Les Saoudiens courtisent de nouveaux alliés pour leur sécurité, et signent un accord nucléaire avec la Chine

Publié le 1 Février 2012

 

 

 

 

Une exclusivité WorldTribune.com

 

[une percée du côté saoudien qui en dit long sur l'apathie de l'Administration Obama à se confronter à la menace iranienne. Privé du "lobby saoudien" à Washington, qui lui restera t-il, hormis le milliardaire anti-américain George Soros?]

 

 

ABU DHABI — L’Arabie Saoudite dirige les efforts des pays du Golfe Arabe pour mener une politique sécuritaire indépendante, qui ne dépende plus seulement des Etats-Unis.

 

Des diplomates et analystes déclarent que l’une des options consiste à renforcer les relations avec la Chine, une puissance nucléaire qui est à la recherché de livraisons supplémentaires d’énergie.

 

 

Le 15 janvier, la Chine et l’Iran ont signé une accord de coopération nucléaire avec la Chine qui laisse envisager l’assistance de Pékin dans un programme lié à l’énergie nucléaire avec les royaumes du CCG. L’accord est survenu à la suite de menaces saoudiennes de rivaliser avec le programme d’armes nucléaires de l’Iran.

 

“Les Etats du Golfe se sont longtemps tournés vers Washington en lui demandant d’être leur protecteur », rappelle Sami al Faraj, le Président du Centre koweitien pour les Etudes Stratégiques. « Les Etats-Unis sont toujours présents, mais le Golfe regarde de plus en plus autour de lui et affirme que : «  Nous devons prendre soin de nous-mêmes, également ».

 

Ces sources affirment que le Roi d’Arabie Saoudite Abdallah et l’héritier de la Couronne, le Prince Nayef travaillent auprès d’une gamme étendue de pays étrangers, à une politique qui élèverait encore l’énorme production d’énergie du Conseil de Coopération du Golfe, afin de contrer l’Iran voisin.

 

 

“Toute menace contre nos intérêts ou notre sécurité nous contraindra à faire usage de toutes les options disponibles pour defender nos intérêts, ainsi que la sécurité régionale et nationale », a déclaré l’ancien chef du renseignement saoudien, le Prince Turki al Façal. S’exprimant devant une Conférence sur la Sécurité au Bahreïn, le 17 janvier, Turki, également ancien Ambassadeur en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, a soulevé les perspectives d’une guerre contre l’Iran. Turki, dont on pense qu’il s’exprimait au nom des cercles dirigeants saoudiens, a cité les menaces iraniennes de bloquer le Détroit d’Hormuz, le passage pour 40% des cargaisons de pétrole brut global.

 

“L’escalade qui ne fait que monter en puissance et les tensions persistantes peuvent déboucher sur une aventure militaire dont les conséquences sont imprévisibles ou dans une confrontation armée non-désirée”, a affirmé Turki.

 

Les analystes et diplomates argumentent que la famille royale saoudienne se montre très déçue par l’hésitation américaine à stopper l’Iran. Ils ont cité, parmi ces causes de frustration, le refus de l’Administration Obama de signer des lois imposant des sanctions sévères qui prendraient pour cible le secteur énergétique de l’Iran.

 

“Les Etats du Golfe adoptent définitivement une position bien plus forte envers l’Iran et emploient toute leur influence considérable à tenter de convaincre d’autres protagonistes de leurs craintes à l’égard de l’Iran”, a exposé Théodore Karasik, analyste de l’Institut d’Analyse Militaire du Proche-Orient et du Golfe, aux Emirats Arabes Unis. Actuellement, le CCG, conduit par les Saoudiens, sont engagés dans une intensification massive de leurs moyens militaires. Riyad a ordonné pour une valeur d’environ 30 milliards de $ de jets de combat et de munitions aux Etats-Unis, alors qu’on s’attend à ce que les EAU achètent encore pour 20 autres milliards à Washington.

 

Au même moment, le CCG se met en lice pour remplacer l’Iran en tant que pourvoyeur d’énergie à des pays-clés, comprenant la Chine, le Japon et la Corée du Sud. L’effort du CCG, toujours conduit par Riyad, a pris de vitesse les menaces iraniennes.

 

“Ces actions ne seront pas considérées comme amicales”, a affirmé Mohammed Ali Khatibi, l’envoyé de l’Iran à l’OPEP.

 

http://www.worldnewstribune.com/2012/01/27/saudis-courts-new-security-partners-signs-nuclear-agreement-with-china/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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