Lettre à Madame Elisabeth Badinter par Fanny Truchelut

Publié le 5 Octobre 2011

Lettre à Madame Elisabeth Badinter

 

Madame,

Vous avez été élevée dans la bourgeoise française,

je suis issue du milieu ouvrier,

Enfant, vous avez grandi dans de beaux quartiers,

j’ai vécu dans une cité ouvrière,

Vous avez sans doute manqué de rien,

j’ai manqué de beaucoup de choses.

Vous avez accès aux médias,

moi pas.

Mais il y a une chose sur laquelle nous sommes à égalité,

Vous êtes une femme, moi aussi.

 

Le Monde.fr vient de faire paraître un article intitulé : « Elisabeth Badinter déplore qu'en dehors de Marine Le Pen", plus personne ne défende la laïcité ».

Je ne suis pas en accord avec vous sur tout l’article mais je ne vous écris  pas pour le décortiquer et commenter chaque mots ou phrases, d’autres s’en sont chargés.

Je me suis arrêtée à la fin : "NOUS ASSISTONS À UN MÉPRIS DE LA LOI COLLECTIVE"

Vous dites : "Nous sommes vraiment dans le 'chacun-pour-soi'. En conséquence, nous assistons à un mépris de la loi collective et démocratique qui me bouleverse. La pulsion est devenue toute-puissante comme un effet pervers de la reconnaissance très positive des désirs de l'individu. Aucune société ne peut survivre  sans le respect de la loi. Cela renvoie à une forme de barbarie." 

 

Il y a bien longtemps que je parle de cela, j’ai à de nombreuses reprises mentionné ce que Freud disait à propos des libertés individuelles et leur impact sur la société.

 

Déjà en octobre 2007 : Première réaction à mon jugement, et réponse à Madame Fourest

http://ripostelaique.com/Premiere-reaction-a-mon-jugement.html

extrait de Freud :

« La vie en société a ses exigences, c’est-à-dire ses règles dont on ne peut se passer. Elles sont nécessaires pour rendre la vie sociale possible. Par exemple, nous ne pouvons vivre en société dans le conflit permanent. Il y faut la concorde, la paix. Il faut organiser le travail, la distribution des biens de façon à ce que chacun trouve son intérêt. Or ceci n’est possible qu’à condition d’imposer des limites à l’égoïsme individuel qui nous incline à toujours nous préférer aux autres. Ces limites constituent les lois. »


Et sur mon site internet :

En Juin 2009 : lettre ouverte aux députés qui ont signé la demande de commission d’enquête proposée par Monsieur Gerin.

http://www.a-voix-haute.net/index.php?option=com_content&view=article&id=13:burqa-lettre-ouverte-aux-deputes-qui-ont-signe-la-demande-de-commission-denquete-proposee-par-monsieur-gerin&catid=2:archives&Itemid=11

 

 

En Mai 2011 : lettre à Monsieur le Ministre de l’intérieur :

http://www.a-voix-haute.net/index.php?option=com_content&view=article&id=35:lettre-a-monsieur-le-ministre-de-linterieur&catid=2:archives&Itemid=11

Personne n’a eu le courage de mettre en avant ce bien commun. Pire, depuis 20 ans, progressivement, vous (les politiques) avez fait de la majorité du peuple un peuple qui plie par peur car s’il osait la « ramener » il serait traîné devant les tribunaux comme moi ou traité de raciste, ce que nous ne sommes pas.

Alors juste pour cela, merci Madame, de relayer sur les médias mes opinions.

Fanny Truchelut

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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