Les Ukrainiens n’aiment pas les Russes… Pourquoi ? Par manuel Gomez

Publié le 2 Janvier 2014

Parce qu’ils n’ont pas la mémoire courte et qu’ils se souviennent qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1945 à 1946, la Russie de Staline a assassiné des dizaines de milliers de leurs parents et grands-parents.

Par Manuel Gomez pour Bd Voltaire

En effet, avant-guerre, des milliers d’Ukrainiens, de Caucasiens, de Cosaques et de Baltes avaient immigré vers la Pologne et l’Allemagne pour y trouver des conditions de vie moins pénibles, du travail, et surtout pour échapper au bolchevisme.

Lors de l’invasion de l’URSS, fin 1941, la Wehrmacht déportait plusieurs dizaines de milliers d’Ukrainiens, y compris femmes et enfants, vers les usines allemandes pour servir de main-d’œuvre et en incorporait un grand nombre qui souhaitaient se battre contre le communisme, notamment dans l’armée du général Vlassov.

Lors des accords de Yalta, en 1945, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont accepté les exigences de Staline et ont renvoyé en URSS, de gré et surtout de force, près de trois millions de ces Russes qui étaient considérés comme prisonniers de guerre.

Des dizaines de milliers furent abattus, dès le pied posé sur le sol russe, et des centaines de milliers dirigés vers les goulags eurent une mort plus lente et plus atroce. Des centaines d’autres se suicidèrent pour ne pas subir le même sort.

Pour mémoire, largement ignoré lors des accords de Yalta, le général de Gaulle fut reçu, sur sa demande, à Moscou par Staline le 29 juin 1945 (archives du Foreign Office). Pis, il accepta – à l’instar des Anglais et des Américains –, les ordres de Staline et du Parti communiste français (Maurice Thorez est alors vice-président du Conseil) pour mieux livrer à l’URSS 102.481 Russes détenus comme prisonniers de guerre dans le camp de Beauregard dont :
- 15 000 avaient été capturés par la 1re armée française.
- 20 456 avaient déserté spontanément et près de 8 000 avaient rejoint les FFL et participé aux combats de la Libération.

Les Ukrainiens sont moins rancuniers contre cette Union européenne dont tous les membres, à l’exception du Liechtenstein, les ont envoyés de force vers une mort programmée.

Pour autant, ont-ils raison d’oublier et, surtout, font-ils le bon choix ?

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoires des peuples

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michel-la-six 04/01/2014 16:56


Épicure (comm no 2) éclaire, un peu, tant la situation est complexe, l'Histoire passée et présente des Ukrainiens qui voudraient bien, à moitié, et qui ne voudraient pas, dans l'autre moitié,
sortir de ce schéma dessiné de toujours, d'un partage tranché entre empire Polonais, nazisme occidental, et Russie des grands tsars ou bien des staliniens. Pays et Nation double, qu'on pourrait
séparer d'un nord-sud de sa carte qui passerait par Kiev. Trop simpliste peut-être, mais assez réaliste, chacun réagira et j'en attends beaucoup. Merci d'avance.  

Roban 02/01/2014 22:39


"N´oubliez-pas que l´Ukraine était en partie nazie...l"


On ne peut pas dire cela, l'Ukraine était d'abord anti-bolchévique puis elle est devenue anti-nazie et aujourd'hui elle voudrait son indépendance pour rejoindre l'UE.

Epicure 02/01/2014 18:21


L'Histoire de l'Ukraine est bien plus complexe que tout cela et c'est justement cette complexité quyi fait s'accumiuler dans tous les sens le NON -DIT qui pèse sur les consciences (Pro nazies
comme Pro bolchéviques) et les ambiguïtés invraisemblables des Eglises Uniate ET Orthodoxes dans ce maelstöm d'absurdités.


Des paysants Ukrainiens furent des Justes, d'autres plus nombreux comme toujours et partout furent des assassins, plus encore furent des Passifs Profiteurs pillant les victimes de tous bords
selon la période que l'on considère (les Koulaks d'abord les Juifs ensuite....


Un boulot moral et politique gigantesque attend et l'Ukraine et l'Europe et la Russie et les Eglises. On n'est pas couchés!

FRAHENJAC 02/01/2014 15:13


Et tout ceux et celles assassinés par Hitler les oubliez-vous? 


Femmes violées par les allemands,  parfois en groupe, dans les fermes ou industries, et, dont les enfants nés de ces viols  reposent dans un coin d´un cimetière éloignés de la vue de
tous,  avec comme pierre tombale une plaque en béton de 30x30 cm,  Ex: Essen-kettwig cimetière évangélique.  Curieux aucune communauté religieuse ou autre,  rappelle au
souvenir ces petites victimes...il ne faut  surtout pas déplaire au coupable ou famille de ceux-ci.


N´oubliez-pas que l´Ukraine était en partie nazie...le bon choix ????