Les vieux partis éclatent en Gréce.

Publié le 7 Mai 2012

Pourquoi disent-ils néonazi ? Est-ce pour faire peur? Est-ce en lien avec nos propres législatives?

 

le Figaro

Le parti neo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée) va entrer au parlement grec après avoir obtenu entre 6 et 8% des voix lors des législatives aujourd'hui, selon un sondage sortie des urnes diffusé sur les chaînes de télévision.


Ce parti qui plafonnait à 0,29% des voix aux dernières législatives de 2009 est crédité de 6 à 8% des suffrages des 9,8 millions d'électeurs grecs qui ont voté pour renouveler le Parlement, dans un scrutin dominé par la contestation de la politique d'austérité et l'implosion du vieux système politique, au risque de remettre en cause les efforts de redressement du pays au sein de l'euro. (le discours est conventionnel et européiste. Ndlr Gérard Brazon)

Les deux partis pro-rigueur grecs Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite) se sont effondrés lors de ces législatives, rassemblant entre 31 et 37% des voix à eux deux, jetant un doute sur la capacité de la Grèce à honorer ses engagements au sein de la zone euro.

Coalition impossible

Si elle se confirmait, cette débâcle, annoncée par un sondage sortie des urnes diffusé par les chaînes de télévision, rendrait quasi impossible la formation d'un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI. Pour obtenir une majorité absolue au parlement, soit 151 sièges, ils avaient besoin d'au moins 37% des voix à eux deux.

Un mandat pour former un gouvernement devrait néanmoins être accordé au chef du premier parti, la Nouvelle Démocratie, qui a obtenu entre 17 et 20% des voix contre 33,5% en 2009 et qui a revendiqué la place de premier parti. Le scrutin a été dominé par la contestation de la politique d'austérité menée sous l'impulsion des bailleurs de fonds du pays, donnant au petit parti de la gauche radicale Syriza entre 15,5 et 18,5% des voix.

Selon ce sondage, le parti socialiste Pasok enregistre une chute historique avec un score compris entre 14 et 17% contre 43,9% en 2009. Il perd même la seconde place au profit du Syriza qui lui enregistrait seulement 4,6% des voix il y a trois ans. "C'est un séisme politique qui frappe les partis gouvernementaux", a estimé sur la chaîne Mega Panos Panagiotopoulos, un ténor de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur qui revendique la première place.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

Commenter cet article