Les terroristes étaient très bien préparés et connaissaient le site

Publié le 18 Janvier 2013

Le site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne.

 

Le site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne. | AFP/KJETIL ALSVIK

Le Monde.frPropos recueillis par Michaël Szadkowski

Le Monde.fr a pu recueillir un témoignage fiable, sous couvert de l'anonymat, racontant l'assaut de la "base de vie". Il décrit des terroristes organisés, qui se sont livrés à une prise d'otages méthodique et visiblement préparée.

  • Sur l'assaut

"[Mercredi] à l'aube, des tirs se font entendre dans la base de vie à In Amenas. La première attaque visait un bus qui emmenait des voyageurs vers l'aéroport. L'attaque a fait des blessés, car les bus sont toujours escortés par des véhicules de sécurité."

"La base de vie est directement collée à une petite caserne de gendarmes, qui n'ont pas pu repousser l'assaut. L'un des employés, un expatrié, a entendu les tirs et s'est dirigé vers des hommes en combinaisons militaires pour chercher refuge. Il s'agissait de terroristes qui étaient justement vêtus comme cela pour tromper les gens sur place."

"Les autres employés, qui étaient dans leurs chambres et un peu partout sur la base, sont restés sur place par mesure de sécurité. Lorsqu'il y a une attaque, les consignes sont de rester sur place, et de se cacher."

"Après avoir pris contrôle de la base de vie, les terroristes ont fait une fouille de toutes les chambres à la recherche d'otages, mais surtout à la recherche d'expatriés. Sur la base, il y a des blocs, chacun contenant huit chambres à peu près."

  • Sur le groupe de preneurs d'otages

"Les terroristes étaient, semble-t-il, de plusieurs nationalités : un Egyptien, un Tunisien, un Algérien et un homme noir, probablement nigérien ou malien. Impossible de savoir combien les terroristes étaient au total. L'un d'entre eux parlait l'anglais avec un accent parfait."

"Les terroristes étaient très bien préparés, connaissaient le site, la base de vie et le complexe qui se trouve en face, ils ont coupé la production immédiatement après avoir pris le contrôle de l'usine."

  • Sur la "libération" des otages algériens

"Les otages algériens étaient dans le foyer, un immeuble qui sert de salle de jeu, d'accueil et de cybercafé. Au moment du premier tir d'avion [au début de l'assaut, NDLR], les Algériens dans un moment de panique, ont forcé la sortie de secours, qui était bloquée. Il y a eu un mouvement de panique générale ; les terroristes, qui étaient à ce moment-là au restaurant, n'ont pas pu les empêcher de fuir ; entre quatre cents et six cents personnes, qui étaient entassées comme des sardines, ont ainsi pu fuir."

Propos recueillis par Michaël Szadkowski

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Marie-claire Muller 19/01/2013 14:43


Quel est le but inavoué de notre intervention au Mali?Nous avons souvenir qu'en Lybie nous avons guerroyé pour autre chose qu'on s'est évertué nous inculquer


amedi 19 janvier 2013



Mali : guerre pour la démocratie ou pour Areva ?







Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au
Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir
occuper l’ensemble du pays.


Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses », battent toute personne dont le comportement ne leur plaît pas,
coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien.


Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux
qui sont largement responsables de la gravité de la situation.


Qui croira qu’il s’agit de sécuriser la région
?


Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus.
largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ?



De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises
en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.



[...]

Marie-claire Muller 19/01/2013 13:15



Samedi 19 janvier 2013




APRES LE MALI …… L'ALGÉRIE ??