Les manœuvres pour impliquer Israël dans la guerre en Syrie par Maxime Perez. Préface Gérard Brazon

Publié le 5 Août 2013

 

Gérard Brazon  L'un des cinq piliers de ce blog est le soutien à Israël. Cela en déroute encore certains et les plus ennuyés  sont les "biens pensants", les "droits-de-l' hommistes" acharnés à la défense des "minorités visibles", des immigrés de toutes sortes, en oubliant qui ils sont, et d'où ils viennent dans un acharnement quasi masochiste. Ils sautent "comme des cabris" en criant "citoyens du monde". C'est d'ailleurs parmi cette population que l'on retrouve les antisémites planqués sous le masque de l'antisionisme. Ils soutiennent l'horreur du Hamas totalitaire contre une démocratie. Chercher l'erreur....

Ces braves gens pour ne pas dire ces "idiots utiles", ne réalisent pas qu'un peuple peut souhaiter vivre sa liberté, son indépendance, sa culture.

J'ai presque envie de dire qu'aujourd'hui, nous les patriotes Français de toutes les origines, nous sommes devenus des israéliens sur notre terre. Nous avons nos territoires occupés, nos revendications ethniques et religieuses et bientôt viendra des exigences d'autonomie et plus tard d'indépendance à la manière du Kosovo.  Ces "idiots utiles", deviennent larmoyants ou colériques dès lors que les patriotes sonnent le tocsin. Ils hurlent au racisme, à l'islamophobie, à la xénophobie et à l'habituel "extrême droaaate". J'en fait trop ? Peut-être mais je n'en suis pas si sûr au fond...

 

Si nous soutenons mordicus Israël ce n'est pas par naïveté. Nous savons bien que tous les états n'ont pas "d'état d'âme" et qu'ils ont tous leur part d'ombre. Mais nous refusons de considérer que les pays arabo-musulmans de la région soient la lumière sur le moyen-orient, les victimes et l'état juif le monstre de la nuit qui dévore tout sur son passage.

 

Israël est un tout petit territoire qui s'est construit et s'est élevé, en à peine 60 ans, à la hauteur des grands pays économiques de ce monde. Il y a des élections à la proportionnelle intégrale. Cette démocratie est imparfaite mais sommes-nous les plus qualifiés pour le dire alors même que notre Président fut élu avec 28% des inscrits. Que les verts représentent 2% du vote avec un groupe parlementaire et que le FN à deux députés avec 18%. Bientôt, il sera un producteur courtisé de gaz et de pétrole. Ce qui rend fou la Turquie et le Liban sans compter les autres états arabes de la région. Ce n'est pas une terre différente de celles de leurs voisins. Alors quoi?

Ce n'est pas une question d'intelligence. Mais le fait d'une culture. Là où un arabo-musulman s'assoit sur une pierre en disant "Inch Allah" (il ne peut modifier ce qu'Allah a donné), les israéliens ont utilisé cette pierre pour bâtir et construire un état moderne.

 

Souvenons-nous, que nous avons fait de même en Algérie qui, à partir d'un territoire esclavagiste, paysan, occupé par les turcs et guerrier, s'est transformé sous l'action de la France en un état producteur et créateur de richesse ? Nous voyons d'ailleurs, ce qu'aujourd'hui les arabo-musulmans en ont fait  puisque la jeunesse algérienne demande l'aide de la France et crie à plus de visas pour fuir ce pays.

 

Israël est un exemple à suivre. Ne pas transiger sur nos valeurs, ne pas admettre de perdre notre indépendance, exiger que les nouveaux arrivants se conforment à nos lois et défendre notre patrie. Celle de nos ancêtres.  C'est aussi refuser que des collabos de la Socia-lie et de la Droite molle favorisent l'occupation de notre pays par une immigration folle.

 

Gérard Brazon

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Plusieurs frappes ont été attribuées à l’Etat hébreu depuis le début de l’année. Quand celles-ci ne sont pas confirmées par le régime d’Assad, ce sont les rebelles ou les responsables américains qui s’en chargent. Dans quel but ?

C’en est presque devenu une dangereuse habitude. A chaque mystérieuse explosion en Syrie, les regards se tournent vers Israël. Jeudi 1er aout, celle qui a anéanti un dépôt de munitions de l’armée d’Assad à Homs n’a pas manqué de semer le doute. D’un coté, la puissance de la déflagration – l’équivalent de 10 tonnes de TNT, entendue sur un rayon de 40 km -, de l’autre, l’incapacité des rebelles à assumer clairement la responsabilité de cet « incident » – mis à part un tir de roquette Grad sur le quartier de Wadi al-Dahab – ont poussé certaines sources à évoquer l’implication d’une tierce partie.

Homs 08-2013

Homs 08-2013

Quelques jours auparavant, une faction rebelle se montrait plus catégorique. Basée dans la région de Quneitra, frontalière de l’Etat hébreu, le conseil militaire révolutionnaire du Golan rapportait l’attaque d’un convoi de missiles faisant route vers le Liban. D’après le communiqué, publié le 27 juillet au matin, des appareils israéliens ont été aperçus de longues minutes dans le secteur et seraient à l’origine du raid. Pendant la nuit, plusieurs médias libanais avaient signalé pour leur part un survol intensif de la vallée de la Bekaa par l’aviation de Tsahal, semblant corroborer l’information des rebelles.

Homs

Homs

Attirer Israël dans le conflit

Difficilement vérifiable, celle-ci n’a depuis été confirmée ou infirmée par aucune autre source. Ce type de rumeur peut être pourtant lourd de conséquence pour la région. En mai dernier, à la suite d’une série de frappes israéliennes contre des cibles militaires à Damas, le président syrien Bachar el Assad avait juré d’engager une riposte à la prochaine attaque de son voisin, suggérant même l’ouverture d’un front sur le Plateau du Golan. La question se pose donc légitimement : les rebelles syriens cherchent-ils à provoquer une escalade avec Israël ?

Dans l’attente, quasi désespérée, d’une aide militaire accrue de l’Europe et des Etats-Unis, tout juste capable de contenir les assauts ininterrompus des forces du régime et, enfin, gangrené par des groupes djihadistes en quête de chaos, l’opposition syrienne parait aussi bien dépassée qu’à bout de souffle. De ce point de vue, seule une extension du conflit serait, aujourd’hui, à même de bouleverser l’équilibre des forces sur le terrain. Tandis qu’une intervention occidentale relève de l’improbable, nul doute que l’entrée en guerre d’Israël, dont l’armée se prépare depuis de longs mois au scénario du pire, provoquerait l’anéantissement rapide des forces pro-Assad, même soutenues par le Hezbollah et d’autres groupes de mercenaires chiites.

Fuites américaines

Hangars Lattaquié

Hangars Lattaquié

Pour l’heure, l’Etat hébreu maintient le silence radio à chaque fois que des actions lui sont attribuées en territoire syrien, tandis que le régime alaouite parait s’en tenir à une rhétorique belliqueuse uniquement. Cette règle s’est récemment vérifiée dans le port de Lattaquié, théâtre d’une célèbre bataille navale entre la marine israélienne et syrienne pendant la guerre du Kippour, en 1973. Le 5 juillet dernier, plusieurs explosions ont secoué des hangars appartenant aux forces d’Assad, provoquant un gigantesque incendie et un nombre élevé de victimes. Après s’être dans un premier temps attribué l’attaque, les rebelles syriens ont démenti toute implication.

Qui en porte donc la responsabilité ? Selon des responsables américains cités par CNN, cette frappe porte la signature d’Israël. Elle aurait visée des stocks de missiles antinavires «Yakhont», de fabrication russe, jugés redoutables et convoités par le Hezbollah. Sur le papier, cette thèse semble crédible. Depuis des mois, l’état-major israélien exprime ouvertement la crainte que de telles armes soient utilisées pour mener des attaques contre les champs gaziers Tamar et Leviathan, en Méditerranée. Vu l’enjeu financier colossal qu’ils représentent, ces sites constituent de véritables cibles stratégiques.

Destructions Alep

Destructions Alep

D’autres sources américaines, cette fois dans le Sunday Times, ont affirmé qu’un sous-marin Dolphin – dont 5 exemplaires sont en service dans la marine de Tsahal – avait servi à Lattaquié, tandis que le New York Times prétendait que les Israéliens avaient manqué leur cible, une partie des missiles « Yakhont » ayant été déplacés par les forces syriennes – alertées par leur allié russe ? – juste avant l’assaut. Ces révélations ont profondément agacé les responsables militaires israéliens qui n’ont pas manqué de protester auprès du Pentagone. Ils estiment que cet emballement médiatique a crispé les autorités syriennes, obligeant l’armée israélienne à élever une fois de plus son état d’alerte à la frontière nord.

Dans les faits, Washington aurait été systématiquement averti de l’imminence de frappes israéliennes, sans toutefois en connaitre précisément les objectifs. Mais derrière une compréhension réelle des préoccupations sécuritaires de son allié, les Etats-Unis souhaitent éviter coûte que coûte un embrasement régional. Leurs fuites viseraient donc à embarrasser Israël et l’obliger à reconsidérer sa politique de frappes préventives. L’inquiétude vient aussi de Moscou : en s’en prenant à des cargaisons d’armes russes, l’Etat hébreu prend le risque de tendre un peu plus entre la Maison Blanche et le Kremlin sur le dossier syrien.

Maxime Perez  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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DUVAL Maxime 06/08/2013 07:21


"Ne soyons pas naïfs, les états n'ont pas d'état d'âme" et vous ajoutez "qu'ils ont tous leur part d'ombre".


L'âme de leurs peuples se dissocie parfois de celles de leurs dirigeants politiques qui les trahissent.


Monsieur Brazon, votre article est si sincère, il n'est que la réalité exposée de faits que chacun peut constater en toute impartialité. Lecteur lambda mais assidu de votre blog, je ne résiste
pas au plaisir de saluer votre position sur votre soutien à Israël ainsi que votre pourquoi.