Les occidentaux responsables des nouvelles dictatures islamistes!

Publié le 17 Février 2012

Les pires oppresseurs des musulmans libéraux dans les temps modernes ne sont pas les dictateurs ou les armées arabes, selon Essam Abdallah, un intellectuel égyptien libéral.

Abdallah, professeur à l'Université Ain Shams au Caire, écrit qu’aujourd’hui, les principales menaces émanent des «lobbies islamistes» tels que le Council on American-Islamic Relations (CAIR), le Muslim Public Affairs Council (MPAC) et le National Iranian American Council (NIAC).

Plusieurs mois après le début des révolutions du «Printemps arabe» qui ont balayé le Moyen-Orient l'an dernier, il est devenu évident que «les puissances occidentales et l’administration Obama ont appuyé les nouveaux dirigeants autoritaires» au Moyen-Orient, écrit Abdallah. Les islamistes tels que le Parti Ennadha en Tunisie, les Frères musulmans, et certains membres du Conseil national de transition au pouvoir en Libye «ont été systématiquement soutenus par Washington au détriment des véritables forces libérales et laïques ».

A Washington, les deux principaux mouvements du «lobby islamiste» sont «des façades des Frères musulmans [Ikhwan]  (décrites par Abdallah comme étant le CAIR, le MPAC et l’Islamic Society of North America) ainsi que le «lobby pro-Iran» dont le NIAC est le fer de lance.

Depuis le début des années 1990, le CAIR et ses alliés ont «attaqué les Coptes, les Sud-Soudanais, les Libanais, les réformateurs syriens, les Assyriens, les Chaldéens et les musulmans dissidents aux États-Unis», écrit-il. «Le Ikhwan d'Amérique diabolise toute publication, tout livre, article ou interview dans les médias nationaux ou la presse locale soulevant la question des libertés laïques au Moyen-Orient ».

Durant les années 1990 et jusque dans les années après le 11 Septembre, les dictateurs du Moyen-Orient ont fait équipe avec les islamistes pour écraser les partisans de la démocratie libérale. Le président égyptien Hosni Moubarak, la famille Assad de Syrie, Mouammar Kadhafi de Libye, le dirigeant soudanais Omar el-Béchir et les «régimes khomeynistes» en Iran «ont pleinement soutenu la campagne de prétendue islamophobie menée par le CAIR et son homologue iranien NIAC contre les dissidents qui appelaient à une démocratie laïque dans la région», ajoute Abdallah. «Les dissidents ont été accusés d'être pro-occidental tant par les islamistes que par les dictateurs».

Aujourd'hui, les réseaux islamistes s’en prennent à Walid Phares, dont le livre de 2010 intitulé The Coming Revolution : Struggle for Freedom in the Middle East (les révolutions à venir : lutte pour la liberté au Moyen-Orient) prédisait les mouvements pour des réformes qui ont déferlé sur la région l'an dernier. «En tant que défenseur de la liberté originaire du Moyen-Orient, Phares pousse pour un changement stratégique de la politique étrangère américaine afin que les États-Unis soutiennent les démocraties laïques dans la région», conclut Abdallah.

Source :  Egyptian Liberal Slams American Islamists, IPT, 16 février 2012.

Traduction par Poste de veille

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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