Libye: Ce que l'on a caché aux Français!

Publié le 27 Octobre 2011

Ce que l'on a caché aux Français! Notre armée est devenue l'armée des nouveaux mercenaires du Qatar aux ordres de l'OTAN. Bien sûr Monsieur le Président nous expliquera ce soir que c'est au nom de la démocratie alors même que les rebelles s'apprêtent à mettre en place un régime islamique et la charia aux frais des contribuables français! Gageons que le journaliste ne lui posera pas ce genre de questions!

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Marie-Claire Muller 27/10/2011 19:44



Je pense que cette journaliste qui était menacée et obligée de rester à l'hotel dit la vérité voici ce que j'ai copié sur le réseau Voltaire:







par Manlio Dinucci




Jadis, l’impérialisme italien prétendait « apporter la civilisation », aujourd’hui le colonialisme de l’OTAN assure « apporter la démocratie ». Cent ans après la première
guerre de Libye, rien n’a donc changé. Aucune leçon n’a été tirée des massacres du passé, l’Occident se ment toujours à lui même pour s’emparer d’un État qu’il convoite. Et le sang continue
de couler.


Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 7 octobre 2011

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Mussolini libérateur de la Libye



Le 5 octobre 1911, après deux jours de bombardement naval, le premier contingent italien débarqua à Tripoli, commençant l’occupation coloniale de la Libye qui, poursuivie et renforcée par le
fascisme, allait durer trente ans. Est-ce une page historique définitivement tournée ? N’y a-t-il donc aucune analogie entre la première guerre de Libye et l’actuelle ? Certes, en un
siècle beaucoup de choses ont changé. Mais les mécanismes de la guerre sont restés en substance les mêmes.


Les intérêts derrière la guerre


Au début du 20ème siècle l’Italie, demeurée après la défaite d’Adua (1896) puissance coloniale de second plan avec les possessions d’Érythrée et de Somalie, relança sa politique
expansionniste : l’objectif était la conquête de la Libye, qui faisait partie de l’Empire ottoman en train de s’effriter. Ceux qui poussaient dans cette direction étaient les cercles
dominants financiers, industriels et agraires, qui voulaient pénétrer en Afrique du Nord, et les fabricants de canon qui voulaient une guerre pour augmenter leurs profits.


La conquête débuta avec une stratégie économique agressive, opérée par le gouvernement à travers la Banco di Roma, puissant institut financier lié aux milieux du Vatican et catholiques. Avec de
gros capitaux et de fortes contributions gouvernementales, il commença en 1907 à pénétrer en Libye, en ouvrant des succursales, des banques de gage et des agences commerciales. Il mit la main
aussi sur l’agriculture, en achetant des terrains, en implantant un gros établissement agricole et d’élevage près de Benghazi et un énorme moulin à Tripoli, et promut des recherches minières.
En trois années il réalisa un chiffre d’affaires de plus de 240 millions de lires. Cela suscita l’hostilité croissante des autorités turques. L’Italie répondit en déclarant la guerre à la
Turquie, malgré l’ample disponibilité de celle-ci à faire des concessions.


Aujourd’hui, pour les élites économiques et financières européennes et étasuniennes, la Libye est encore plus importante. Dans le « gros tas de sable » se trouvent les plus grandes
réserves pétrolières d’Afrique, précieuses pour leur haute qualité et leur bas coût d’extraction, et de grosses réserves de gaz naturel ; et il y a l’immense réserve d’eau de la nappe
nubienne, en perspective plus précieuse que le pétrole. Et la Libye est le pays qui a atteint en Afrique le plus haut niveau de développement économique, qui a de gros capitaux investis dans de
nombreux pays.


Sur ces ressources, ce sont surtout la Grande-Bretagne et les États-Unis qui mirent la main quand le pays obtint son indépendance en 1951 mais resta dépendant du colonialisme qui avait pris de
nouvelles formes. Condition qui se termina quand, en 1969, les « officiers libres » de Muammar Kadhafi abolirent la monarchie du roi Idris, instrument de domination néocoloniale, et
fondèrent la république, nationalisant les propriétés de la British Petroleum et obligeant les compagnies pétrolières à verser à l’État libyen des quotas beaucoup plus élevés de leurs profits.


À présent, avec la guerre, tout est remis en question.


La préparation de l’opinion publique


Il y a un siècle, la guerre pour l’occupation de la Libye fut préparée et accompagnée par une propagande martelée, conduite par quasiment tous les plus grands quotidiens, surtout ceux
catholiques liés à la Banco di Roma. Un véritable délire se propagea : dans les cafés-chantants on fredonnait
« Tripoli, belle terre d’amour, qu’arrive à toi ma chanson !
Que flotte le Drapeau tricolore sur tes tours au grondement du canon !
Navigue, ô cuirassé : propice est le vent et douce la saison.
Tripoli, terre enchantée, tu seras italienne au grondement du canon ! » .


La motivation conductrice était que l’Italie, nation civilisée, devait libérer la Libye de la barbare domination turque, ouvrant la voie à son développement politique et économique. En réalité
les Libyens avaient déjà conquis de nombreux droits politiques, que les Italiens abolirent quand ils occupèrent le pays.


Le Parti socialiste, surévaluant sa propre force et ne croyant pas Giolitti (Premier ministre libéral, NdT) capable de jeter l’Italie dans une aventure coloniale, resta substantiellement
immobile. Au dernier moment seulement, sous la pression des cercles ouvriers et de jeunesse, la direction du PSI proclama une grève générale le 27 septembre 1911. Tout en recommandant cependant
qu’elle fût « digne et posée ». En réalité, depuis longtemps déjà, de notoires représentants socialistes étaient devenus des soutiens du colonialisme. Giovanni Pascoli
(célèbre poète de la fin du 19ème et début du 20ème siècle, NdT) écrivait : « L’aspiration de l’expansion coloniale ne contraste pas avec mon socialisme ». Et, la guerre
pour la conquête de la Libye étant commencée, il annonçait : « la grande prolétaire s’est mise en marche » pour donner du travail à ses enfants, pour
« contribuer à l’humanisation et à la civilisation des peuples ».


Une énonciation avant la lettre du concept de « guerre humanitaire », qui est aujourd’hui à la base du martèlement de propagande médiatique en faveur de l’attaque contre la
Libye. La motivation est encore celle de libérer le peuple libyen, dans ce cas non pas de la barbare domination turque, mais de celle du dictateur Kadhafi, pour lui ouvrir la voie vers le
développement politique et économique avec la contribution du travail italien. Et aujourd’hui bien plus qu’en 1911, on a une « gauche » qui appuie la guerre. Et un secrétaire
du




francis Claude 27/10/2011 17:03



ce reportage sent le montage a plein nez!!!



marco 27/10/2011 14:01



Je reste très réservé sur ce reportage....