Les Russes destinés à être massacrés par Staline avec la complicité des alliées en 1945.

Publié le 19 Mai 2014

En mai 1945, 102.481 Russes ont été livrés à Staline par la France et son gouvernement de gauche : ils ont tous été exécutés !

Par Manuel Gomez

Conformément aux accords de Yalta, signés entre Staline, Roosevelt et Churchill, alors que de Gaulle et la France sont totalement ignorés, un véritable holocauste s’est produit à la Libération.  À la différence de la Shoah*, l’extermination de plus de 3 millions de Russes a fait l’objet d’une totale omerta de la part de tous les États. Ce fut un crime contre l’humanité qui dépasse tout ce que l’on a connu et condamné depuis.

Les uniques responsables de cet holocauste sont l’URSS et Staline, mais avec la complicité des gouvernements de la Grande-Bretagne et des USA tout d’abord, puis de la France et des autres pays alliés, à l’exception du Liechtenstein.

Lors de l’invasion de l’URSS et de la Pologne, les Allemands capturèrent près de trois millions de Russes, avec femmes et enfants, pour les déporter comme travailleurs dans les différents pays envahis par l’Allemagne. Il ne s’agissait pas uniquement de Russes mais également de Cosaques, Caucasiens, Baltes et Ukrainiens, notamment les dizaines de milliers qui avaient émigré afin de trouver des conditions de vie meilleures que dans leur pays. Nombreux avaient été enrôlés dans la Wehrmacht, surtout ceux qui étaient contre le régime communiste instauré par la révolution d’Octobre. Ils s’étaient regroupés dans l’armée Vlassov afin de poursuivre la lutte.

Tous ces pays cédèrent aux exigences de Staline, qui demandait que ces trois millions de Russes lui soient livrés de gré, mais surtout de force, car il n’y avait que très peu de volontaires sachant le sort qui les attendait. Des dizaines de milliers furent abattus immédiatement, dès leur arrivée sur le sol russe, et des centaines de milliers, plus malchanceux, dirigés vers les goulags sibériens où ils subirent les pires atrocités avant de disparaître.

Quel fut le rôle de la France dans cet holocauste ?

Totalement ignoré lors des accords de Yalta, De Gaulle est reçu, à sa demande, par Staline et signe un accord séparé à la date du 29 juin 1945 (archives duForeign Office). Avec l’appui du Parti communiste – qui lui a permis, comme on le sait, de prendre le pouvoir à la Libération –, il accepte sans état d’âme d’expédier vers l’URSS (donc vers la mort) tous les Russes détenus en France, consentants ou non.

Aussitôt, le général Dragoun et des officiers du NKVD débarquent à Paris. Tous les Russes prisonniers sont dirigés vers un camp de regroupement plus important, le camp de Beauregard situé à La Celle-Saint-Cloud, où ils se trouvent sous le contrôle du NKVD. (Police politique de Staline qui n'avait rien à envier à la SS. ndlr Gérard Brazon) Il y règne un régime de terreur et de tortures que la police et la gendarmerie françaises sont tenues d’ignorer sur ordre supérieur de leur hiérarchie. (Ils avaient encore l'échine souple après 4 ans d'occupation nazie) Ces plus de 100.000 internés sont transportés vers Odessa, via Marseille. Ceux qui se révoltent sont abattus sur place.

Le ministre de l’Intérieur, Édouard Depreux (SFIO), et celui des Affaires étrangères, Georges Bidault (MRP), ont énergiquement protesté en 1946, auprès des Russes contre ces assassinats sur le sol français mais ils ont dû s’incliner sur ordre du vice-président du Conseil, Maurice Thorez.(Secrétaire du Parti communiste Français, déserteur en 1939 et condamné à mort pour cela. Il fut gracié par De Gaulle)

Fort heureusement, et contrairement aux Anglais, les officiers supérieurs français, dans leur grande majorité, se sont opposés aux expulsions des Russes non volontaires. Ils ont fait obstruction aux ordres reçus du gouvernement et ont sauvé ainsi la vie de milliers de Russes.

En 1947, le gouvernement de Paul Ramadier (SFIO) a fait investir, par 2.000 soldats et CRS, le camp de Beauregard, où aucun officiel français n’avait pu pénétrer depuis deux ans. Avez-vous entendu une voix s’élever pour les accuser ? (Pour s'en souvenir au minimum?) 

(Sources : Les victimes de Yalta, par Nikolai Tolstoy, 1980)

Commentaire de Gérard Brazon

Je n'arrive pas à comprendre cette volonté de Manuel Gomez d'inclure la Shoa dans cet article  relatant un massacre ignoble. Pourquoi vouloir, dans cet article faire une référence si ce n'est une comparaison? Les auteurs des faits sont différents, les raisons sont différentes.

Faut-il rappeler que la Shoa est surtout le rappel d'une industrialisation de la mort qui va du regroupement d'individus en fonction de leur origine religieuse, à l'embarquement dans des wagons à bestiaux, à la réception inhumaine dans les gares de triages, à l'exécution des trop jeunes, la séparation des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards et à l'exploitation des corps (cheveux, peaux, dents, vêtements, essais médicaux, etc.) C'est cette réalité que désigne la shoa. ce qui bien sûr n'enlève rien à l'horreur des camps soviétiques, les massacres communistes au Cambodge, ceux dans la Chine de Mao (25millions de morts), ceux d'Ethiopie et plus prés de nos, ceux du Rwanda. Peut-on les mettre tous au même niveau et édulcorer les tenants et les aboutissants ? 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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