"LIBERATION", en bon collaborateur, explique les rues occupées.

Publié le 23 Décembre 2010

Prières dans la rue: quand Libération "contre enquête"

Pour Libération, l'affaire est limpide: ceux qui "pointent du doigt" les prières musulmanes dans les rues sont d'extrême droite. Ce mercredi, le quotidien consacre sa une et trois pages à une "contre-enquête" faisant ressortir les "préjugés" de ceux qui s'inquiètent faussement de ces compréhensibles et paisibles rassemblements, peu nombreux  et rares (juste une heure chaque vendredi), de fidèles modérés qui préféreraient prier au chaud dans des mosquées s'il y en avait assez et qui ne gênent personne, au contraire. "Ma fille vit ici, elle y élève ses enfants en toute quiétude et les prières du vendredi ne la dérangent pas. C'est une rue de paix et non de polémiques", explique ce "résident ponctuel" de la rue Myrrha, à Paris, présenté comme un "Breton pur sucre". Ce faisant, ce journal illustre les mécanismes de capitulation de la bien pensance face à une religion codifiée exigeant respect et soumission. Serait-ce trop demander à ce confrère d'enquêter avec une égale bienveillance, une même absence de préjugés, voire un peu plus de curiosité encore, sur ceux qu'il qualifie d'extrémistes, parce qu'ils mettent en garde contre une instrumentalisation intégriste?

Mardi, la démographe Michèle Tribalat a fait remarquer (Le Talk-Figaro) que la France était déjà entrée, après le Canada, dans le processus très contestable des "accommodements raisonnables" à travers le recul de la liberté d'expression, "pierre angulaire du combat de l'islam radical". En effet, constate Tribalat, "plus personne ne parle librement de la question de l'islam sans crainte d'une poursuite ou d'une menace". Le Mrap vient d'en fournir l'exemple, en menaçant de poursuivre l'écrivain Renaud Camus pour son excellente analyse du Grand Remplacement, tenue lors des Assises sur l'islamisation, décortiquées à la loupe par ce gendarme de la pensée qui est visiblement resté sur sa faim. Or c'est bien à cette même diabolisation servile que se prête Libération en ne voulant entendre que la voix de l'extrême droite dans l'expression de ceux qui réclament le respect de la laïcité dans une République une et indivisible et qui espèrent ainsi aider leurs nombreux compatriotes musulmans désireux de s'échapper de leurs pesants interdits.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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