Les Palestiniens sont-ils les plus grands mendiants de la terre? Par Ftouh Souhail

Publié le 4 Janvier 2013

Europe-Israël - Ftouh Souhail

Le monde a ses chouchous, ses préférés et ses souffrances symboliques. Parmi les petites joies du peuple palestinien : le fait de recevoir des cadeaux de Noël toute l’année et de la part du monde entier.

Comme chaque année, en 2012, ce sont encore les Palestiniens qui ont en particulier bénéficié d’une attention soutenue faisant d’eux les champions de la mendicité. La Communauté internationale continue de financer, nourrir et veiller en permanence sur les Palestiniens avec une constance remarquable. Dans le même temps, des millions d’individus dans la Corne de l’Afrique meurent dans l’indifférence générale.

Pour ne prendre que quelques exemples ; en termes d’APD (aide publique au développement) par habitant, un Palestinien a reçu en 2012 par exemple , 621 dollars d’aide ( source l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine ou l’UNRWA) alors qu’ un Afghan 186 dollars, un Congolais 12 dollars, un Pakistanais moins de 7 dollars.

De prime à bord, une question se pose : les Palestiniens n’en ont-il pas marre de faire appel à la charité publique ?

La Ligue Arabe a indiqué le lundi, 31 décembre 2012, que l’Algérie a offert une aide financière de 26 millions de dollars à l’Autorité Palestinienne pour aider le peuple palestinien à surmonter la crise financière, dans laquelle il s’enfonce. Une aide qui sera effective dès le mois d’avril 2013, a précisé le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed Benhelli.

Déjà une aide de 2,5 millions de dollars vient d’être versée aux Palestiniens le mois dernier par le Croissant rouge algérien (CRA). Cette somme d’argent a été collectée dans les fonds de la Zakat « aumône » et les ventes des timbres au nom du Croissant-Rouge algérien (CRA).

Le mois dernier, le gouvernement du Japon a fait aussi don de 2 millions de dollars à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les « réfugiés de Palestine » dans le Proche-Orient (UNRWA), pour financer des projets et des travaux d’urgence dans la bande de Gaza. Rien qu’en 2012, le Japon a fourni plus de 22,5 millions de dollars pour l’UNRWA, ce qui en fait le plus grand donateur de l’UNRWA.

Le Luxembourg avait annoncé, le 8 février 2012, qu’il faisait un don de 15 millions d’euros à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les « réfugiés de Palestine » au Proche-Orient (UNRWA). L’accord a été signé par la ministre luxembourgeoise du Développement Marie-Josée Jacobs et le commissaire général de l’UNRWA, Filippo Grandi.

Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, en tournée en janvier 2012 dans la région avait signé dans la Bande de Gaza un accord financier avec Filippo Grandi, le directeur de l’office onusien chargé des « réfugiés », pour accorder une aide de 72 millions de dollars aux Palestiniens. L’Union Européenne a offert un total de 80 millions d’euros en 2012 à l’UNWRA.

L’Australie, pour sa part a décidé de verser, en 2012, une aide de 90 millions de dollars à l’UNRWA pour financer l’embauche d’enseignants et médecins supplémentaires pour les  »réfugiés palestiniens » en Jordanie, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Judée-Samarie. L’accord a été signé à Canberra le 27 mai 2012 par le ministre australien des Affaires étrangères Bob Carr et Filippo Grandi, le commissaire général de l’UNRWA. L’Australie a déclaré qu’elle va étaler le versement sur 5 ans.

L’Autorité palestinienne avait aussi bénéficié en 2012 d’une aide financière de 9,75 millions de dollars du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) pour les deux prochaines années, destinée à soutenir des projets de développement dans les territoires sous contrôle de l’Autorité palestinienne.

En France surtout, en plein crise de croissance, des voix commencent aussi à s’indigner sur la dilapidation de l’argent du contribuable au profit des Palestiniens (1).

Le mois dernier l’Agence française de développement (AFD) a octroyé 2 millions d’euros supplémentaire au développement de la zone industrielle de Bethléem qui va coûter à la France une dizaine de millions d’euros. Le 14 octobre 2012 à Ramallah une convention d’aide budgétaire a été signée pour la contribution directe de la France à la hauteur de 10 millions d’euros au budget de l’Autorité palestinienne.

En mars 2012 Paris avait décidé de participer à hauteur de cinq millions d’euros pour la construction de l’usine de dessalement de Gaza. L’ancien Premier ministre François Fillon avait annoncé cette nouvelle à son homologue palestinien M.Salam Fayyad, lors de leur entretien en marge du Forum mondial de l’eau à Marseille.

L’UE a versé le 10 avril 2012 , un montant de 22,5 millions d’euros à l’Autorité palestinienne en contribution à ses dépenses en salaires et pensions dans la fonction publique (84 000 personnes) aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza. Cette contribution est accordée au titre du mécanisme d’aide PEGASE (Mécanisme Palestino-européen de gestion de l’aide socio-économique). L’UE aura ainsi versé 1,3 milliard d’euros depuis 2008, démarrage du programme.

L’Union européenne avait débloqué aussi, le 19 mars 2012, une aide de 35 millions d’euros pour « améliorer les conditions de vie des Palestiniens ».. La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton et le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Salam Fayyad avait signé un accord à Bruxelles permettant de financer, à hauteur de 22 millions d’euros, une station d’épuration des eaux et de moderniser, à hauteur de 13 millions d’euros, le point de passage frontalier de Kerem Shalom entre Israël et Gaza pour les marchandises.

L’Union européenne et la Suède avaient transféré en février 2012, 24,7 millions d’euros à l’Autorité palestinienne afin de payer les traitements et les pensions des 84.300 fonctionnaires palestiniens de Judée-Samarie et de Gaza .

Le 12 février 2012 la Ligue Arabe a appelé ses membres, lors d’une réunion au Caire, à soutenir l’Autorité palestinienne financièrement à hauteur de 100 millions de dollars par mois. Ces fonds sont nécessaires « en raison des pressions financières auxquelles font face la direction et la population palestiniennes », car « Israël ne transfère pas les fonds revenant à l’Autorité palestinienne », selon l’organisation panarabe.

Le Congrès américain a débloqué le 24 mars 2012 la somme de 192 millions de dollars pour les Palestiniens venant directement de L’Agence américaine du développement (US Agency for International Development ).

La Banque mondiale a annoncé pour sa part, le 5 mars 2012, trois dons d’un total de 50 millions de dollars à l’Autorité palestinienne pour des projets dans le développement de l’administration centrale et des municipalités ainsi que dans l’électricité. C’est la première fois depuis mai 2010 que l’institution, dont le siège est situé à Washington, débloque des fonds pour les Palestiniens.

Le don le plus important, de 40 millions de dollars, devrait « soutenir les progrès de réformes essentielles de l’Autorité palestinienne qui aboutiront à offrir de meilleurs services aux citoyens », avait indiqué la Banque mondiale dans un communiqué. Il vient de l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque qui travaille avec les pays les plus pauvres.

La Banque mondiale a déclaré aussi, le 7 avril 2012, avoir attribué 55 millions de dollars pour le développement palestinien. Mariam Sherman, directrice en charge du dossier de la Judée-Samarie et de Gaza, a déclaré que l’argent serait utilisé pour aider les entreprises, aider les diplômés et soutenir les institutions du gouvernement palestinien. La Banque mondiale a versé encore, le 9 mai 2012, un autre montant de 3 millions de dollars à l’Autorité palestinienne pour l’aider à développer son commerce, notamment celui des petits et moyens entrepreneurs et des femmes.

En juillet 2012, l’Arabie Saoudite a débloqué une aide de 100 millions de dollars à l’Autorité palestinienne pour l’aider à surmonter ses difficultés budgétaires. Le Qatar, quant à lui, a offert gracieusement 400 millions d’euros au gouvernement islamiste de Gaza en octobre 2012.

Sans parler du manque total de transparence quant à la destination de ces fonds, les Palestiniens se sont imposés comme les modèles de victimes sans que jamais personne ne vienne remettre en cause leur statut même de « victime », ou ce qu’ils reçoivent de la part des différents bailleurs de fonds internationaux. On dirait que les Palestiniens sont devenu l’opium des peuples. Tant qu’ils existeront avec leur statut actuel le monde continuera à payer.

Les Palestiniens souvent haineux, au lieu de travailler et renoncer à la violence acceptent l’aumône internationale, sans avoir le moindre orgueil, la main toujours tendue vers la Communauté internationale.

On va peut être assister en 2013 à une augmentation de ce que j’appelle un soutien inconditionnel à « ce peuple assisté » ce qui équivaut en fait a un support international sans limites à de pseudo victimes éternelles au grand désespoir de tous les peuples qui souffrent vraiment et dont les caméras ne montrent rien.

© Ftouh Souhail pour www.europe-israel.org

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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