Le Coran et les appels aux meurtres - par Geneviève Harland

Publié le 12 Février 2011

             Le Coran possède un nombre impressionnant d’appels virulents à l’agressivité et de nombreuses expressions haineuses contre les non-musulmans dont il est impossible d’en faire ici une liste exhaustive. Mais nous allons tenter de vous en faire découvrir quelques uns.

Pour le Coran, la supériorité des musulmans, sur les non-musulmans, est évidente : "Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah" (3,110), d’où le dogme islamique de l’infaillibilité de la "communauté des croyants", voulu par Mahomet et développé par les théologiens musulmans qui considèrent l’islam comme la seule vraie religion et ainsi l’unique à pouvoir définir exactement le Bien. Pour cela, l’islam se situe au-dessus de toutes les autres religions : "Il a envoyé la religion de vérité pour faire la prévaloir sur toutes les religions et ce, en dépit des réactions des païens" (9,33).

C’est ainsi que le Coran, dont plusieurs centaines de versets sont consacrés à l’exaltation et à la justification de la torture, de la guerre et du meurtre , a une forte propension à prédisposer son lecteur et à faire basculer celui qui adhère entièrement à son contenu dans un extrémisme fou : "Et tuez ceux-là [les ’’mécréants’’], où que vous les rencontrez" (2,191), comme le faisaient Mahomet et ses compagnons.

Le Coran recherche par la terreur des châtiments qu’il éveille, et la peur du jugement dernier qu’il exploite, l’obéissance et la soumission totale des " croyants ". "Ceux qui sont damnés seront dans le feu où ils ont des soupirs et des sanglots. Pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre " (11,106-107). 
"Qu’on le saisisse [le grand pécheur] et qu’on l’emporte en plein dans la fournaise ; qu’on verse ensuite sur sa tête de l’eau bouillante comme châtiment" (44,47-48).

Ces musulmans sont radicalement distingués de la souillure des non-musulmans ; "Ô vous qui croyez ! Les infidèles ne sont qu’impureté." (9,28). 
Ils demeureront éternellement dans l’enfer. Le feu brûlera leurs visages et ils auront les lèvres crispées." (23,103-104). 
"Ils seront abreuvés d’une source bouillante. Il n’y aura pour eux d’autre nourriture que des plantes épineuses [dari], qui n’engraisse, ni n’apaise la faim." (88,5-7).

Les "monothéistes" (musulmans) sont également distingués des "polythéistes" (non-musulmans) sur qui ils ont des devoirs particuliers et précis : "tuez les polythéistes là où vous les trouvez !" (9,5).

Le musulman, sur la base du Coran, a le droit et l’obligation, de se charger d’appliquer les châtiments qui sont de la compétence d’Allah. Il promet des récompenses matérielles et spirituelles à ceux qui craignent et cèdent aveuglement à ses promesses belliqueuses.

"Ce n’est pas vous qui avez tués mais c’est Allah qui les a tués, (8,17). 
"Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant" (9,14)." 
Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. " (2,218). 
"Et quand à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les bienfaiteurs" (29,69).

Pour les atrocités qui sont commises au nom de l’islam contre les non-musulmans, le Coran ne leur attribue aucune culpabilité mais au contraire, leur promet le salut pour avoir accompli la "volonté d’Allah" : 
"Que ceux qui tronquent la vie présente contre la vie future combattent dans le chemin d’Allah. Nous accorderons une récompense sans limite à celui qui combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux". (4,74).

Les musulmans authentiques sont incités à infliger des supplices aux non-musulmans : 
"Nous leur ferons subir le tournant du feu de l’enfer. Chaque fois que leur peau sera cuite à point, nous la remplacerons par une peau neuve afin qu’ils goûtent le tourment" (4,56.).

Les récompenses promises au paradis, par le Coran sont essentiellement matérielles. Le véritable héroïsme, la vraie dévotion à l’islam, pour un bon musulman c’est, lorsqu’il n’est pas sorti vainqueur au combat, de mourir en chahid (martyre de la foi).

Contrairement aux autres musulmans, le chahid connaît une inhumation particulière. Il est enseveli sans avoir été lavé puisqu’il a déjà été purifié par la coulée de son sang causée par son acte "glorieux". Il doit également conserver ses vêtements de combat, lesquels témoigneront en sa faveur, et contre son adversaire, le jour du Jugement. Pour faire partie de la communauté deschouhada, après avoir, lui-même, assassiné des non-musulmans, ou même des "mauvais musulmans."

Le mot "assassin", désignant aujourd’hui un meurtrier, viendrait du nom hachachiyyin qui était l’adepte d’une secte musulmane ismaélienne (branche minoritaire du chiisme), fanatique et fermée.

A la fin du XIe siècle, ses membres quittent l’Égypte pour s’installer au nord de la Perse et d’autres en Syrie. Ils se droguaient au haschisch pour mieux passer à l’acte et étaient endoctrinés pour poignarder l’ennemi chrétien et le "traître" sunnite. On leur doit les meurtres au poignard, en 1130, du calife fatimide du Caire, et à Tyr, en 1192, du roi désigné de Jérusalem. Utilisant la terreur comme arme politique, les terroristes du XXIe siècle sont leurs dignes successeurs.

Si le "bon" musulman est vaincu lors de la bataille, c’est la volonté d’Allah qui le récompensera : 
"Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d’Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés." (8,60). 
"Ne pense que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus. " (3,169). 
"Que vous mouriez ou que vous soyez tués, c’est vers Allah que vous serez rassemblés" (3,158).

"Et si vous êtes tués dans le sentier d’Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d’Allah et une miséricorde valent mieux que ce qu’ils amassent" (3,157).

Le cheikh ismaélien de Syrie, Sinan [1], disait à ses fédayins : "Les véritables musulmans sont ceux qui tuent d’autres hommes et se font ensuite tuer eux-mêmes. "Alors les portes du paradis leur seront ouvertes ; à l’intérieur, ils pourront assouvir leur fantasme sexuel grâce à la multitude de filles vierges qui les attendent, mises à leur disposition par Allah.

"Nous les aurons mariés à des houris aux grands yeux" (44,54) et ils y dégusteront les meilleurs mets qui soient. "Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance" (4,100).

Les menaces, la destruction, la torture, l’assassinat, les massacres etc., constituent des châtiments abondamment évoqués dans le Coran, décrits en détail et dont les appels au recours y sont plusieurs fois recommandés. "Des vêtements de feu seront taillés pour les incrédules [2]. On versera sur leur tête de l’eau bouillante qui brûlera leurs entrailles et leur peau. Des fouets de fer sont préparés à leur intention" (22,19-21) et "Je vais jeter l’effroi dans le cœur des incrédules : frappez les sur leur cou ; faites-leur sauter les doigts". (8,12).

Si l’islam est une religion de non-violence et le Coran un livre de paix il est nécessaire de prouver que les quelques versets mentionnés précédemment sont en conformité avec l’idéal humain des droits de l’homme et des rapports cordiaux entre les peuples.

Geneviève Harland


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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