Lettre ouverte de Francis Neri, lecteur et blogueur, sur la situation française.

Publié le 21 Avril 2010

           Je publie une lettre ouverte de Francis Neri, un romancier qui vous permettra de vous rendre compte que nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions sur notre avenir et singulièrement celui de la France. Sa lettre ouverte est un appel. Vous vous y retrouverez sans doute.

Gérard Brazon 

 

Lettre ouverte de Francis NERI à Monsieur Jean Philippe Maurer, député du Bas Rhin

 

Mon cher député,

           Je vous connais depuis un bon moment et c’est un peu grâce à moi que vous avez été élu et j’en suis heureux. J’ai voté aussi, plein d’espoir, pour notre président actuel, j’ai même adhéré à votre parti, par souci de cohérence et aussi « pour donner un coup de main ».

Je précise que vous êtes un homme honnête et je sais que votre influence est limitée, mais bon vous êtes mon député, et à qui puis-je adresser mes reproches ou mes félicitations sinon à vous ?

          Des félicitations, je n’en ai pas beaucoup à vous offrir, sinon celles qui ont trait à l’administration quotidienne et habituelle de votre circonscription et là, il n’y a de ma part, rien à dire.

Par contre, il me faut aujourd’hui vous faire part de ma révolte, de mon indignation et, parfois de mon angoisse.

Je m’exprime en tant que citoyen et militant. Pour tout dire, je suis en colère et, ma foi je commence à avoir peur de circuler dans mon quartier : l’esplanade à Strasbourg. Croyez moi cette insécurité n’est pas un « sentiment » pour qui assiste parfois au « ballet » des mercedes noires des dealers lorsqu’il va acheter une baguette de pain à la station service.

Ce n’est pas la crise financière et économique qui m’inquiète véritablement, j’en ai vu d’autres et je suis prêt à me serrer la ceinture pour le bien commun pour peu que tous en fassent autant, ce qui est une autre affaire.

Non ce qui m’inquiète, c’est la « sécurité » ou plutôt son absence et, ma foi, par « contagion » si j’ose dire, « le délitement du lien social » comme l’exprime Pierre KARLI [1] que nous connaissons bien tous les deux.

 

Il y a trois pôles en convergence dans la politique et les priorités qu’un gouvernement doit donner pour assurer la stabilité du contrat social sans lequel il n’y a pas de « société ». Le premier, c’est le système sécuritaire, vient ensuite l’économique et enfin le lien social.

J’avais pensé que ce gouvernement comprendrait aisément que ces pôles, sous-systèmes d’un ensemble plus vaste, doivent œuvrer en cohérence. Ce n’est manifestement pas le cas !

 

Je ne veux pas tirer sur une ambulance, en plus je n’ai pas d’armes, enfin pas encore, et puis, j’ai 70 ans et on ne fait plus la « révolution des droites » à mon âge, mais avant de passer la main, je veux vous dire encore deux ou trois petites choses. J’espère que vous en tiendrez compte et que vous transmettrez en « haut lieu ». Sait-on jamais !

 

Ce que fait ce gouvernement pour restaurer la sécurité et la paix sociale dans notre beau pays de France est un non sens et il nous conduit tout droit à l’abîme, c'est-à-dire la guerre civile et les affrontements intercommunautaires.

Ce gouvernement a cédé sur tous les points qui pouvaient y conduire :

La mondialisation qui efface les frontières et « déculture » les citoyens français.

Les clichés « bien- pensant » sur la diversité, la non-discrimination, le métissage.

Les phénomènes de « substitution de population », d’identités alternatives, d’anti-occidentalisme, d’anti-christianisme et d’anti-sémitisme, rebaptisé anti-sionisme pour échapper à la Halde.

Le communautarisme, les violences ethniques.

Et enfin la percée de l’islamisme mafieux et jihadiste.

 

Depuis 30 ans la classe politique a retiré, à la police, et progressivement, tous les moyens légaux et efficaces de lutter contre les délinquants. Parallèlement les juges n'appliquent plus les lois, ou plutôt ils le font à leur manière. Les deux processus combiné, finalement la délinquance a prospéré en toute sécurité !!

 

Alors que faut-il faire à présent pour la notre, de sécurité, alors que nous avons le dos au mur ? Je ne suis pas un spécialiste et, je n’ai, de la « chose » qu’une connaissance intuitive, mais je sais que nombre de nos compatriotes pensent ainsi et, ce n’est pas du populisme, mais l’expression de notre réalité quotidienne. Il faut commencer par s'attaquer au portefeuille, c'est-à-dire à l'économie souterraine des banlieues, en particulier au trafic de drogue. La police doit infiltrer les réseaux mafieux, et à connotation islamiste qui sont en convergence ; amplifier les mesures préparatoires d'enquête pour arrêter les trafiquants et récupérer le manque à gagner en taxes et impôts.

Mais ce n’est pas le seul objectif. Ce qui est prioritaire c’est la sécurité des biens et des personnes car il n’y aura pas de paix et de cohésion sociale tant que celle-ci ne sera pas assurée.

Je suis partisan d'une politique dure en matière de lutte contre la délinquance et demande au gouvernement trois mesures essentielles :

 

1) Il faut que les peines soient appliquées. Il est inacceptable que les personnes condamnées pour vols, violences ou autres délits n'aillent pas en prison sous prétexte, par exemple, qu'elles peuvent perdre leur travail ou qu’elles risquent d’être « stigmatisées ». Les magistrats sont trop indulgents.

2) L'expulsion des étrangers condamnés à de la prison ferme, après avoir purgé leur peine. Quelle soit double ne me pose aucun problème de morale ou d’éthique.

3) Une justice efficace, c’est à dire qui juge vite, avec le soucis de protéger la société, pas le délinquant, et qui veille à ce que réparation soit faite envers les victimes.

 

Certains demandent des effectifs de police supplémentaires : oui s'il s'agit de faire respecter la loi et d'appliquer les sanctions prévues. Non s'il s'agit de moyens "préventifs" réclamés par ceux qui pensent que la société est responsable de tout et les individus responsables de rien car victimes de ses imperfections.

 

J’ai vu récemment au cours d’une émission, à la télévision, des policiers « faire du social » avec des « jeunes » de la cité. Ce n’est pas leur rôle, nous payons suffisamment cher une quantité impressionnante  d’éducateurs : « sportifs », « associatifs », « cultuels », « socioculturels », « grands frères » et nous avons suffisamment laissé agir une foule de psychologues, psychanalystes et sociologues de toutes obédiences pour savoir que «  la prévention », l'examen et la prise en compte des causes c’est dépassé et, çà l’est parce que la méthode et les pratiques qui en découlent ont échoué !

Penser que faire du foot ou du vélo avec des jeunes va les sensibiliser à l’acquisition d’une discipline de groupe et qu’ils vont le transférer dans leur vie de tous les jours est une douce illusion. Je le sais j’ai été « Educateur sportif ». C’est de l’argent et de l’énergie dépensée en pure perte. Pensez au fiasco du Contrat Educatif Local !

D’autre part, la tonalité générale de ce reportage était navrante. Les jeunes policiers semblaient passer leur temps à s’excuser et faire la critique des « pratiques » de leurs anciens.

Je n’ai pas le sentiment que cette police là soit en mesure de faire face aux défis qui lui sont adressés. Elle semble plutôt avoir l’ordre de ne pas intervenir pour ne pas envenimer les choses.

 

La déception générale des citoyens sur la politique sécuritaire du gouvernement va les amener à se défendre eux-mêmes, et le mot « milice citoyenne » ne fera bientôt plus peur à personne. Puisque l'Etat est défaillant, il peut paraître légitime au citoyen de s'armer et de se protéger

 

Notre gouvernement semble avoir oublié que la « conscience sociale » échappe à présent au « politiquement correct » de droite comme de gauche, confondu dans une même réprobation, et porte un regard lucide sur les insuffisances des politiques.

 

La déception est à la mesure des promesses non tenues en matière de sécurité, d’immigration et d’identité faites depuis 2002 et qui n’ont pas été tenues. Personne, par exemple, n’a nettoyé de cité au « Karcher » !

C’est grave, et il faut craindre le « retour de bâton » de ceux qui, trop longtemps manipulés et méprisés, ne feront plus la différence entre le bon grain et l’ivraie et emporteront tout et tous dans un tsunami de violence, à coté duquel Mai 68 aura été une aimable plaisanterie.

 

Voilà, mon cher député, j’espère ne pas vous avoir trop « chagriné ». Sachez que je n’ai pas tout dit, car depuis quelques temps, je suis un peu plus prudent. Si un jour nous avons l’occasion d’en discuter en tête-à-tête, nous ne manquerons pas de compléter nos « représentations » réciproques.

 

Bien amicalement

 

Francis NERI

http://semanticien.blogspirit.com

[1][1] Neurobiologiste, créateur de l’Institut pour la Promotion du Lien Social.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Jacques COUTELA 22/04/2010 08:06



Je suis en accord avec presque tout ce que dit monsieur NERI, sauf une chose. Lorsqu'il dit "qu'il risque d'arriver..."  non il va arriver, c'est plus que certain maintenant. Il n'y a qu'à
aller fouiller un peu sur le net pour s'en rendre compte. Face book en tre autre et une multitude de blog son ouverts journellement allant dans ce sens. Et très sincèrement je pense que plus tôt
ça petera, mieux ce sera car la tension monte chaque jour un peu plus. Il faut vite qu'on enfinisse avant que ce ne soit plus maitrisable et que des musulmans modérés (ils sont très rare
puisque sous la coupe des autres, mais il y en a quand même quelques uns) ne passe dans la même casseroles que les autres. Oui à la double peine, oui à l'exclusion d'agitateur comme
certain pseudos chanteurs. Si ils ont la nationalité Française il suffit de la leur retirer puisqu'ils crachent sur la France, son drapeau et ses valeurs. Stop au droit du sol de toute
urgence et enfin non à la turquie dans l'Europe. Ceux qui ne sont pas encore convaincus n'ont qu'à écouter la traduction de ce que l'islamiste qui leur sert de président à dit à ses compatriotes,
lors de sa venue sur notre territoir. Comme je l'ai déjà dit, le karcher de Sarkosi doit être en panne. J'en connais beaucoup qui n'hésiteraient pas à mettre la main à la poche pour lui en
offrir un autre. Qu'il nous débarasse de cette lie qui nous pollue. Si vraiment il y a besoin (ce dont je doute un peu) d'émigrés, il y a des tas de personnes qui ne demanderaient qu'à venir en
France, qui l'aimeraient et qui seraient là pour la faire progresser et non la détruire. C'est surtout une question de culture. L'islam n'est pas compatible avec les valeur de notre pays et des
droits de l'homme (et ceux de la femme).