l'infrastructure de cette histoire "retouchée". L'usage sélectif de documents, le mépris de la haine arabe, de l'antisémitisme et du rejectionnisme de l'idée même d'un état juif, se sont révélés être une vraie mine d'or pour la littérature antisioniste.

(…) Le groupe d'historiens israéliens, en affirmant avoir découvert de nouvelles preuves dans les archives- qui pour la plupart ne présentaient rien de nouveau - et en ignorant le contexte historique de la guerre, ont transformé, remanié l'épopée de la naissance d'Israël en voulant prouver qu'elle est entachée du péché  de conjurations, de nettoyage ethnique et de massacres.Aschkel.info

(...) Les Nouveaux Historiens ont-ils écrit l'histoire ou bien ont-ils plutôt essayé de promouvoir leur programme politique ? Etaient-ils poussés par l'espérance qu'en admettant la responsabilité de leurs soit-disant méfaits antérieurs, le côté adverse ferait de même ? Le cas Morris démontre bien que rejeter les perspectives politiques peut provoquer des changements radicaux dans  l'analyse historique et  dans ses conclusions.

(...) Les livres sous la plume de ces historiens révisionnistes ont été publiés par des maisons d'édition de renom. Ils ont tout-de-suite influencé les livres de textes du programme des études relatives au Moyen-Orient ainsi que l'orientation des programmes de recherches et des idées politiques sur le processus de paix. Les publications qui donnent le ton aux Etats-Unis, les quotidiens, les hebdomadaires et les journaux de politique étrangère consacrèrent des pages entières à des études en profondeur et à des débats sur ce que l'on considérait être une œuvre innovante. Ainsi, même les universitaires les plus objectifs qui n'ont pas accepté la thèse des Nouveaux Historiens dans sa totalité, ont jugé nécessaire, selon leur habitude de présenter le conflit sous deux angles concurrents, tout en admettant que "le concept- même d'objectivité avait été la proie, ces dernières décennies, d'attaques continues et acharnées."

(...) Le terme « récit » [« Narratif »] devint le mot-clé pour étudier le conflit. Il devait remplacer le compte-rendu historique jugé "non-objectif". Au lieu d'examiner le conflit israélo-arabe dans tout son contexte, l'élément central de l'histoire de chacune de ses guerres, la démarche populaire entreprit de présenter le conflit israélo-palestinien comme un cas isolé. Les nouveaux ouvrages ne parlaient que de soit- disant mythes, de mémoires collectives déformées, expliquant que les deux côtés sanctifient la haine, trouvant les fondements de leur légitimité dans leurs narratifs. Le récit ou "narratif", selon le dictionnaire est " l'histoire, le compte rendu d'évènements, d'expériences etc.., vrais ou faux". Le narratif a remplacé la recherche de la vérité à travers les recherches historiques. Certains ne manqueront pas de dire que, valable ou non, le narratif est important parce qu'il fait partie d'une mémoire collective, des croyances communes à un groupe. Or, ainsi que Morris allait le réaliser quelques deux décennies plus tard, ces narratifs fictifs peuvent être très dangereux lorsqu'ils n'ont qu'un seul but, l'industrie de la haine, le refus de toute responsabilité d'incitation passée et l'endoctrinement à la haine les générations futures.

(...) En Israël, la transformation de l'histoire en narratifs se refléta dans la projection de  Tekuma (Renaissance), des miniséries israéliennes, sur une chaîne de télévision d'état. Projetées en 1998 pour marquer le cinquantième anniversaire de l'état, ces miniséries avaient adopté les conclusions des Nouveaux Historiens. Un an plus tard, ces mêmes théories postmodernes recevaient leurs lettres de noblesse des mains du ministère de l'Education, pas moins, par la publication d'un livre de textes révisés à l'intention de l'enseignement du secondaire ( Un Monde en Changement : histoire pour les classes de troisième). Il fait partie du nouveau corpus destiné à enseigner l'histoire avec une perspective qui penche vers l'universel et non pas vers le "nationalisme". Ce mouvement infiltra même les Forces de Défense israéliennes (IDF) dont la division historique co-commandita un livre qui jette un doute sérieux sur l'imagerie antérieure de la guerre d'Indépendance. [...]

Fin de citation

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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