M. Valls, N. Sarkozy et M. Le Pen : quels points communs ? Par Gabrielle Gluzel

Publié le 8 Octobre 2013

 

Selon le dernier baromètre TNS-SOFRES-Figaro Magazine, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont les trois personnalités préférées des Français.

Par Gabrielle Gluzel pour Bd Voltaire

Trois personnalités qui se déclarent pourtant aux antipodes les unes des autres, dont les engagements politiques sont antinomiques, et sur lesquelles il ne va pas falloir compter pour s’étreindre sur le podium de la popularité comme des miss France nouvellement couronnées, attendu qu’elles se détestent copieusement.

Que partagent-elles donc pour remporter ainsi les suffrages des Français ? Un franc-parler viril, tout d’abord. Quel que soit le sexe. On n’a pas attendu le gender pour savoir qu’en politique, il n’est pas besoin d’être un homme pour en avoir dans le pantalon, confer bien sûr certain spécimen récemment passé ad patres outre-Manche.

Elles partagent ensuite une étiquette de « populiste ». De ces étiquettes peu flatteuses que l’on essaie de gratter comme « Made in China » ou« 100 % acrylique ». Parce qu’on s’est laissé convaincre que cela vous avait un côté simpliste bas de gamme. Il est entendu pour tout le monde que le discours d’un homme politique « populiste » est à celui d’un homme politique « sérieux » ce que le costume d’un représentant Rank Xerox est à celui d’un partenaire de Goldman Sachs : tellement plus vulgaire… Sauf que, ces derniers temps, la classe et la distinction éthérée en matière politique ne semblent pas porter grand fruit. D’autant que si, selon le Larousse, un « socialiste » est un partisan du socialisme, un« monarchiste » un partisan de la monarchie, le peuple français ne voit pas bien ce qu’il aurait à redouter d’un « populiste », qui par définition tend à se ranger de son côté. Au fond, quelle différence entre un démocrate et un populiste, le côté « grec ancien » plus chic mis à part ?

Leur dernier point commun, le plus important, découle naturellement des deux premiers. Parce que ce point commun nécessite un discours sans détour et une empathie concrète — ou au moins l’apparence d’une empathie concrète — pour le Français moyen. Il se révèle dans un autre sondage très récent, IFOP pour Le Figaro : « 75 % des Français pensent que le projet de loi pénale présenté par le ministre de la Justice Christiane Taubira ne permettra pas de lutter efficacement contre la délinquance. »

Chez ces trois personnalités, les Français croient détecter, à tort ou à raison, une préoccupation pour ce qui est au cœur de leurs inquiétudes et annihile tout le reste, ce qui est le préalable à tout projet ou entreprise : la sécurité. Et dans ce domaine, les Français ressemblent à des mendiants de la politique. Ils sont humbles et peu exigeants, vouant déjà une reconnaissance éternelle à ceux qui ne détournent pas le regard, ne font pas mine d’ignorer leur misère en changeant de trottoir, et échangent un peu avec eux. Même si, comme Valls, s’estimant quitte en deux phrases, ils les abandonnent à leur sort en passant leur chemin et les oublient aussi sec

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Pivoine 08/10/2013 17:55


Exact !


J'ai franchement du mal à croire que la valsseuse est populaire... Il parle, mais ne fait rien. Quant au sarkophage, les électeurs ont déjà donné !


A moins qu'ils soient masochistes pour en redemander

Marie-claire Muller 08/10/2013 16:57


Le peuple saura faire la différence entre deux girouettes et celle que l'on peut comparer à notre Jeanne d'Arc de par son courage et sa sincérité!!