Mahmoud Abbas : du négationisme à la Taqiya, le masque tombe

Publié le 29 Août 2011

Nancy Verdier D’après JSS News

Une fois encore la sécurité d’Israël est au cœur de l’actualité. Parmi les personnalités interrogées ici, nous trouvons les candidats à l’élection de député à l’Assemblée nationale pour la représentation des français des pays méditerranéens, dont Israël  - ainsi que des journalistes et différentes personnalités d’Israël et d’ailleurs.

Un CONSTAT sur les ATTENTATS à la frontière israélo-égyptienne

Côté Fatah et OLP, notons que le « président » de « l’Autorité palestinienne », Mahmoud Abbas ne condamne toujours pas le triple attentat meurtrier d’Eilat, dans le sud d’Israël, perpétré jeudi 18 août ; et il ne condamne pas non plus les tirs de missiles, roquettes et obus, pendant plusieurs jours, sur des zones civiles dans le sud d’Israël.

La QUESTION :  Que pensez-vous de Mahmoud Abbas ? Peut-on encore parler d’accords d’Oslo ?

Jacques Kohn, Magistrat

Que Mahmoud Abbas condamne ou non le triple attentat meurtrier d’Eilat et les tirs de missiles, roquettes et obus sur des zones civiles dans le sud d’Israël n’a à mes yeux aucune importance.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, assiégé dans son bunker à Tripoli, proclame sans discontinuer que sa victoire est proche. Bachar el-Assad, le tyran syrien, continue de massacrer son peuple tout en claironnant qu’il a cessé ses opérations militaires.

Le propre de tous ces dirigeants est de proférer de lourds mensonges toutes les fois qu’ils ouvrent la bouche, au point que leurs silences me les rendraient presque sympathiques…

 

Anne-Marie Antonietti, Ecrivain

De toute façon, même s’il condamnait, quelle serait la différence ? C’est toujours le même double langage : d’apaisement apparent et hypocrite, en anglais, pour se concilier le monde et le monter contre Israël, et d’incitation à la haine, en arabe, pour enflammer les foules musulmanes contre Israël.

Selon les propres dires des Musulmans, les accords avec les infidèles n’ont pas de valeur ; selon Arafat, les accords d’Oslo sont l’équivalent du Pacte d’Houdaybia, de Mohammed.

Seules les personnes extrêmement naïves, ou les antisémites, croient, ou feignent de croire le langage de Mahmoud Abbas et ses semblables.

Leurs accords ont pour but de grignoter le territoire d’Israël, pour tout lui prendre, finalement.


Emmanuel Navon , Professeur de relations internationales à l’université de Tel-Aviv

Non seulement Abbas n’a pas condamné l’attaque, mais son ambassadeur en Inde, Adli Sadeq, a déclaré que les attentats perpétrés dans le Sud d’Israël sont « une opération réussie. »  Tant la télévision palestinienne que le journal pro-Fatah Al-Hayat Al-Jadida qualifient les terroristes de « martyrs » (shahids).

Le même journal a publié cette semaine une carte de la « Palestine » sur laquelle Israël est complètement effacé.  Abbas est un négationniste (sans jeu de mots) : il a écrit une thèse de doctorat qui nie la Shoah, et il n’a jamais renié sa thèse.  Le 28 mai 2011, Abbas a déclaré à Doha que l’État palestinien sera « nettoyé » de tout Juif.  Abbas est un pur produit de l’OLP, en ce sens où il a toujours considéré les accords avec Israël comme un stratagème pour « libérer » toute la Palestine.  Comme Arafat il y a onze ans, il est pris au piège de ses propres mensonges et il est en train de tomber le masque.


Philippe Karsenty, Adjoint au Maire de Neuilly-Sur-Seine, Candidat aux élections législatives de la 8ème circonscription des Français de l’étranger

L’attitude de Mahmoud Abbas est détestable mais elle n’est pas surprenante pour tous ceux qui connaissent le personnage.

Avec son mentor Yasser Arafat, Mahmoud Abbas n’a jamais voulu la paix avec les Israéliens. Essayez de trouver un seul discours de Mahmoud Abbas, en arabe ou en anglais, où il déclare : « Nous souhaitons faire la paix avec Israël ». Vous n’en trouverez pas. N’oubliez pas que Mahmoud Abbas a toujours soutenu le terrorisme quand il en avait les moyens. Puis, quand la pression est devenue trop forte, le Fatah et l’OLP ont « sous-traité » le terrorisme à des groupes affiliés, tout en laissant le Hamas perpétrer ses crimes.
Il est donc normal que Mahmoud Abbas ne condamne pas les attentats ou les tirs de missiles qui visent Israël.

Mahmoud Abbas est par ailleurs un révisionniste qui, lorsqu’il était à Moscou, a écrit un doctorat sur la négation de la Shoah. Il glorifie les terroristes assassins tels que Dalal Mugrabi ou Samir Kuntar. Il est temps de faire tomber les masques et de montrer au monde entier qui sont les soi-disant partenaires de paix des Israéliens.

Il serait bien que ces informations soient rendues accessibles aux dirigeants français, actuels et futurs. Pour Nicolas Sarkozy, il semble que cela soit trop tard, il est beaucoup trop mal influencé par son entourage.

Les « accords » d’Oslo étaient, dès le départ, une tromperie organisée pour affaiblir puis détruire l’Etat d’Israël à petit feu. Certains utopistes ont voulu croire à leur rêve au point de nier la réalité. Pour ne pas avoir à admettre leurs erreurs répétées, ils ont fait payer un lourd prix aux Israéliens, victimes du terrorisme initié par l’inventeur du terrorisme moderne, Yasser Arafat.

Il est triste et inquiétant d’observer que ceux qui ont participé à une telle tromperie ont encore des responsabilités dans la vie politique.

Jonathan-Simon Sellem, rédacteur en chef de JSSNews.com

Ah, ce cher Mahmoud Abbas ! D’ailleurs, avez-vous remarqué notre complaisance à son égard ? Nous l’aimons tant que nous l’appelons ainsi alors que la presse arabe et palestinienne le nomme par son nom de guerre : Abou Mazen. Ce n’est pas rien tout de même de se faire appeler comme un « combattant » plutôt que comme un chef d’Etat.

A la question : « que peut-on penser de lui ? » la première réponse qui me vient a l’esprit est : « finalement, rien ne change… jamais ! » Car s’il fait “plus propre sur lui” que son prédécesseur Yasser Arafat, Abbas n’en est pas moins un défenseur des terroristes.

Abbas c’est :
- le cerveau du financement des attentats des J.O de Munich en 1972,
- le bras droit dans la lutte terroriste d’Arafat,
- son plus fidèle compagnon,
- le créateur des journées du martyr, qui, par ailleurs, viennent de grever son budget alloué aux fonctionnaires, aux familles des martyrs et des prisonniers. Pour lui, les familles des kamikazes et des terroristes sont donc des fonctionnaires comme les autres, qui travaillent pour « l’Etat » et qui méritent d’être payés par l’Etat. Ce concept intéressant, a été dénoncé fortement par la Grande-Bretagne, il y a une quinzaine de jours… Mais, étrangement, largement ignoré par la France. C’est pourtant l’UE qui paie la quasi-intégralité des salaires de tous les fonctionnaires palestiniens et donc, des “fonctionnaires-terroristes” aussi!

Pour en revenir à notre question, on ne peut vraiment pas penser de bien de Mahmoud Abbas. En fait, ceux qui le voyaient comme celui qui ferait de la « Palestine » un Etat n’ont pas compris qu’Abbas n’est pas le Ben-Gourion des Palestiniens. Pour construire un Etat, il faut être courageux, intelligent et avoir foi en la paix. Très objectivement, je ne sais pas laquelle des conditions citées ici n’est pas remplie par Abbas. Les trois peut-être ?

En fait, une chose est certaine, Oslo est mort depuis bien longtemps. Il y a certes des petits lambeaux qui subsistent mais dans les grandes lignes, cela n’existe plus. D’ailleurs, pour parler d’Oslo, Israël a besoin d’un interlocuteur… Et pour l’heure, il n’y a personne !


Edward AMIACH, Candidat aux élections législatives de la 8ème circonscription des Français de l’étranger,  Initiative Démocratique Indépendante Libérale et Solidaire

On ne peut parler de M.Abbas sans évoquer son passé. Très rapidement, après des études dans une université de l’empire Soviétique, où il a eu un doctorat dont la thèse reprenait tous les arguments des négationnistes, il a suivi le chemin que traçait Yasser Arafat, c’est-à-dire : l’organisation sur le plan mondial du terrorisme arabe. Il ne fut jamais un leader mais plutôt «  un petit soldat aux ordres ».

La disparition d’Arafat, le risque d’éclatement du mouvement terroriste et surtout, conséquemment l’interruption des subventions en provenance des pays occidentaux, ont favorisé sa nomination à la tête de l’OLP.

M. Abbas a ainsi hérité du poste qu’il occupe car il était, pour le Monde Arabe, « le plus petit dénominateur commun ». Ses préoccupations et les responsabilités qui lui ont été confiées excluaient, dès le départ, tout engagement dans un processus de paix. Son manque de charisme, son absence d’ambition, son aptitude à manipuler les médias occidentaux ont permis, en Occident, de le présenter comme une « victime de la politique israélienne ». Ces mêmes médias n’ont jamais rapporté les propos haineux et antisémites qu’Abbas proclame lors de ses déplacements dans les pays arabes.(..pas un Juif sur mon territoire/aucun accord ne sera permanent…).

Abbas ne sera jamais un partenaire pour la Paix. Il vient de le confirmer en précisant qu’il ne se représentera pas à la présidence de son mouvement, laissant ainsi le champ libre au Hamas dont il ne veut pas contrecarrer les desseins.

De fait, en refusant de prendre des responsabilités pour son peuple dans le cadre d’accords bilatéraux, et en décidant de se rendre à l’ONU pour obtenir une déclaration de création d’un Etat Palestinien, Mahmoud Abbas signe sa claire intention de rompre les accords d’Oslo avec toutes les graves conséquences que cela entraîne et dont il a connaissance.

Les Occidentaux continueront-ils de financer un Etat « fantôme » où seule subsistera la corruption ?

Cela peut-il troubler la conscience de Mahmoud Abbas ? Non, il coulera une retraite riche et paisible entre la Suisse et l’Arabie Saoudite laissant aux seuls Israéliens l’initiative de propositions de Paix et aux Palestiniens le gout amer de l’absence de dirigeant arabe, courageux , charismatique et sincèrement épris de Paix.

Valérie Hoffenberg, Représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient Candidate aux élections législatives de la 8ème circonscription des Français de l’étranger

Il est regrettable que Mahmoud Abbas ne se soit pas exprimé pour condamner fermement ces attaques inacceptables contre des Israéliens. Son silence est une preuve de faiblesse et justifie les craintes des Israéliens.

Au-delà des accords d’Oslo, nous devons nous concentrer sur le présent et préparer le futur.

Les craintes d’Israël sont légitimes et justifiées alors même que les relations avec l’Egypte se dégradent et que nul ne connaît le résultat des prochaines élections et le rôle que joueront les Frères musulmans. Alors que les jeunes révolutionnaires mettaient au cœur de leur revendications la volonté de retrouver la dignité par l’emploi et la condamnation de la corruption de leur dirigeants, certains aujourd’hui souhaitent à nouveau détourner l’attention de la population en remettant en cause les accords de paix. Nous devons tous être très vigilants et ne pas faire preuve d’angélisme.

En Syrie, Bashar El-Assad massacre sa population et je tiens d’ailleurs à signaler que je n’ai pas entendu les condamnations habituelles des ONG pro-palestiniennes quand les troupes syriennes ont bombardé le camp palestinien de Raml à Lattaquié le 14 août dernier!

Alors que le président Abbas promettait une réconciliation inter-palestinienne nous constatons aujourd’hui qu’il est incapable d’empêcher des tirs de roquettes en Israël qui tuent des Israéliens, dont un franco-israélien, et d’obtenir la libération de  notre compatriote Guilad Shalit.

En tant que représentante spéciale du processus de paix, je me suis efforcée de montrer que seule une coopération entre Israéliens et Palestiniens permettrait de faire  avancer  la paix.

Aujourd’hui la décision de l’Autorité Palestinienne de demander une reconnaissance unilatérale d’un Etat Palestinien aux Nations-Unies en septembre est pour moi dangereuse, contre-productive et injustifiée. Seul le retour à des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens permettra de retrouver le chemin de la confiance nécessaire pour faire avancer la paix.

C’est le message que je m’efforce de faire passer au Président de la République et aux parlementaires français. C’est un combat essentiel et vous pouvez compter sur ma détermination pour le mener jusqu’au bout. Je tiens d’ailleurs à signaler que le vice-premier ministre Sylvan Shalom, avec qui j’ai travaillé en étroite coopération depuis deux ans, m’a fait l’honneur de m’inviter pour représenter la France lors de la conférence internationale qu’il organise le 5 septembre aux côtés du ministre des Affaires Etrangères italien Franco Frattini, de Tony Blair et de Stanley Fischer. A cette occasion, je ne manquerai pas d’exprimer ma position sur ce sujet qui engage la sécurité d’Israël.

Alors que certains ont voulu par souci électoraliste et méconnaissance de la politique régionale me caricaturer comme une “pro-palestinienne”, je souhaite préciser que chacune de mes actions a eu pour objectif d’essayer de rééquilibrer la politique de la France au Proche-Orient en démontrant qu’Israël et son gouvernement sont des partenaires pour la paix, en luttant contre la délégitimation d’Israël et en rappelant que, pour le Président de la République, la sécurité d’Israël n’est pas négociable. C’est pour toutes ces raisons que le vice-premier ministre israélien Sylvan Shalom m’a fait l’honneur de m’inviter à participer à cette conférence.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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