Les "printemps arabes" sont de la poudre aux yeux des gogos européens!

Publié le 6 Octobre 2011

Une militante des droits des femmes au Yémen a affirmé que des figures de premier plan du mouvement de protestation contre le gouvernement violent les droits humains, et sont responsables de quelques unes des pires atrocités commises pendant les troubles.

«A ceux qui parlent d’un printemps arabe pro-démocratie dans mon pays», disait-elle au journal The Observer, à Londres, où elle a demandé asile, «je dirais que ce n’est pas le président Saleh qui a menacé ma vie, qui m’a dissuadé de continuer de travailler, ou même de rester au Yémen, c’est l’opposition.» […]

Elle en accuse nommément trois figures de proue : la première, le général Ali Mohsen al-Ahmar, est un ancien allié du président Saleh qui a changé de camp au début des soulèvements. Selon elle, ses forces sont responsables de certaines des pires atrocités observées durant les troubles, notamment d’avoir ouvert le feu sur des chefs de tribu (dans les rangs desquels figurait le frère de Mohsen) et des enfants venus l’exhorter à aboutir à un compromis avec le régime. Les deux autres sont le Cheikh Sadeq al-Ahmar et son frère Hamid, les chefs du plus grand rassemblement tribal de Sanaa, alliés de Mohsen, mais disposant de leur propre force armée.

Ces trois hommes, nous a-t-elle averti, entretiennent des liens étroits avec Al-Islah, le principal parti d’opposition au Yémen. L’un de ses dirigeants, Abdul Majid al-Zindani est considéré comme «terroriste» par les Etats-Unis et les Nations Unies, et est décrit comme un membre éminent de la mouvance d’Al Quaïda opérant dans le vide politique du Yémen.

Voici donc les forces qui l’ont toujours menacée dans son travail, a-t-elle dit. Par le passé, elle avait toujours réussi à s’en préserver, car le gouvernement Saleh, malgré tous ses torts, avait maintenu le droit des femmes à l’éducation. Mais maintenant que son pays a sombré dans ce qu’elle décrit comme la «folie», ces forces peuvent menacer sa vie en toute impunité. Et elle de poser la question «C’est cela que vous appelez le printemps arabe en Occident ?».

Source : Women's rights campaigner warns of Islamists behind Yemen uprising, par Peter Stanford, Guardian, 2 octobre 2011. Traduction par Olaf pour Poste de veille

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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