Les petites-filles voilées : notre grande hypocrisie. par Djemila Benhabib

Publié le 10 Mars 2012

Les concours d'apprentissage du Coran ne sont pas des jeux mais bien des méthodes pour inculquer une religion avec tout l'arbitraire qui va avec. Djemila est une jeune femme du Québec et nous dit ce qui se passe chez nos cousins, si toutefois il en reste encore un peu.

Je connais des Maires qui me disent que les salles de classes dans les Mosquées ne sont pas bien graves, mais quand il s'avère que ces salles de classes sont des salles de bourrage de crâne d'enfants qui ont le malheur de se retrouver là, la vision de ces Maires devrait ne pas être la même!

J'ai visité une mosquée autrefois: les garçons sont séparés des filles! Les toutes petites filles étaient voilées. Tous récitaient le Coran sous le prétexte d'apprendre l'arabe! En fait, l'arabe s'apprend à travers le Coran. Nulle additions, soustractions, histoire de France ! Aucun rattrapages scolaires. Ces mosquées "aux classes" nombreuses touchent une subvention. Ainsi donc, les finances publiques donnent de l'argent pour l'islamisation des peuples in fine, à travers une immigration toujours plus importante qui se retrouvent dans les différentes mosquées et ces classes d'endoctrinement. La boucle est bouclée.

On sait qu'un enfant est à peu prés construit vers sept ans! Vers 12 ans il sera quasi impossible de le "récupérer" pour en faire un républicain respectueux de la laïcité qui est un concept inconnu en islam si ce n'est un péché condamnable de la peine de mort! Il serait plus que temps que nos politiques, des Municipalités à la Nation prennent conscience!

Gérard Brazon

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récitation 5

Source: http://alrawdah.ca/French/

Le regard de la petite fille semble lointain et ne croise nullement celui de l’homme assis à ses côtés qui tient un micro à la main. Nul sourire n’éclaire son expression. Sa timidité contraste avec l’aisance de l’adulte à la barbe rousse soigneusement taillée assis à ses côtés. Ses joues roses et joufflues irradient une paisible lueur d’insoucianceassombrie par la sévérité d’un voile qui lui quadrille le visage.

Avec sa bouille plutôt sympathique, on ne devinerait nullement que l’homme en question participe à un exercice d’évaluation destiné à une bande de jeunes enfants. Certes, le domaine est  atypique : les récitations coraniques.

Le nom de l’activité est sobre tout comme l’est l’attitude des gamins qui s’y soumettent. En témoignent les quelques photos publiées sur le site Internet de l’organisme pour rendre compte de l’événement. Pour vous en convaincre,  jetez un œil sur ceci : http://alrawdah.ca/French/ (cliquer sur l’onglet Concours de memorisation du Saint Coran pour la vidéo et sur l’onglet photos)

Ce rituel se met en place à ville Saint-Laurent, tous les premiers dimanches du mois, sous la supervision d’adultes : tous des hommes barbus.  Une affiche aux tons gris et jaunes donne rendez-vous aux chérubins dans une salle de la mosquée al-Rawdah ou au centre communautaire Laurentien (c’est selon, car l’un se confond avec l’autre). Jusqu’à tout récemment, le concours était ouvert au moins de huit ans. Il est maintenant élargi au moins de dix ans.

3 joie

Source: http://alrawdah.ca/French/

C’est leur choix : le malaise grandissant 

La gamine est coincée dans un rôle qui la dépasse.  Bien sûr, certains diront que c’est son CHOIX. Comme si on pouvait choisir une religion comme on choisit un cornet de crème glace. Quoique dans notre société démocratique, il suffit de brandir l’argument du choix pour justifier et valider une option quelconque. Enfin, ça ne marche pas à tous les coups mais presque!

À un moment ou un autre, vous avez certainement dû croiser l’une de ces petites filles. On ne peut pas les manquer. Alors que les garçons passent inaperçus, elles sont ensevelies sous des étoffes.

À coup sûr, leur vue vous met mal à l’aise. À peine vous les regarder que déjà vous tournez le regard et  pressez le pas. Lorsque courir devient plus rassurant que marcher, alors, il vaut mieux accélérer la cadence.

Il y a longtemps que votre conscience refuse de s’égarer dans les sombres abysses de ces quelques dérives. De toute façon, les accommodements mettant en relief les simulacres religieux, vous n’y avez jamais cru. Puis, la vertu du temps qui fait des miracles n’est qu’une vaine illusion à vos yeux. Vous le savez pertinemment, les voiles ne tomberont pas par eux-mêmes. De temps en temps, vous devez même lâcher quelque chose comme : «  ça n’a pas de bon sens !». Tout ceci vous révolte. Eh bien, sachez que vous faites partie de la grande masse silencieuse des « révoltés tranquilles ».

Mais que faire? Puisqu’il suffit désormais de quelques coups de passe-passe pour clouer sur la tête d’une petite fille un casque antibruit, à l’école, pour la protéger de cette déviance qu’est la musique avec la bénédiction de la ministre de l’Éducation.

Source: http://alrawdah.ca/French/

T’en souviens-tu Djemila?

Une amie d’origine algérienne me demande souvent : te souviens-tu avoir déjà vu pareille désolation en Algérie? Jamais je n’avais vu des filles de six ans voilées.  Je sais qu’au Yémen on voile et on marie les filles à 9 ans. Cela, je l’ai appris en lisant l’histoire déchirante de la petite Nojoud mariée de force à un homme, trois fois plus âgé qu’elle, pour quelques sous. Mais à Montréal, tout de même…

À force de laisser-faire, nos rues et nos écoles sont remplies d’histoires de petites filles qu’on a sacrifiées sur l’autel du respect des religions. Oui, le respect. Pas celui des femmes. Encore moins celui des enfants.

Mais tout est faux dans cette attitude. Les joies sont fausses, les rires sont faux et les regards ont un arrière goût de mélancolie. Il n’y a rien de respectueux à tolérer la souffrance de l’autre. Si quelqu’un vous dit que le soleil tourne autour de la terre, nous n’avons pas à tolérer cette erreur. La tolérance n’est surtout pas l’acceptation de l’erreur. Nous faisons fausse route en fermant les yeux sur cette inégalité flagrante et cruelle imposée à certaines petites filles musulmanes. Tout compte fait, que vaut une société qui brade la dignité de ses enfants?

Source: http://alrawdah.ca/French/

Les Lumières des réformateurs tunisiens

Une lectrice écrivait ceci : « J’ai dû retirer ma fille de l’école arabe qu’elle fréquentait tous les samedis, car l’enseignante lui disait que Dieu la mettra en enfer, et qu’elle brûlera si elle ment ou si elle n’écoute pas ses parents (…) je suis une victime de la décennie noire vécue en Algérie, de 1990 jusqu’a maintenant. Je ne veux pas que mes enfants vivent ici ce que moi j’ai connu dans mon pays natal. »

C’est typiquement ce genre de visions infernales, peu apaisantes, que les enfants sont obligés de réciter dans ces fameux concours de récitation coranique. Pourquoi leur faire apprendre par cœur des textes qu’ils ne sont d’ailleurs nullement en mesure de comprendre?

C’est pour mettre fin à cette forme de cruauté mentale et ouvrir les enfants à la pensée moderne et au regard critiqueque le brillant intellectuel tunisien Mohamed Charfi (1936-2008), ancien ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a réformé de fond en comble le système éducatif de son pays, expurgeant des programmes scolaires toutes les référence coraniques à connotations violentes. Bien sûr, il a  trouvé sur son chemin les islamistes. Mais il a tenu bon et sa réforme a pris. Bien qu’aujourd’hui cet acquis reste fragile.  Ces versets guerriers, un autre réformateur tunisien, Abdelwahab Meddeb,  ne les voit pas d’un bon œil et propose une véritable réforme coranique. Il jette les bases de cette réflexion dans deux ouvrages passionnants : La maladie de l’islam et Sortir de la malédiction : l’islam entre civilisation et barbarie.

« Je vais continuer de m’affirmer »

Pour sûr, un jour, nous regretterons nos complaisances. Moi, j’ai les larmes aux yeux à chaque fois que je croise le regard d’une petite fille voilée. À vrai dire, j’éprouve même une honte à ne pas pouvoir lui offrir ce qu’il y a de meilleur dans notre société : l’égalité.

Par moment, j’ai l’impression de vivre un long cauchemar lointain mais le brouhaha des déneigeuses me rappelle à chaque fois que je suis bien quelque part à Montréal ! Alors, pour me requinquer, je pense au message de cette enseignante qui m’écrivait : « Bravo pour vos prises de position, elles rejoignent la majorité silencieuse (malheureusement) des gens. Je travaille dans les écoles et je suis contre les accommodements et je vais continuer de m’affirmer. »

Merci madame de le faire. Moi aussi je vais continuer à faire ma part avec mes modestes moyens et mes contraintes.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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se 10/03/2012 17:09


moi, je n'ai plus d'enfant qui va à l'école,mais des petits enfants,si j'apprends que l'ont essaye d'inculquer ,religion quelque se soit,je retire l'enfant de cette école.